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 Requiem pour une folle... Ou pas.

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Myst
Poupée Danseuse - jolie, jolie tête qui roule...
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MessageSujet: Requiem pour une folle... Ou pas.   Lun 10 Sep - 2:28

Requiem aeternam dona eis, Domine, et lux perpetua luceat eis.


Délicieuse mélodie, l'orchestre se fond derrière la volute des choeurs. Ah, qu'elle pouvait aimer ce chant, autrefois du moins. Elle ne chante pourtant pas, c'est tout juste si quelques notes franchissent ses lèvres à peine entrouvertes, comme figées par le froid. La main pâle erre contre la pierre des Catacombes, l'indexe heurte par instant la paroi, donnant le tempo nécessaire aux mesures du Requiem.

Te decet hymnus, Deus, in Sion, et tibi reddetur votum in Jerusalem.


Jamais un chant mortuaire ne pourrait être plus doux, plus lumineux, plus... Proche des cieux? Quelque chose dans ce sens là du moins. Quelque chose qui étirent les traits de l'Ombre en un ricts de dégôut, profond dégoût d'ailleurs.


"Faites luire pour eux la lumière sans déclin... Foutaises!"

Les mots de la créature sont à peine murmurés, à peine plus audible que la frêle mélodie qui à présent s'est tue... Pour reprendre gentment, sur un autre air, un peu... Différent peut-être? Sur la pointe des pieds, une mains toujours en appui sur la pierre, elle garde ses grands yeux noirs baissés sur le sol, comme mesurant son propre équilibre ébranlé. Quelle faiblesse, n'est-ce pas? Pourquoi diable les humains fuyaient-ils ses terrains de chasse? Pourquoi diable était-elle venue chercher quelques proies dans un cimetière? Le reste du territoire était mort... Mais ici au moins, la Mort avait une place un peu plus... Naturelle?

"Mors stupebit et natura
Cum resurget creatura
Judicanti responsura.
Liber scriptus proferetur
In quo totum continetur,
Unde mundus judicetur."


Plus audible cette fois, elle pivote, offre son dos à la pierre, relève la tête vers ce plafond bas, clos ses yeux si... Vide. Peut-être plus que d'ordinaire?

"La nature dans l'effroi, la Bête qui réssucite, ce monde aussi contient-il l'ouvrage de ses jugements?"

Le ton changeait, plus chaleureux, plus humains, plus... Pur, évidemment. Mais un long gémissement aussi sinistre qu'insidieux étouffe la dernière syllable. Jugement? Et sur quoi? La vallée seule mérite d'être jugée, cela ne devrait plus tarder, non? Il le savait, lui, celui qui est mort, celui qui a écrit ces mots sur lesquels elle avait dansé sans en saisir le sens exacte. Mais maintenant... Les paupières se relèvent.

"Silence, vilaine fille, seuls nous pouvons juger, pouvons punir aussi. N'y a-t-il donc personne à punir? J'ai faim, tu le sais, tu le sens."

Lentement elle tourne, toujours appuyée contre le mur, toujours... Affaiblie? Ah, le manque de nourriture, le manque d'espoir à voler, le manque de désespoir à dispenser aussi. Catacombes... Finalement elle aimait bien cet endroit. Pourquoi n'y venait-elle pas plus souvent? Là, le vent n'émettait qu'un faible sifflement, et moins son froid se montrait mordant. Elle lève gracieusement une main vers son visage, effleure sa propre joue pâle et glaciale. quelqu'un de vivant, de chaud à enlacer, voilà ce dont elle avait besoin. Encore quelques pas dans le dédales, non loin de l'issue.


"Petit, petit, petit, montre-toi, et enfin la danseuse se nourrira."

Les voilà, enfin, ces quelques pas, douce mélodie, n'est-ce pas? Myst fragilisée n'en est pas tant que ça diminuée. Ou peut-être que si? Qui sait. Qui sait si la proie est humaine ou pas?

[Libre! ^^]
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Kryss Sakel
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MessageSujet: Re: Requiem pour une folle... Ou pas.   Lun 10 Sep - 4:58

La chute.
L'homme perdant l'immortelle sérénité, l'homme dépourvu d'une protection d'ignorance se retrouve assaillie d'impulsions obsessionnelles.

Savoir.

Chercher.

Comprendre.


La chute, foudroyante et douloureuse, comme arrachant ses entrailles, étirant chaque millimètre de sa peau si pâle.
Comme celui qui osa se rebeller contre l'ordre établi.
Que ce soit l'ange, ou le maudit.
Un juste retour des choses.
Ici, en quelque sorte, il rentrait chez lui.

Une nuée de plumes auraient pu l'accompagner ce corps douloureusement retranché, ses cheveux d'un gris cendré, ses yeux d'acier glacé, cette peau qu'on craindrait d'émacier.
Une nuée de plumes n'auraient pas paru déplacée, autour de ce corps se convulsant vainement, serrant les poings et la mâchoire, fermant toujours les yeux, luttant visiblement contre une terrible douleur...

Il doit résister, résister et ne pas céder au merveilleux réconfort d'un laisser-aller.
Il doit endurer. Car il doit comprendre et pour cela: observer.

La bave suinte sur ses lèvres, se mêlant à quelques sciures rougies, des perles de sueurs s'écoulent sur son front soucieux et ses longs cheveux d'aubépines lui collent à la peau.
Il a résisté.

Il ouvre les yeux, soudainement ébloui par le parfait des lieux, la tranquillité anoblie, ce second éden dont il fut choisit.
Son regard s'illumine un instant et un sourire apparaît furtivement.

Il est chez lui.
Enfin.




Sali mais un temps victorieux, docteur Sakel observe attentivement les lieux. Tout est plus blanc, plus pur, plus sain. Le froid harcèle pourtant l'écorce semblant humaine, lui lacérant les tempes, meurtrissant sa fine blouse...
Il avait tout étudié, longuement planifié, relu encore une fois l'unique obsession de sa vie: "Dossier Korbaz".
Il s'était résolu à suivre le même chemin, sans hâte, avec minutie et précaution, nul ne se doutait, nul ne le savait.
Son corps gisait aujourd'hui en un hôpital prestigieux, et le directeur des lieux se voyait incomber la faute, cet état...
En partant, il ne pu s'empêcher de détruire encore une fois, sinueusement, ce professeur s'inquiétant d'un peu trop près aux travaux Sakel.
Quel effroi de découvrir la machination dont fut victime le si brillant Kryss!
Et ceci de mèche avec la soeur aliénée? C'était fou, les inspecteurs n'en déduirent rien d'autre, les responsable du coma de l'éminence Sakel devait payer.
La réputation perdue, le foyer qu'il n'avait déjà plus, le Professeur accusé se tira une balle, alors que Delphine Sakel hurlait son innocence, crachant la monstruosité de ce frère qui l'avait manipulé, une fois encore.
Kryss, en son sommeil, en aurait sourit.
Ce n'était pourtant qu'une infime goutte d'eau finement sculptée, qu'il venait d'ajouter à son effroyable CV de créateurs de monstres.


L'aceré lui était si doux... Il déambulait, tranquillement, de la démarche du promeneur émerveillé, de l'habitant paisible, de l'habitué.
Il se laissait guidé, redécouvrant un plaisir neuf, de se sentir vraiment... exalté.
Oui, exalté, presque en liesse, des sentiments qui l'auraient effrayés mais qui, ici, l'apaisaient.
L'Eden était si beau, si lourd de cette menace silencieuse qui pesait sur ses épaules de simple rouage. La perfection fleurissait en légers flocons, qu'une main délicate saisissait, ragaillardi, souriant comme l'innocent, l'enfant, l'inconscient.

Et puis, un bruit sourd, un grognement. C'est un souvenirs vague et confus qui s'éveille doucement. Kryss Sakel semble hésiter. Quitter sa contemplation? Hélas. Il laisse donc courir ses pas, traçant un chemin familier, qu'il emprunta maintes fois dans d'autres songes, dans d'autres souhaits.
La ville émergeait, il prit soin de la contourner, pour d'abord observer, analyser, avant d'apposer de nouveau ce masque d'homme.

Cimetière, l'histoire des créatures de ce monde gravée en la pierre, source d'information trépidante, il parcourt et effleure les noms qui lui arrachent quelques illuminations, au regard figé qui le distingue tant.
La brume l'enveloppe d'une étole presque protectrice, le manteau de neige isole le moindre de ses pas, dissimulant l'écorce révélatrice...

Et soudain! Un murmure, inaudible, mélodie étouffée, crachée aux cieux et retombant devant l'humain atone qui écoute, impassible.
Finalement, l'esprit reprend ses droits et l'amène aux premières rencontres.
Il frissonne.
Il ne sent pourtant plus le froid.

Avance donc, et superpose tes pas à la voix qui s'échappe comme fil d'Ariane en dédale... Le Mausolée s'offre à lui, et sa faible chaleur viole l'intimité lugubre des lieux. Soulagement? Pourquoi se sentirait-il rassuré?
Ô la neige était dangereuse? Mais non, voyons, il ne craignait rien, n'avait rien accompli. Pas encore défectueux, pas encore à changer, fatalement : nécessaire.

Se gardant du moindre commentaire sur la dernière phrase qu'il vient de saisir, Sakel dévisage silencieusement l'être d'absence, étoile déchue.
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MessageSujet: Re: Requiem pour une folle... Ou pas.   Lun 10 Sep - 7:39

Petit, petit... Si proche de l'entrée, si proche d'une sortie. Sortie pour qui? Un dénouement quelconque, dans un sens ou dans l'autre. L'ombre glisse ses mains vers sa tête, saisi délicatement le tissu qui couvre en parti ses longs cheveux blancs, fantômatiques.
Elle le tire, sur son front, modeste protection face à ce vent mordant qui s'engouffre, glisse son froid entre les vêtements et la peau, soulevant par endroit le seul voile protégeant la tête qui nouveau s'incline vers le pas. Oh, elle la sent, cette chaleur, douce chaleur.

Le genre que lon veut enlacer, et... Voler? Elle est belle cette chaleur d'espoir, de semblant d'humanité. Un sourire enjôleur étire les lèvres malmenées par le froid, une faible volute de vapeur s'échappe dans un soupire.
Quelques pas, titubant mais tellement gracieux, et la danseuse s'approche de la proie. Doucement pourtant, il ne faudrait pas effrayer, pas maintenant, n'est-ce pas? Aurait-il peur en tous les cas? Peut-être, ou pas.


"Le voilà l'inconnu, l'intrus."

Un murmure mélodieux, gâché par un cri du vent sur les piettes. L'intru, vraiment? Parmi les morts, il est le seul vivant. Vivant vraiment? Etrange cette petite chose qui se cache derrière l'humanité. Une part insondable encore? Elle avance toujours, sa main glacée effleurant la pierre dans son mouvement. Elle en vient à l'apprécier, cette pierre froide, pourtant s'élevant, rebelle contre le vent. Et l'homme alors? La main quitte la pierre, s'étend paume vers le semblant de plafond, une bien simple invitation.

"Entrez, il fait froid dehors. Entrez et laisser ce couloir vous protéger du vent."

La voix s'élève plus forte, supplantant le vent, insidieuse pourtant, accueillante évidemment. Ne voudrait-il pas quitter le mordant du froid? Ou les orbes un peu trop noires l'inciteront à faire demi-tour?
Ah non, courire était amusant, avant... Maintenant ce n'est plus pareil. Les chaussons de cuir souple refont un pas en arrière, timide peut-être? Mieux valait laisser passer un semblat d'hésitation.
La place est faîte, la demoiselle s'écarte, possant cette fois-ci son autre main contre le mur opposé, laissant la seconde encore tendue comme incitation.
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Kryss Sakel
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MessageSujet: Re: Requiem pour une folle... Ou pas.   Jeu 20 Sep - 13:36

Étrange ballet, quelques pas.
Le monstre se souvient d'avoir été petit rat.
Le rat souhaite mordre, arracher, détruire, se goinfrer le coeur d'émotions qu'il n'est plus capable de contenir. Alors il danse, entame un chassé, croyant se remplir la panse de sentiments qu'il ne peut même plus, espérer.

Ballerine fugace, brume vorace, tu crois pouvoir te duper la face, te maquillant délicate, t'ingéniant poupée qui pourrait encore, s'amuser à jouer:

« Mais voilà qu'elle est si creuse, qu'elle cherche à se remplir.
Désespérément.
Reflet de Pandore qui souhaiterait tant, retourner dans sa boite et...
oublier. Son châtiment. »


Soufflé, comme murmuré, comme proposé, délicat pamphlet d'allusion dorée, d'illusions adorées.
Il sourît, doucement, comme mimant les propres grimaces de celle qui l'invite.
    Il avance.
Il frisonne.
Mais son regard reste de glace.


Les coups sonnent trois fois.
Place est faîte, dans les coulisses mordant du froid, se trame un spectacle. Pâle illusion d'une nouvelle histoire, exauçant chimères, attisant les ombres qui... dansent. Nouveau conte d'un soir, nouvelle trame noire, berçant âmes déchues d'autant de flammes qui les lèchent, les caressent, les enveloppent sans qu'ils ne puissent en pleurer la douleur. Il n'est plus l'heure, ils disparaissent, vides et creux, la brasier n'est plus rien pour eux.
Vilaine carcasse, pantomime de vie, s'accrochant au fil, se miroitant la présence: l'existence.

Et pour public attentif : os et pierres, qui verront sur eux couler les larmes fantasmées d'une ancienne étoile...
Qui se laisseront effleurer d'une caresse raisonnée, étudiée, de l'âme sans passion, l'être de raison: Mécanisme Éveillé.

Il est là.
Bien droit devant elle.

Il ne défie pas, réajuste la monture de ses lunettes d'un geste tranquille, et froid.
Est-ce la mort qu'il distingue en ces tréfonds d'abysses reluisants?
Est-ce l'agonie qu'il attend, l'audacieux, à plonger en l'enfer de ces yeux?
Il sourît toujours :
« Et de vous ? Qui me protégera ?

Laisser à l'ombre l'impression qu'il est proie.
Laisser le mirage d'inconscience, d'une chair tendre, inoffensive, le songe de n'être rien de plus... qu'un vulgaire figurant.
Un second rôle admirant l'astre des lieux.


Il s'incline.
    Humble, presque miséricordieux.
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MessageSujet: Re: Requiem pour une folle... Ou pas.   Mer 26 Sep - 21:57

Amusant jouet, bravant l'invitation quand tant d'autres tremblaient trop d'effroi pour oser avancer ou même fuir. Mais il avançait, lui glaçant quelque part. Semblable? Oh non. Différent. De ceux qui dénigrent leur plus grande richesse, leur vie, leur raison d'être. Myst sourit, tendre sourire, admirée peut-être? Ou pas, qui sait. Il la défie, sans peur sembla-t-il. Trop calme pour paraître... Humain? Le bras tendu pour l'invitation retombe le long de son corps immobile. Ah, il n'a pas peur? Dommage... Ou tant mieux? La terreur n'est pas toujours plaisante. Elle s'avance donc, puisqu'il ne se décide pas pleinement à agir, puisqu'il semble ne vouloir qu'observer. La main qui pressait le mur froid retombe également, le visage s'incline sur le côté, observant à son tour comme si la vallée lui offrait un nouveau spécimen à détailler, ou à détruire, ou les deux. Ses espoirs étaient-ils aussi glacés que ses yeux?

"Qu'as-tu à craindre, humain? Ma présence ne t'effraie pas, alors rapproche-toi encore... Tu ne veux pas? Laisse-moi le faire pour toi."

La danseuse ne se gêne plus, dénigre le vent qui la faisait tant trembler précédemment. Quelle délicieuse excitation n'est-ce pas?
"Détruit-le, détruit l'intrus, il menace, je le sens au-delà."
Le dernier pas de l'Ombre se fige, comme prise d'une hésitation, courte hésitation. Depuis quand la vilaine fille souhaitait-elle la mort de qui que ce soit? Depuis quand manifestait-elle autant de brutalité dans sa douleur? Illogique réaction. L'innocence serait-elle dénaturée ou alors... Le visage de la danseuse se redresse, son sourire s'élargit sensiblement. Ah, un ennemi, un vrai? Mais de quelle nature? Curiosité quand tu la tiens avec tes interrogations pernicieuses...


"Découvrir tes peurs, te soumettre à l'horreur et au désespoir, décortiquer avec soin ton âme pour mieux l'éparpiller au vent de ma fantaisie... N'est-ce pas ce que je dois faire? Hmmmm... Peut-être pas. Qui es-tu humain, pour t'avancer dans le froid sans craindre des choses encore pires que moi?"

Un... Nouveau venu qui ignore tout? Probable. Qui ignore les chimères et les ombres? Douteux. Qui ignore les bêtes? Possible. Après tout, ne savait-il pas qu'elle pouvait être dangereuse sous sa faiblesse trop fragrante pour être crédible? Myst ne considère plus que l'être, et non la nourriture, cette fois. Un être à tutoyer, à considérer avec plus de promiscuité. Proie? Plus tard...
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MessageSujet: Re: Requiem pour une folle... Ou pas.   Ven 5 Oct - 5:34

Des yeux qui brillent, à défaut de rampes, des faisceaux incandescents dans ses orbes hivernaux. Elle se paraît du noir d'un regard, la ballerine, comme grimée mais sans fard.
Paraître pour charmer, pour l'illusion d'une émotion, d'être ébloui, d'une performance.
Aller plus haut, plus loin encore, petite danseuse, gravir les marches en arabesques, évitant foulées dangereuses.
Et toujours sourire, un public ne pardonne pas à celle qui paraît mal, n'est ce pas ?

Figée soudainement, comme dans le marbre des grands monuments, elle qui tout à l'heure voletait vers l'homme sans coeur.
S'étonne-t-il? N'a t-il rien compris ? Qu'il est la proie en ces jeux, ici bas ?
En fait, non, il ne sait pas.
Il n'a pas besoin de savoir pour connaître. Oui. Un simple regard, de ce simple regard glacé, la vérité naît.

Nue, comme une pierre, elle n'apparaît pas dans un cri, elle reste effroyable lumière, transperçante, aveuglante, elle balaie tout, toute humanité tout espoir, tout superflus.
Elle s'extirpe de ses chairs sanguinolentes, d'un sourire satisfait, elle n'a pas besoin de crier pour être entendue, il lui suffit d'être observée, analysée.
Sans voile, ni paillette, ni dorure.
La vérité sans fioriture

se garde bien de pleurer sur un passé, un devenir. Elle montre, et déchire, il ne faut pas la craindre, il ne faut pas la sentir, juste l'accepter, la comprendre, s'y soumettre.
C'est une vérité.
Pas une prière.


Une petit sourire naît, lui répond, à sa funeste oraison. Un petit sourire qui se verrait bien éclat, d'un amusement que sa face stimule, mais...
son regard reste froid
.

Se poser des questions, trop hâter les réponses? Un cycle se fait patience, c'est ainsi qu'advienne mort... et naissance. Les réponses viendront d'un regard, de faits et conséquences observées, d'un jet de ce même cailloux parfois brisé.
Des fois aider un peu le destin, pour en comprendre la finition, l'exactitude, le mécanisme de leur perversion. Les aider à plonger en leur enfer, à y prendre goût à s'y vautrer, à être plus de bêtes que d'humains, c'est tout ce dont ils peuvent se targuer.
De savoir imiter les bêtes.


"J'aime..."
Un mot qu'il ne connaît pas.

"La douceur de votre voix."

C'est même peut être vrai. Le médecin aime apprécier, ce qui pourrait être beau, ce qui pourrait être délicat, si ce n'était pas toujours gâché par l'immondice de leur âme.

"Ce que je suis ?"
Silence, patience, il fait durer l'absence.

" Peut-être le devineras-tu, étoile déchue."

S'interroger sur l'après ? Vivre l'instant ? Qu'importe les questions, il est au premier rang. Alors danse, l'étoile, danse ! Que ce psychiatre presque machine, t'applaudisse sans bruit. Contemplant d'un regard d'acier les fruits de ta démence. Il appréciera, presque satisfait, comme diverti. Une nouvelle représentation se jouant à tes frais, il s'en délecterait, s'il ressentait.

Il pourrait la caresser, se la représenté comme animale. Ce serait du respect, non plus la curiosité vers un cobaye. Ce serait presque de la tendresse, vers ce qui ne peut réfléchir. Mais cet être fait de pâles et d'obscur a un esprit, un esprit vicié, qu'il faut apprivoisé, comme celui d'une bête.

" Raconte-moi, ce que tu étais."

Il ne se doute pas, ne sait pas encore, soupçonne peut être un peu, se méfie de l'eau qui dort, de l'os qui dore. Il définit par souvenir, sans vraiment le retenir, les informations vont et viennent, en une mise en scène que ces yeux capturent, mettent en cage, dissèquent et classent.
Quelle catégorie alors ? Quelle exactitudes, quelle définition ?
Qui surprendre à l'horizon ?



[Je joue vraiment que des tarés en ce moment T.T]
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MessageSujet: Re: Requiem pour une folle... Ou pas.   Lun 8 Oct - 19:33

[Qui peut décemment prétendre jouer des êtres sains d'esprit?]

Etrange créature, vraiment. Si calme, tant que tout ne paraît finalement qu'illusion. Pire illusion qu'elle-même? Etait-ce réellement possible? Tout est possible, n'est-ce pas? Non, pas toujours, mais là, au seuil des catacombes, au seuil de la mort, lequel se trouve être le plus proche réellement de la dame de la fin des temps?
"Peur... J'ai peur, protège-moi, ma tortionnaire, protège-moi et détruit ce qui nous menace. Il nous menace, pire qu'un monstre, pire qu'un humain, semblable à une bête mais d'une autre nature. Détruit et va-t'en!"
Oh non. Détruire... Peut-être mais pas maintenant. Un divertissement autre qu'un espoir à briser. Pour une fois, juste un vide à explorer. N'est-ce pas salvateur, cette différence? Il est aussi fourbe que nous, que moi, mais pas dans le même sens, n'est-ce pas vilaine fille? Il n'a pas peur... Contrairement à toi, ma douce pervertie. Et une inconscience pareille, ça se respecte. Ah il aime?
"Mensonge, je ne sens aucun amour dans son regard, dans son être."
La danseuse s'avance encore, si proche, s'élève sur la pointe des pieds, passe son visage à côté de l'humain, approche ses lèvres de son oreille, murmure à peine, l'écho des pensées ne peut rester silencieux.


"Aimer... Vilain mensonge que voilà. Rien venant d'être comme moi ne plait. Rien, sauf peut-être la mort."

Il n'a pas répondu, voilà qui est décevant. Certaines réponses demandent de la patience, hélas Myst n'a gardé qu'une patience en elle, non envers les autres, quels qu'ils soient. Pas de réponse... Myst n'aime décidément pas rester sur sa faim. Lasse, elle s'écarte, ne laissant qu'un souffle glacer sur la peau de l'être si insensible. Il cache, plus encore qu'elle sans doute. Il cache mais elle témoignera de ce contraire, offrant face à son mensonge détourné une pure vérité.

"J'étais... Ce que je suis. Ouvre les yeux, humains, tes réponses sont écrites sur un livre ouvert."

Quoi de plus limpide que la vérité? Myst est et a toujours été Myst, sans fioriture, sans excès, sans illusions, sans masque. La perversité ne se voile pas, n'est-ce pas?
"Silence, silence, cache-moi et affiche-toi si l'envie te prend, mais ne m'expose pas au nom de ton amusement."
Pas de soucis, seule Myst est présente aujourd'hui, l'autre se tait, l'autre est morte le temps de laisser l'orage silencieux passer.
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