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 Dis la morte ...

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Mirahil
Sa louve - Ouaf ! Ouaf !
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Nombre de messages : 1893
Age : 28
Temps passé à Hollow Dream : Cet hiver là.
Date d'inscription : 24/12/2006

MessageSujet: Dis la morte ...   Mer 21 Mai - 21:01

Dis la morte, où est-ce que tu vas comme ça ?

Il était un lieu de grande misère, un lieu sans prière, avec juste des âmes errantes comme habitant. Ce lieu était une église, une église blanche détruite par les temps. Cette église n’avait rien de particulier, enfin si : juste une chose : elle était situé au cœur d’Hollow Dream. Elle aurait pu servir d’étendard mais elle n’avait plus de croyant, juste des chats vagabonds, comme eux ce jour là.

C’était une église blanche et brisée. Tachée de son sang par endroit, tachée dans son âme.
Une église comme nulle autre, Son église. Avec ce qu’elle avait laissé d’elle avant de partir. Ce bandeau pour cacher ses yeux, un petit bout d’elle pour jour de désespoir. Un jour comme aujourd’hui, un jour gris. Un jour comme les autres pour la grise, un jour comme les autres pour une ombre.

L’église, lieu où et né de biens sombres pensées, lieu où torturé elle a cru mourir de désespoir une énième fois.

« Allons-y »

Le loup était vigoureux malgré sa jambe boiteuse, elle ne se tenait plus à lui mais volait avec le vent, préférant le volage au matériel. Il ne lui en voulait pas. Telle une fée elle avait besoin de ses ailes pour être elle. Telle une fée elle était violente et douce, joueuse et séduisante. Le loup n’avait plus faim, elle avait tué pour lui de quoi lui tenir au ventre. Tranchée la gorge à de petites ou plus grandes bêtes tout en les caressant avec amour. Elle fredonnait même de petits airs pour calmer leurs yeux affolés et pour qu’ils ne sentent la mort que comme un passage doux.

La grise ouvre la porte, et le loup s’en va, disparaît. Pour une seconde ou un siècle, elle ne sait pas. Elle sait juste qu’il était là pour la guider lors de ses premiers pas et qu’il sera là quand elle aura besoin de lui vraiment. Pas pour lui permettre de survivre mais pour lui permettre de vivre.

Ses doigts attrapent le bandeau, hésitants auparavant aux abords, touchant pour le découvrir, il était toujours là où elle l’avais mis. Doucement elle approcha l’étoffe et caressa la peau de sa joue avec. Se rappelant le touché et la rugosité. Il manquait un peu de douceur, ce bout d’habits. Elle ne se souvenait plus où elle l’avait eu ni par qui. Il lui plaisait pourtant et après l’avoir longuement tripoté elle le remis où il y avais lieu d’être : sur ses yeux morts et ses paupières légères et sensibles.

Les ténèbres lui semblèrent moins terrible, et elle se mis à sourire puis à rire doucement.

Dis la morte qu’est-ce que tu vas faire maintenant ?

Tant et tant, rêver, vivre de nouveau. Puis que tu es redevenue toi et toi dans ton intégrité, puisque tu es libre de tout, libre et solitaire. Bien sur il y a Chahîd au loin, elle se demande s’il va bien, s’il ne lui en veut pas d’âtre pas auprès de lui.

La vallée la reprise, conquise de nouveau …

Près de la croix sans christ, la belle s’allonge. Elle s’étend, étirant son dos, s’amusant à se grandir et laisser aller sur le sol. Se rappelant les larmes et les cris et les acceptant.
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Mirahil
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MessageSujet: Re: Dis la morte ...   Mar 27 Mai - 20:50

Il n‘y a pas un bruit.
A part l’eau, à part l’eau partout, qu’elle entend chanter, coulante ou frappante contre le toit. Ce bruit de rires ou de larmes, elle ne sait pas qui l’entoure. Elle avait oublié de l’écouter Mirahil, tellement habituée à sa présence.
Mais elle l’entend maintenant qu’elle est allongée sur le sol. Calme tellement calme, elle reste immobile, attendant quelque chose ou peut-être quelqu’un.
Elle se concentre très fort, sans raison, souvenir ...

« Avant d’aller jouer il faut toujours être très concentrer et faire tout pour que cela ne se voit pas. Assis toi sur cette chaise. »
« Celle la ? »
« Oui. Assis toi bien droite, pose tes mains sur tes cuisses.»

Son vieux loup, celui qui lui avais appris la vie, l’avait sorti de l’impasse en l’emmenant dans un monde de nuit et de tromperie, un monde de loup où il faut savoir se battre, savoir dire ce que l’on doit dire et juste cela. Savoir tuer aussi…

« Ferme les yeux. Respire longuement, lentement. Non plus lentement encore. Garde silence et laisse toi guider par ma voix. »

Son souffle gelé deviens lent si lent, on pourrait presque croire qu’elle ne respire plus pourtant si mais avec une lenteur digne d’une statue. Pourtant elle est loin d’être raide, son corps allongé semble près à prendre son essor, à s’envoler, à disparaître. Des fois ses traits s’éloignent de la réalité, et reviennent, elle semble image chancelante, mouvante, comme un souffle d’air, un mirage.

«Voilà ma belle. Maintenant entend tout ce qu’il y a autour de toi, imagine l’espace que tu as vu tout à l’heure. »

Mirahil entend la pluie et sa mélodie, grâce à ses sons elle imagine l’espace de l’église. Malgré le confinement elle n’a pas peur au contraire, elle entend l’extérieur c’est comme s’il n’y avais plus de limite, plus de prison, qu’elle était libre. Juste une porte et ailleurs. Juste une porte …
Elle s’y attarde, puis elle cherche autre chose. Son cœur qui bat, régulier, mort déjà mais qui continue à vivre comme pour la garder au-delà de la froideur. Son cœur froid qui bat aussi tout doucement. Qui ne s’emballe pas et reste toujours bien droit. Puis ce battement si lointain, qu’elle entend comme frappée, comme marquée. Le cœur d’un dragon qu’elle n’aurais pas du approcher, le cœur de, celui a qui elle a donné son souffle. Elle est son jouet, sa poupée, sa Gram. Il est son dragon. La prochaine fois, il la tuera.
Pourtant elle entend son cœur battre sans savoir ni d’où il vient ni s’il est bien. Et son hurlement qui longuement à ébranlé la vallée, est de nouveau là, dans ce cœur géant, puissant et sans faiblesse.

« Sens le monde qui t’entoure, découvre chacune des odeurs et identifie les. »

Ses sens décuplés d’ombre aveugle ne l’aident pas beaucoup. Elle sent la pluie et la boue, cette odeur mouillée mais propre, sale mais naturelle. Elle sent l’église avec cette odeur si particulière qu’elle n’arrive pas à reconnaître. Elle se sent à peine, tellement habituée par son odeur.

« Sens la chaleur du soleil sur ta peau, chacun de tes habits. »

Allongée sur le sol, elle sens son dos et arpente par pensée chacune de ses vertèbres, descends vers ses pieds, jusqu’à leurs pointes un peu boueuses, puis elle ressens ses bras poser sur la terre et une petite pierre juste à côté de sa nuque. Elle s’étire, puis prend conscience de ses habits, de cette robe toute déchirée, toute sale, toute mouillée, de ce bandeau posé contre ses yeux morts. La douleur était là, violente, mordante, terrible, comme un tambour sourd, battant à un rythme effréné ou parfois si lent.

Il lui semblait maintenant sentir un souffle contre son dos, sur son corps, un battement inaudible, quelque chose de plus profond encore.

*Serais-ce toi, vallée ? Toi ton souffle, ton âme ? Veux tu encore de ta louve, de celle qui t’aime autant qu’elle te défie, qui te sera toujours fidèle tout en se posant devant tes plans ? Tu ne peux plus m’emmener loin, tu ne peux que me tuer. Mourir, mourir c’est quoi ici ? Hein ? Tu ne sais pas ? SI bien sur ! Mais moi non j’aimerais savoir.*

Tu vas mourir, tu vas mourir petite chose, mais sa veut dire quoi hein ? Dévorée par le dragon ? Oui se serais bien, se serais beau, ses serais parfait. Quand tu seras trop cassée pour qu’il puisse s’amuser. Pourtant tu rêves qu’il vienne, qu’il vienne à toi, te voir, t’emmener. Que tu t’accroches à lui, le chevauche comme une guerrière comme une folle, que tu disparaît dans ses écailles, deviens lui, sa dame son joyau caché dans ses entrailles, entre l’eau et le feu.
Ou mieux encore, que tu deviennes une fée, une fée à sa solde à elle, à la vallée, son vampire, sa troisième créature après le dragon, le loup et le crocodile. Oui c’est cela, devenir un monstre, c’est si simple, elle le sens proche, si proche. Il faudrait se sacrifier d’abord corps et âme, pensée et rêve. Aller à l’encontre de soi et ne devenir qu’une marionnette. Ce serait tellement simple, tellement pur, tellement beau.
Mais pas tout de suite, quand tout seras fini, quand il n’y aura plus d’espoir quand on aura fini de la détruire. Alors elle viendra monstre aux forces sombres, fée de la vallée venir abattre sa colère sur tous, sans exception. Même l’oiseau et son loup, même Maxime, Sélène et Myst. Même Vincent.
Quand il n’y aura plus rien à espérer, rien ni personne en qui croire. Quand la fin sera là, elle ira au plus profond de la vallée dans l’antre se faire dévorer ou se faire accepter par la belle dame.
Devenir sa créature et son esclave, à l’égal, à l’image du dragon.

Oui c’est cela. Voilà, elle sait ce qu’il y a à faire, ce qu’elle deviendra ou pas. C’est rassurant, c’est surprenant mais parfait de savoir exactement comment réagir sur le monde deviens apocalypse.

Il n’y a plus rien à attendre, doucement elle disparaît et quand enfin on peut entrapercevoir son corps, la dame du lac est debout, un sourire étrange sur les lèvres grises. Elle prend la direction de la porte et son pied touche quelque chose. Son sourire devient plus large, elle attrape la pelisse en loup noir. S’y glisse et s’y réchauffe, dans l’odeur de son loup, de son si beau loup. Puis soudain elle disparaît. La porte s’ouvre, déjà elle est loin …

L’église n’a qu’à garder ses secrets, ses trésors. Le lieu blanc comme refuge, comme protection. Il faut qu’elle marche, qu’elle marche et découvre le monde, qu’elle reprenne ses marques sur la vie, sur l’espoir. Il y a l’arbre, le manoir et puis les arbres. Les fleurs si mortelles et les animaux apeurés. Il faut qu’elle sache les dégâts et les vestiges les ruines et les mémoires …


Dis la morte t'aurais pas oublier la fin :

"Doucement reprens conscience d etoi, du monde, ouvre les yeux découvre le monde comme au premier jour."

Elle ne peut pas s'éloigner de son imaginaire de sa folie ni de ses rêves. Perdues, sans images à laquelle se rattacher ....
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