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 Hypnos, quand le sommeil de la raison engendre des monstres.

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Chahîd
Chimère Sauvage - livré avec hachoir et psychose
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MessageSujet: Hypnos, quand le sommeil de la raison engendre des monstres.   Lun 26 Nov - 17:17

L’église oui, l’église…
Elle glisse cela à son oreille la grise tandis qu'ils quittent le moulin
et qu’il la saisit dans ses bras,
aveugle, légère.

La bête n’est pas venue se venger,
la bête est occupée.

Chahîd traverse la neige, l’esprit tournant à une vitesse vertigineuse, élaborant ses plans.

Non,
plus jamais il ne sera prisonnier,
plus jamais il n’acceptera le cauchemar que lui impose les humains,
parce qu’il sait, lui, oui il sait que tout cela n’est qu’une affreuse expérience,
jamais il n’acceptera sa mort et il compte bien leur faire payer cet ignoble mensonge.

*....L'homme fut surement le vœu le plus fou des ténèbres ;
c'est pourquoi ils sont ténébreux, envieux et fous...*



Hypnos....



HYPNOS réunira Abel et Caïn, les frères fratricides
société secrète, réunissant Ombres et Chimères…
Hypnos et ses lois qui défilent dans son cerveau :



***


Règlement de la société Hypnos
en prévision d’une invasion de la société humaine
sur laquelle s'édifiera la commune des Créatures




Article 1er. -
La Société ne devra pas admettre plus de quatorze membres : 7 Ombres et 7 Chimères

Art. 2. -
Les créatures ne devront porter aucune arme qui n’aurait pas été reconnue par les chefs.

Art. 3. -
Les armes se composeront de ce que nous aurons dérobé aux humains
Revolvers,
fusils,
dynamite,
couteaux de chasse,
dague,
épée,
cannes plombées et coups de poing à crans.

Vous ne ferez jamais usages de vos crocs ni de vos griffes
ni de votre quasi invisibilité chez les humains,
car,
vous devrez être pris pour eux
vivre comme eux.

Art. 4. -
Tout individu portant d’autres armes sera puni.

Art. 5. -
Il est expressément défendu de commettre un délit en particulier
et sans ordre des chefs.
- Ce délit sera puni de la peine de mort.

Art. 6. -
Aucun individu de la bande ne devra avoir d’amant ou de maitresse.
La seule permission accordée sera d’un amant ou maitresse d’un jour,
avec qui aucune parole ne devra être dite,
sous peine de mort.

Art. 7. -
Tout individu de la bande cherchant à savoir le lieu de résidence des chefs ou leurs véritables noms sera puni de la peine de mort.

Art. 8. -
Tout membre ne devra jamais avoir un domicile sous son véritable nom et ne devra,
sous aucun prétexte,
loger en hôtel quand il aura réintégré le monde humain.

Art. 9. -
Il est expressément défendu, dans les délits commis, de garder sur soi obligations ou valeurs quelconques.
Tout ira à la communauté et sera partagé.

Art. 10. -
Chaque individu devra avoir plusieurs vêtements propres de rechange et un vêtement de travail pour se confondre à la société des humains.

Art. 11. -
On devra travailler et ne jamais fréquenter les bouges, les tripots et les bars.
– Toute créature prise en état d’ivresse sera condamnée à une punition sévère.

Art. 12. -
Tout vêtement taché de sang devra être brulé et les cendres dispersées.

Art. 13. -
Les chefs sont au nombre de quatre,
dont deux seulement sont supérieurs ;
les deux autres conduiront la bande sur les lieux de rapt,
vol,
ou assassinat.

Art. 14. –
Toute créature, après un délit, devra fuir de son côté et ne sortir de chez elle qu’après la visite d’un chef.

Art. 15. -
Les créatures, principalement les chefs, devront être munis de faux papiers ou passeports,
comme il est d’usage chez les humains..

Art. 16. –
Toute créature devra se rendre à l’heure et aux lieux donnés pour les réunions.
- Un sociétaire en retard sera puni.

Art. 17. -
Le lieu de réunion est l’endroit donné par le sous-chef.
- On discutera les endroits des actions à faire ou,
s’il y a lieu,
de punir une créature coupable d’un délit.

Art. 18. -
Les femmes ne devront jamais laisser entrer qui que ce soit sans savoir quelles sont les personnes et ce qu’elles viennent faire ;
elles préviendront l’un ou l’autre des chefs et devront faire attention à ce que l’on ne pénètre pas près d’eux.

Art. 19. -
Les femmes seront armées d’un couteau de chasse et défendront les lieux d’habitation avec la plus grande rigueur possible.

Art. 20. -
Toute personne de la bande étant arrêtée quand elle sera de retour dans la société, ne devra pas opposer de résistance,
à moins qu’elles soient plusieurs à l’arrêter.
Si le sociétaire est seul,
il devra attendre que les autres viennent faciliter sa fuite.

Art. 21. -
Tout individu arrêté et écroué ne devra avouer aucun délit commis par lui ou par le groupe.

Art. 22. -
Les créatures devront travailler ;
le principal est que le temps soit employé,
et l’on ne devra commettre aucune soustraction où l’on travaille et où l’on mangera.
- Un délit de ce genre sera puni sévèrement.

Art. 23. –
Les membres du groupe Hypnos devront être bien vêtus et ne fréquenter que les endroits convenables, afin de n’attirer aucun soupçon.
Ils ne devront également jamais trop dépenser ou faire voir de l’argent des humains.

Art. 24. -
Les mêmes peines et les mêmes recommandations sont faites pour les chefs supérieurs.

Art. 25. -
Il ne devra jamais y avoir plus de quatorze membres dans la bande ;
dès qu’un membre n’y sera plus,
une autre personne pourra le remplacer.

Art. 26. -
Il est impossible de se retirer de la société,
à moins de courir le danger de se faire condamner à mort.
On pourra se retirer dans le cas où la bande viendrait à se dissoudre ;
néanmoins les chefs garderont la même autorité sur les créatures qui en ont fait partie et veilleront à ce qu’ils ne disent rien sur tout ce que le règlement défend.

Art. 27. -
Chaque créature,
si elle est faite prisonnière par les humains véritables aura droit à l’assistance des autres d’une manière ou d’une autre.

Art. 28. -
Elle ne sera assistée que par les femmes du groupe,
auxquelles elle donnera le nom de sœur,
et n’écrira de lettres qu’à elles,
quoiqu’elles soient écrites pour être remises aux chefs de la bande.

Art. 29. -
Chaque créature blessée ou malade sera prise en charge par les autres.

Art. 30. -
Les bijoux et autres larcins pris dans les vols devront être remis aux chefs ; personne ne devra les porter sur lui ni chercher à les vendre.

Art. 31. -
Les bijoux seront fondus et séparés selon leur métal et vendus à l’étranger par les chefs supérieurs.

Art. 32. -
Chaque sociétaire d’Hypnos dans la réalité humaine devra être muni d’un loup pour se cacher les yeux ;
ainsi couvert,
il ne sera reconnu par personne.

Art. 33. -
Il est expressément défendu de frapper avec les armes,
tant que le cas ne sera pas nécessaire.

Art. 34. -
Les cas nécessaires sont ceux :
1° où l’un d’eux sera reconnu ;
2° où l’on connaitrait le nom ou soit que l’humain nous échappe ou crie.

Art. 35. -
En ce cas.
Employez les armes pour laisser des traces d’humains !
Soit coup de poing ou canne plombée, de manière à étourdir et, autant que possible, que ça n’occasionne pas la mort dans un premier temps
car,
nous avons besoin d’établir notre base dans la société humaine..

Art. 36. -
Le couteau ou le révolver sera permis dans le cas où un sociétaire serait pris sans pouvoir se défendre ;
en ce cas, n’importe quelle arme servira.

Art. 37. -
Les fuites ne devront jamais être vues, c’est-à- dire se trouver un certain nombre d’individus ensemble : il faudra autant que possible, se disperser.

Art. 38. -
Quoique cela, l’on ne devra jamais se sauver moins de deux ensemble,
ce nombre étant reconnu nécessaire pour pouvoir se prêter main forte l’un à autre.
L’un des deux, pouvant s’échapper, viendra chercher les autres dans les directions où ils se seront sauvés, afin de pouvoir délivrer celui qui serait arrêté.

Art. 39. -
Si celui qui est pris ne voyait pas moyen de fuir malgré toute la résistance de ses collègues,
il devra tâcher de se débarrasser de ses armes.

Art. 40. -
Il ne devra s’en séparer qu’après avoir fait toute la résistance possible et essayé de les passer à un de ses collègues.

Art. 41. -
Les armes devront avoir la marque du sociétaire, marque adoptée par les chefs.
Ainsi,
supposons qu’il se nomme Samuel et qu’il serait sous la direction de Tlaloc:
il mettrait sur ses armes la lettre S,
une croix,
à côté M,
voulant dire masculin,
T, voulant dire Tlaloc,
qui serait son chef.
- Si c’est une femme,
qu’elle se nomme Mona,
elle mettrait sur son couteau M,
signifiant Mona,
ensuite un trait,
plus F,
voulant dire féminin,
et l’initiale de son chef.

Art. 42. -
Les hommes ne devront être porteurs,
ni de leur livret ou acte de naissance,
ni d’aucun papier à leur nom,
rappelant ce qu’ils ont été avant d’être une créature.
Ces papiers seront remis à leurs chefs qui devront leur fournir des papiers sous un autre nom d’humain vivant n’ayant jamais sombré dans le coma, ce qui nous rendraient suspects aux yeux des humains..

Art. 43. -
Tout individu rentrant dans la société fera serment,
sur un couteau déposé chez les chefs,
qu’il ne dira rien du règlement,
qu’il accepte pour sa conduite.
Et qu’il servira Hypnos jusqu’à la mort, pour la libération des créatures !




***


Hypnos a finit de germer dans son esprit lorsqu’il étouffait au moulin,
Hypnos la pouponnière du rêve,
le laboratoire expérimental du psychiatre fou,
là qu’il réunira ses cobayes pour entrer dans leur univers,
celui qui lui était avant la mort si familier.

Plus jamais de camisole pour la chimère, et cette Vallée en est une,
bien plus redoutable que toutes celles qu’il connu jadis.


Tandis qu’il trace sa route serrant sa louve glaciale et meurtrière contre lui, il rêve à ce que sera ce groupe de résistance qui libèrera les créatures du joug des humains.


Hypnos, histoire d’une vengeance.
Celle de la créature sur l'humain
Celle de l'animal sur la science
Celle du fou sur la raison
Celle de l'enfant sur l'adulte
Celle d'Abel et Caïn sur un Dieu trompeur





Celle de Chahîd sur Yoshe....



Quand il entre dans la chapelle d'Abel et Caïn c’est à elle qu’il raconte, tachant de ne pas la heurter,
c’est à elle qu’il abandonne ses projets,
confiant, aveuglément confiant, ainsi elle sera sa louve, celle qui dirigera avec lui la meute,
leur meute.



« Alhem,
Alhem écoute moi,
il faut que je te dise.

Il faut que tu saches.
Il faut que tu m’aides.

On ne peut plus rester comme ça, il faut en finir.
Il faut réunir les créatures de la Vallée, les plus intrépides, les plus courageuses.
Nous devons partir, nous séparer de la Vallée.
Nous devons nous réveiller.
Passer de l’autre côté, je sais que je peux le faire, que nous pourrons le faire.
Il nous faut juste trouver l’issue.
Je sais qu’ici tu as trouvé un peu de paix mais, mais nous ne pouvons vivre comme de vulgaires animaux domestiques.
Ici nous ne sommes rien, parce que nous sommes presque tout.
Mais nous finiront par devenir complètement fous ici, pas assez de place.
Il faut que nous infiltrions les humains.
Il faut nous réveiller, nous devons entrer dans leur rêves,
leurs espoirs,
je sais qu’ils savent communiquer avec le monde extérieur par leurs rêves j’en suis sur.

Il faut essayer.
Nous unir, nous organiser.

Il faut que tu retournes au manoir pour chercher les Ombres,
il faut que les chimères nous rejoignent.

Enlever la tête des humains.
Leur meneuse.
Les désorganiser.
les perturber.
Sans leur meneuse ils seront...
déboussolés et nous aurons peut être une chance d'attirer celui qui semble tant craint dans leur communauté,
un psychiatre parait il
un homme dont je suppose la haine de ses semblables à force d'en explorer les tréfonds,
une machine...
Il doit savoir lui des choses qu'on nous cache et si je doute qu'il rêve celui-là
il doit bien penser plus fort que les autres.

*Et la gamine, la gamine ... elle a accès , un accès direct...*

Alhem…

Tu vas aller chercher Vincent... oui je sais c'est difficile... mais tu dois trouver les mots, tu dois le faire venir, il faut que ses ombres acceptent, elles n'accepteront pas sans son assentiment.

*Ombres serviles... misérables pantins!*



Je vais t’apprendre à t’orienter, sans moi, sans canne, sans rien,
tes sens sont assez aiguisés pour cela,
ce n’est qu’une question d’adaptation,
je sais que tu peux le faire, je vais t’apprendre ce que font les chimères pour s’orienter, tu peux et tu vas le faire louve!
Nous devons devenir des créatures d’une génération nouvelle,
tu dois m’apprendre ce que tu sais de ta race,
je t’apprendrais ce que je sais de la mienne,
et toutes les créatures d’Hypnos bénéficieront de cet apprentissage,
pour notre survie,
pour notre libération Alhem !

Nous allons nous entrainer ici, et autour de l’église
et puis nous créer un lieu où nous nous réunirons avec les autres,
par ici, il nous faut creuser les parois, créer des passages secrets,
ou en trouver, je suis sur qu’il en existe déjà.
Nous cacher,
disparaitre aux yeux des hommes et ne réapparaitre que pour les ramener ici.

Là que siègera Hypnos »


Il se garda de lui dire ce qu’il avait véritablement en tête,
craignant son refus,
mais il était prêt déjà à céder du terrain sur ses projets sanguinaires pour l’amour de la grise,
du moment qu’elle accepte, avec lui, de fonder Hypnos.
Car sans elle, nulle issue, il avait trop besoin des Ombres,
de leur intelligence,
de leur connaissance de l’esprit humain pour que ça marche
et ça marcherait.
Il le voulait.
Et cela serait.
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Mirahil
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MessageSujet: Re: Hypnos, quand le sommeil de la raison engendre des monstres.   Lun 26 Nov - 21:39

Elle écoute, elle se dégage des bras de celui uq’elle aime, doucement pour ne pas qu’il se brusque. Elle écoute, …
Son pas résonne déjà, terrifiées ses mains tremblent, le gel la prend la glace, la cristallise …
Il faut qu’elle marche sinon elle va devenir statue, il faut qu’elle marche sinon elle va se mourir, là tout de suite, comme si on pouvait mourir une seconde fois de désespoir.
Elle trébuche des fois, allant même jusqu'à effleurer le smurs, mais c'ets mieu cela que devenir statue ...

Elle attend le silence, il est là, l’ombre sait que Chahîd attend, il l’attend, lui et ses rêves, il l’attend pour ouvrir sa meute, c’est ce qu’il veut, c’est ce qu’elle veut …
Seulement ….





« Tu as vu …
Le courage, la fierté, les pensées, les rêves cachés profondément mais bien là malgré tout.
Tu as vu la rouge, tu l’as aimé, tu l’as senti, je ne veux pas que tu lui fasse du mal, Chahîd …
Les hommes ont blessé, les hommes m’on blessé, les hommes se blessent …
Ils se font si mal, entend leur profonde souffrance …
Tu ne l’entends pas, pas comme moi, pas alors que tu rêve de massacre et que je rêve de l’alliance.
Seulement ...
Seulement tu le sais bien …
Je te suivrais, pas dans ta quête, pas dans ce massacre mais je te suivrais …

Car tu as raison, il faut en finir, il fau se réveiller, il faut se lever tous ensemble et faire vivre notre cœur sans barrière.
Seulement, je ne veux m’engager dans une quête qui n’est pas la mienne …
Promet Chahîd, promet que tous les hommes qui seront dans cette église auront protection.
Promet moi mon amour, promet moi ou va-t-en …
Ici ils auront ma protection, ici ils seront en vie …

Et quand tu auras la clé du chemin qui mène vers la terre, il te faudra faire un choix, Chahîd, un choix simple et clair, un choix terrible peut-être …
Il te faudra choisir si tu reste ou non …
Je l’ai déjà fait ce choix …
La vallée est le seul lieu ou j’accepte de vivre …


J’rais avec toi chercher la chef des humains, j’irais avec toi et je l’emmènerais ici.
Pour toi …
Mais ici elle ne risquera rien, ici elle sera juste prisonnière.
Pas pour les désorganiser, dans le chaos naît l’ordre …

Je n’irais pas chez les ombres, Chahîd, elles viendront soit en sure.
Le chaos naît dans l’ordre des ombres, tu voit ! S’en est presque drôle. »




Pourtant Mirahil ne rie pas au contraire, elle semble prête à se briser tandis qu’elle choisit son enfer …




« On fera venir l’homme, l’homme de fer et il t’enseigneras ce que tu cherches. IL t’aidera …
Ne t’étonne pas si je ne l’aime pas …

Je n’irais pas chez Vincent, je n’irais pas planter la dague dans son ventre, je n’irais pas broyer ses os je n’irais pas ….
Débrouille toi si cela te chante …
Cela sera sans moi … »




Sa voix se brise, Mirahil pleure en elle et son monde imaginaire devient le spectacle de sa misère. La dame noire s’approche d’elle, pour une fois elle ne se tient pas sur son grand cheval sombre. Triste l’ombre tournois autour d’elle enchaînant comme une danse pour ses rêves, comme un début de désespoir …

Puis elle cesse et Mirahil redevient l’ombre qui sus affronter un dragon, celle qui sans peur affronte le dragon, qui violente affrontera le danger profond dans la voix de celui qu’elle aime …




« On créera Hypnos …
Mais je n’irais pas chez Vincent, mais je n’accepterais pas de voir des gens meurent ici !
Elles viendront, tous ces fantômes démunies si elles en ont envie, ne t’inquiète pas de cela ….
Tu sauras ce que tu veux de moi des ombres, ne t’inquiète pas elles viendront, un jour ou l’autre par pure curiosité …
Certaines ne viendront que pour leurs rêves, aimantes des humains d’autres non …
On verra alors ce que deviendra Hypnos …
On verra qui de l’alliance contre la vallée ou de l’alliance contre les homes gagnera ….
Car je crois en l’alliance encore …
J’y croirais toujours … »




Elle s’approche de lui, le repère à son souffle, le cherche des doigts l’enlace …



« Mais avant tout cela il va falloir promettre mon amour …
Promettre la vie a tout ceux qui seront ici, promettre la vie
Les créatures qui voudront la mort des hommes ne toucheront pas à ceux a qui j’aurais offert ma protection sous se toit …
Promet !
Sans souffrance ni rien !
Promet !
Ou va-t-en …
Ou je m’en vais. ..
Ou comme tu veux … »




La grise attend, silencieuse muette elle se laisse aller dans les bras de la bête …
Prête à partir, prête à rester, elle craint le mot qui la détruira …
Elle craint de devoir se lever contre Chahîd, elle craint de devoir le haïr ….




"Promet ..."

_________________
Que ce soit dans la nuit et dans la solitude,
Que ce soit dans la rue et dans la multitude,
Son fantôme dans l'air danse comme un flambeau


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Chahîd
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MessageSujet: Re: Hypnos, quand le sommeil de la raison engendre des monstres.   Mar 4 Déc - 13:50

"Est-ce que j'ai vraiment besoin de te promettre Alhem...?
Je toucherais pas aux humains, je veux juste les utiliser.
Comme ils nous utiliseraient dans le cas inverse.
Ma liberté est plus importante que ma faim et que ma haine.
Est-ce que tu ne le sais pas assez?
Je suis comme toi la grise, une bête sauvage.

Mais contrairement à toi je ne peux pas rester ici.
Je n'ai jamais supporté les cages,
et cette Vallée n'est qu'une cage dorée pour nous,
créatures.
Quelque chose en moi m'ordonne de m'en aller,
je peux pas accepter.
Je peux pas.

L'église sera un sanctuaire pour les humains,
comme pour les créatures, oui.
Mais je dois le faire.

Est ce que tu te rends comptes Alhem,
est ce que tu réalises qu'un jour ils se réveilleront!
Et qu'ils se tireront d'ici, et ils nous laisseront crever
!
Peut être même qu'une fois réveillés, ils reviendront nous exterminer, nous pourchasser parce qu'ils se souviendront de nous!
Parce qu'ils refuseront de voir qu’on n’est pas si différents d'eux, mais plus purs, qu'on ne fait que mettre en exergues leurs défauts, les sentiments qu'ils refoulent, les montrant plus lâches, plus débiles, plus influençables, plus mauvais qu'ils ne sont entre eux !

Je veux juste trouver l'issue, je veux donner aux créatures le droit de vivre ici, et ailleurs, la liberté partout,
la reconnaissance de nos races.

Que crois-tu qu'ils feront tes petits humains quand nous seront de l'autre côté? Hum?
Il nous traqueront, ils nous pourchasseront,
nous serons des cibles car notre force ne suppléera pas notre nombre,
il ne faut pas se faire d'illusion.
A moins que d'ici là on parviennent à se reproduire, à se multiplier.
Si on ne peut pas il faudra gagner nos droits,
et nos droits passeront par une lutte constante, la clandestinité,
et une organisation sans faille.

J'ai des idées là dessus, mais ce n'est pas le moment, ici c'est différent.

Les créatures sont filles de la Vallée, nous avons le pouvoir.
Ce sera différent si on parvient à nos fins.

Tu ne veux pas retourner au Manoir, c'est ton droit, je ne veux pas te forcer, j'irais moi même le chercher ton ancien chef.
Pour le moment on va agir tous les deux, seuls, le message passera, il me faut faire un test, il me faut la meneuse des humains.
Une fois ici, il faudra la faire parler, et qu'elle dorme, je connais suffisamment les humains pour savoir qu'elle ne résistera pas longtemps. Fragiles!
Elle finira par dormir et j'entrerais dans sa tête, je guiderais ses rêves,
j'ai besoin de voir, de vérifier.
Il nous faut des véhicules!

Que sais-tu du psychiatre qui vit avec eux?
Et des autres?
Que sais-tu de Mary Malone?
Et de Vincent, il me faut des éléments pour l'approcher, des éléments concrets, sur son caractère,
ses faiblesses je les trouverais seul.

Quelqu'un fait il le guet chez les humains?
Sais-tu comment ils se protègent?

Si jamais il y a une sentinelle, il faudra la supprimer,
ou alors tendre un piège à Mary,
pour cela j'aurais besoin de la rouge,
pour qu'elle l'attire hors du refuge des humains.

Il nous faut aussi neutraliser la gamine, elle va me parasiter,
je l'ai vu quand elle rêvait,
elle n'est pas comme les autres.

Une chose est sure ceux qui peuvent nous servir sont à la botte de Mary, sensibles à la suggestion, à l'ordre, au pouvoir maternel,
le militaire sera un excellent cobaye.

La Rouge doit nous rejoindre, elle résistera à toute forme de suggestion mais....
elle a tout d’une créature redoutable,
et elle nous aidera à percer les rangs des humains.


Quant aux séparatistes, inutile de s'y attarder,
sauf la gamine qui les accompagne.

Tous ceux qui obéissent d’ordinaire seront à notre solde Alhem!

Je sais ce que je fais, et je ne leur ferais aucun mal,
je te le promets »


La bête se pencha vers elle, douce et froide, et sa bouche épousa la sienne, ses bras immenses l’enserrèrent comme une liane, tout son corps frémit de bonheur au contact de ses lèvres, son sang frappait ses tempes.
Il prit sa main délicate et la posa sur son torse, la pelisse trembla quand l'ombre se colla contre lui.


"J’ai trop besoin de toi pour te trahir Alhem.
Aie confiance en moi.

Je ne veux que ton bien.
Je ne veux que ta liberté.

Et même si tu n’y crois pas, même si tu as peur de cette liberté,
il te la faut, comme à moi.

Maintenant dis moi, réponds à mes questions et partons.
J’irais chercher l'humaine.
Alhem, je te promets. "



Déjà prêt à pénétrer le cercle des humains, Chahîd apaisé dans les bras de l'Ombre n'avait plus rien de son apparence bestiale habituelle, seule, son effroyable pelisse de loup noir frémissait encore au contact de Mirahil.
Et ses yeux infiniment bleus brillaient d'une lueur cruelle que l'amour sans borne qu'il lui vouait ne parvenait pourtant à éteindre complètement.

____________________________________________________________


Compte rendu du cinquantième congrès de psychanalyse

Intervention du Dr Yoshe Mandelstam
Extrait


De quoi dépend l'hypnotisabilité?

Cette question a deux aspects, puisqu’elle concerne à la fois l’hypnotisé et l’hypnotiseur.
La personnalité de l’hypnotisé je l’ai étudiée sous tous les angles. Je n’ai pu trouver de critères surs. Je n’ai pu mettre en évidence une corrélation entre hypnotisabilité et constitution physique ou psychique, le caractère introverti ou extraverti, le sexe, le statut social, etc…
Je tiens à signaler toutefois que j’ai constatés que les adolescents sont presque tous hypnotisables.
De même pour les asthmatiques et les soldats.

Eux, montrèrent généralement une grande hypnotisabilité :
pendant la guerre de Bosnie j’ai traité par l’hypnose environ 2500 combattants, qui, en très grande majorité ont été d’excellents sujets.
J’invoque en parti comme explication l’obéissance passive à laquelle sont soumis les militaires. Le médecin que je suis, en éloignant le soldat de la ligne de front est devenu pour lui une figure toute puissante à qui il remet le soin de sa protection.
L’hypnose ne se réduit pas à la suggestibilité simple.
Les phénomènes de suggestion sont indépendants de l’état hypnotique ; la suggestibilité peut être très complète en dehors du somnambulisme artificiel, elle peut être totalement absente dans un état de somnambulisme complet, en un mot elle ne varie pas dans le même temps et dans le même sens que cet état.
La suggestibilité ne peut être la cause de l’état hypnotique mais sa conséquence dans bien des cas.

Les patients que j’ai hypnotisés reçoivent les paroles de l’hypnotiseur comme l’expression de leur propre personne.


La frontière entre eux et moi était alors on peut bien le dire, abolie.
L’hypnotisabilité dépend donc de la facilité avec laquelle un individu peut intérioriser un stimulus externe et en faire une part de lui-même.
J’ai étudié la personnalité de l’hypnotisé sure une centaine de malades, pour la plupart « psychosomatiques », « bons » et « mauvais » sujets hypnotiques.

Mon étude a comporté sur des entretiens et des tests.

Parmi les réfractaires, j’ai cru pouvoir distinguer deux sortes :

Les cas de refus volontaire et les cas de non-susceptibilité à l’hypnose.

La plupart avaient été l’objet de persévérance médicale et avaient subi des interventions chirurgicales qui n’avaient pas fait céder leurs symptômes.

TOUS étaient désadaptés socialement.

TOUS avaient des personnalités très perturbées
et réalisaient ce qu’on pourrait appeler une « somato-psychose » avec une structure très narcissique.

J’ai eut l’impression, et j’en ai même maintenant la certitude, que la souffrance somatique leur permettait de maintenir un équilibre psychique relatif.
Le contact avec la réalité était précaire, le contrôle insuffisant.

Les "bons" sujets étaient TOUS adaptés socialement.

Ils avaient un bon contact avec le réel.
S’ils souffraient de problèmes conflictuels, ils disposaient d’une marge d’adaptation assez bonne.
Je n’ai pas rencontré parmi eux de structures obsessionnelles.
Pour autant que la structure dite ‘hystérique se prolonge dans la normalité, je peux parler chez ces sujets de composante hystérique.

J’estime actuellement que les névrosés, en général, sont moins hypnotisables que les gens normaux.

Pour la névrose hystérique, je peux affirmer que les hystériques caractériels graves sont réfractaires à l’hypnose.

Les symptômes hystériques étant liés à des émois à l’égard de personnages du passé, ces malades refusent de nouveaux rapports transférentiels avec l’hypnotiseur :
tout se passe comme si ils refusaient de reconsidérer le problème et de renoncer à leurs bénéfices secondaires.

Les hystériques moins profondément atteints seront de bons sujets.

Encore un mot sur la persévérance dans l’induction de la transe.

Certains sujets réfractaires à l’hypnose individuelle sont hypnotisables en groupe, le groupe jouant un rôle protecteur contre les peurs inconscientes des malades.
[…]

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Mirahil
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MessageSujet: Re: Hypnos, quand le sommeil de la raison engendre des monstres.   Mar 4 Déc - 21:20

*Il aura du sang, mon amour, du sang pour ta liberté, pour que la cage oppressante de la vallée sur ton corps de chimère cesse, tellement de sang …
Mais je viendrais …
Je viendrais rougir mes doigts, mettre de la couleur sur la beauté d’un fantôme …
Je viendrais …
Je ne peux que venir …
Et quand tu partiras, je resterais…
Solitaire, terriblement seule, je serais la passeuse, celle qui emmènera les chimères chez les vivants …
Un peu comme la mort tu vois …
Un peu comme la vallée …
Une dame d’espoir désespérée, cela en est drôle n’est-ce pas …
Si drôle …
C’est cela qui sera triste, tellement pathétique, tellement loufoque.
Je serais le clown gris, la louve qui a tout perdu de sa vie …
Je serais le silence effrayant, l’aveugle qui voyait, la belle qui étais …
Juste une folle de plus, si folle, mon amour …
Tu m’oubliera, chimère ….*



Elle s etait, elle garde déjà dans son cœur bien d es tristesses qu’elle n’ouvrira plus à celui qui rêve encore …


« Oui les hommes se réveilleront, avec la blessure de la vallée…
Les zombis d’un monde qui n’est plus leur …
Oui …
Et Hypnos sera avec lui, fantôme qui les suit …
Rien n’arrêtera les créatures, rien n’arrêtera ceux qui rêvent à la douce chaleur de l’espoir …
Qui sais peut-être là-bas il reviendra … »



Elle a murmuré, puis plus fort, blotti contre celui qui la tiens, la submerge de sa force.


« Les créatures seront ! Unis, fortes aimants, l’armée des morts mon amour …
L’armée des désespéré, l’armée des rêves …
Si puissante …
Nous pouvons tout ici, nous sommes tellement plus fort que les hommes … »



Puis elle laisse son savoir sur ses lèvres pour que le recueille la chimère qui attend, affamé par la connaissance, épuisée d’attendre, crevé de rêver sans pouvoir agir.


« Je n’aime pas Mary, elle est chef, véritablement …
Les séparatistes lui en veulent pour avoir pris un mauvais choix, un autre aurait fait pire …
Ceux qui la suivent lui sont vraiment fidèles, ils ne la laisseront pas …
Il va falloir prévoir de quoi l’enfermer, elle et les autres, sans risquer de rébellion …
Elle est enflammée mais calme, sure, elle ne sera pas si facile à attendre …
Tellement si on y pense … Cela m’étonne qe personne ne l’ai déjà fais.
Tout les deux, cela doit rester entre nos mains … au début du moins … »


Avouer sa peur, sa peur d’obéir, sa peur de devoir suivre, son désespoir de mauvaises décisions. Elle a confiance en Chahîd, elle a confiance en son amour pour elle …
Mais les autres …
Ses chimères affamées ? Ses ombres cruelles ?
Les hommes n’y survivront pas …


« Le psychiatre cache son jeu, il ne se montre pas beaucoup, il est froid et gelé, on dit qu’il n’a pas d’âme.
Rares sont les ombres qui ont envie de s’approcher de son coeur …
Maxime fera tout pour Mary, il viendra lui aussi, de lui-même ou non.
Il y a la gamine et sa mère, je ne les ai pas croisé, on dit que la femme peut se montrer tigresse pour protéger la fille. La gamine est dangereuse, c’est la rumeur qui le dit….
Il y a un guet mais peu efficace, les hommes sont sans défense ou presque …
Ils ont tout perdu de leur puissance ... »



Elle leur en veut d’être faible, misérables, juste des cartes, des petits jouets, ils auraient pu être puissants …


« Mon oiseau viendra ici, cela est inévitable …
Nous pouvons aller chercher Mary sans elle je pense …
La connaissant elle trouvera bien le moyen d’être mêlé a la danse … »



Elle pose ses doigts sur le visage de Chahîd, serpente ses traits, caresses ses courbes. Puis ses lèvres se tendent et l’embrasse longuement. Angoissée elle ne dira rien de ses peurs, tiraillée par la faim elle se taira aussi …
Elle le laissera rêver, elle s’empâtera dans ses songes, se perdra dans son cœur …
Mirahil sera heureuse dans son amour, malheureuse dans ses choix …
Elle sera …
Sa muse s’il le souhaite…
Puis sa passeuse quand viendra la réussite …
La passeuse …
L’aveugle grise perdue, désespérée …
Qui ramènera pour lui les morts à la vie …

Déjà elle s’éloigne, maîtresse de ses jambes elle reste cependant hésitante, s’appuyant sur les gestes de la chimère pour ‘entendre’ les distances … Déjà elle prend sa main et l’emmène près de la porte.


« Chahîd allons-y !
Maintenant !
Tout de suite !
Avant que l’église ne soit connue.
Amenons Mary au repaire des loups …
Les humains ne pourront retrouver nos traces si facilement, on se fera entendre, ceux qui savent se dépêcheront de venir …
On va réveiller la colère de la vallée, faire enfler sa rage, détruire ses choix …
L’espoir résidera dans l’église comme la révolte, la révolution, tous ses mots si beaux que nous brandiront comme étendard …
Viendront les créatures, viendront les hommes …
Bousculons tout ce bordel, détruisons les limites …. »




La folle se tait, la folle se mord, la folle joue encore. Dans le silence de la vallée elle entend …
Il y a la vallée là, sur son grand cheval noir qui hennit, lui aussi se perd dans le jeu, le fracas de ses sabots sera le rythme à tenir …
La dame conscience qui a attendu, loin de la folie de Chahîd, comme effrayé par la chimère, elle ne peut l’approcher, elle ne peut raisonner l’aveugle …

Mirahil s’immobilise, statue elle a ouvert la porte, ses cheveux volent doucement.
Elle ne voit pas …
Elle imagine …
La neige qui tombe paresseuse, le vent qui joue avec les flocons, les arbres sombres qui la rassurent pourtant.
Les traces de pas d’animaux, le gris du paysage …
C’est beau …
Cela la fait sourire …

Devant le spectacle elle se rend compte …
Elle ne pourra pas lâcher la main de Chahîd, elle ne pourra que l’handicaper …
Ses yeux morts la brûlent, leur absence la fragilise …
Elle ne peut pas ...
Pas encore …

Alors elle se recule un peu …



« Chahîd, prend mon cœur et emmène le dans ta chasse …
Mon corps reste là …
Demain tu m’apprendras à marcher, ce soir j’ai besoin de dormir …
Quand je me réveillerais j’espère que tu seras là, là tout près de moi …
Mary aussi …
Va chasser, va jouer avec la vallée et reviens moi !
Reviens moi vivant !
Sois mes yeux, sois mes pas …
Tu as pris mon cœur, va-t-en et je te rêverais ...
Chasse et je chasserais …
Ramène moi Mary … »



Alors doucement elle relâche la main pose de nouveau ses lèvres sur celui qu’elle aime et s’en retourne dans l’église …

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Chahîd
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MessageSujet: Re: Hypnos, quand le sommeil de la raison engendre des monstres.   Jeu 6 Déc - 17:53

Tout. Il enregistra tout comme une machine.
Tout ce que la grise pouvait distiller d'informations il le prit,
analysant,
classant,
triant,
devinant ce qu’elle tachait encore de lui cacher,
non
pas de lui cacher juste ce qu’elle omettait pour le protéger contre lui-même.
Il buvait ses paroles, avide, emporté, enthousiaste, amoureux
son cerveau fonctionnait à la vitesse d’un prédateur qui fond sur sa proie.
Son plan se parachevait avec les mots de la grise.
Il en était fou, il en était si fou qu’il aurait fait n’importe quoi pour elle,
pour dévoiler sa grandeur au monde des mortels.
Il souriait, savourant ses baisers comme un fruit mûr,
écoutant la moindre fibre de son être se donner.
Plus il la côtoyait plus il l’aimait
et plus elle avait de l’ascendant sur lui.

La bête innocente se sentait pousser des ailes
tandis que l'humain pervers fabriquait sa machine diabolique.

Miracle de l’amour ou fourberie de la Vallée....?
Chahîd la bête enragée s’humanisait,
sa physionomie même en était bouleversée.
Chaque retour à un état stable se traduisait par une modification morphologique
et un rajeunissement notoire.
Son visage avait retrouvé les traits du séducteur qu’il était à trente ans,
faisant chavirer les cœurs plus vite qu'un ouragan ne ravageait une ville
un pays.
Seules les cicatrices des combats, inhabituelles sur un visage humain auraient peut être pu trahir sa vie bestiale,
livrer les glyphes de ses orgies de sang.
Mais aux yeux d’un humain était-ce encore visible…. ?
La beauté est si...
fascinante pour le commun des mortels,
surtout quand le charme et l’intelligence,
masques devant l'infinie cruauté de la chimère,
parachèvent l’œuvre quasi-démoniaque.

La chimère avait senti cette métamorphose mais n’en avait dit mot.
Il était temps pour lui, de dire.

Chahîd s’approcha de Mirahil et plein de cette joie atroce qui le caractérisait parfois
il lui saisit les mains et les plaqua contre son visage en tremblant.


« Regarde moi, Alhem !
Regarde moi avec tes mains ! Sens !

J’ai changé, j’ai changé.

Ecoute moi maintenant avant que je ne te quitte encore une fois.
Mais peut être, peut être la dernière!

* Parce que chaque départ est douloureux,
de plus en plus douloureux.*


Je te demande de m’accorder une confiance absolue, tu entends !
Ce sera... ce sera difficile... pour toi... et pour moi...
Mais il le faut tu entends! Il le faut!
Dès que j’aurais passé cette porte Chahîd aura disparu,
tu l’effaceras de ta mémoire.

Comme je l'effacerais de la mienne.

Chahîd doit mourir pour quelques temps.
Quand je reviendrais avec la meneuse des humains je serais Gino,
tu entends !

GINO

Je suis un humain que tu ne connais pas.

Je t’ai trouvée inconsciente dans la neige,
j’ai vu que tu souffrais et je t’ai trainée jusqu’ici pour te soigner,
te réchauffer.
Je suis ressorti chercher de l’aide.

Tu ne me connais pas, tu entends, tu ne me connais plus!

Je veux que tu t’allonges et que tu joues la comédie.
Il te sera plus facile comme ça de ne pas me reconnaitre
et de ne pas avoir à répondre aux questions de l’humaine.
Je ne veux pas t'obliger à mentir davantage.
Mentir....

Tu ne m’as jamais vu.
Tu te réveilleras dans ce lieu sans savoir qui t’y a conduit.
Ce qui s'est passé avant.
Tu seras sage, douce et souffrante.
Je sais que ce que je te demande est difficile... mais...
mais fais le pour nous.

Quand je reviendrais je ne serais plus le même homme.

Je ne saurais rien des créatures de la Vallée,
ni de toi,
ni de moi,
ni de l’histoire des humains.

Quoi que je puisse lui dire garde confiance ! TOUJOURS!
Ne doute jamais, quoi que tu entendes tu comprends.
Quoi que je fasse.
Quoi que je lui dise.

Mon cœur est à toi Alhem, n’en doute jamais.

Je ne te demande que de m’oublier le temps qu’il faut pour mener à bien mon plan.
Et de m’éviter toute colère, car je sais que mon masque disparaitra alors et que la bête renaitra…. et nous serons en danger.
Seule la Rouge est susceptible de me reconnaitre,
je l’ai lu dans ses yeux

*parce qu'elle a lu dans les miens....*

Mais elle se taira.

*Parce que c'est un monstre, une folle, une fanatique,
un monstre bien plus cruel que moi... qui a bien trop souffert pour ne pas souhaiter l'apocalypse....*


Acceptes que je ne sois pas moi pour nous libérer mon… amour…
Acceptes et mords-toi les lèvres si je dois jouer une comédie qui te blesses.
Si je suis l'instrument de torture, parfois.
Je ne toucherais à aucun humain, sauf en cas de danger.

Cette comédie est la seule condition pour que cela se fasse sans verser une goutte de sang.

Alhem.
Alhem….
A LHHHHHHHEEEEMMMMMM !

Ce nom je ne le prononcerais plus que dans le secret de mon âme.
Je te le soufflerais à l’oreille loin des hommes et des créatures. »


Il la serra une dernière fois contre lui dans une étreinte désespérée, savourant ses lèvres,
respirant son odeur et dévorant son corps en pensée.


« Ai confiance….
Un jour nous ne serons plus jamais séparés.
Un jour nous connaitrons le bonheur que nous ont volés les hommes,
toi et moi.
celui que certains ne connaissent jamais, mêm en rêve.
Je t'en fais la promesse.

Je suis GINO maintenant,
entiendes ?
GINO ! »


Il s’arracha à elle et passa la porte ,
laissant Mirahil sur le seuil enrubannée de filaments de neiges
qui s'enroulèrent autour d'elle avant de s’engouffrer dans la petite chapelle.
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Mirahil
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MessageSujet: Re: Hypnos, quand le sommeil de la raison engendre des monstres.   Jeu 6 Déc - 21:48

Il était beau, terriblement beau, ses doigts sentaient la beauté, la si grande beauté qu’elle haïssait déjà.
Sa malédiction, sa profonde malédiction, celle qui avait brisé sa vie d’enfant, celle qui avait noirci le cœur de la femme. Sa beauté, c’était elle au début, celle qui la poussait a vendre son corps, à se nourrir des hommes. Mirahil était aveugle, sa beauté était moins obsédante, ses contours moins désirables peut-être. Protégé par cette absence, par ce manque au milieu du visage, elle se sentait peut-être mieux. Maintenant le danger n’était plus sur elle, mais entre ses doigts. Ce visage aux traits moins sauvage, les yeux de cristal dont elle se souvenait, ceux qui l’avaient volé à son cercueil de glace, les yeux affamés de celui qu’elle aimait …

Il était parti presque, elle l’arrêta avant qu’il ne s’en aille complètement.




« Quand tu franchira cette porte je ne te connaîtrais plus, quand tu franchiras cette porte j’aurais jusqu’à même ton pas …
Tu me quitteras, je te renierais mon amour …
Je ferais ce que je sais faire, je serais la putain d’Hypnos, j’accomplirais le plan, toi aussi tu devras m’oublier …
Et puis quand tu auras accompli ton plan, tu reviendras …
Il faudra me chercher mon amour …
J’espère qu’il ne sera trop tard …
Mais, si tu reviens, sache que je ne te laisserais repartir,
Si tu me trouves, tu devras accepter …
Ne plus jamais repartir, jamais … »



C’est une menace douloureuse entre les lèvres de la grise, déjà il s’en va, déjà elle est seule et le bruit de son pas est loin.
Elle attend …
Elle attend …
Puis alors qu’elle est bien sure qu’il n’est pas là, elle se laisse s’écrouler. Elle gémit, elle gronde, elle soupire. Des larmes par milier dans son horizon gelé, sa colère, sa rage et son désespoir …
Elle résonne l’église au nom de ce sentiment, à jamais hanté par ses lèvres sui pleurent, à jamais hanter par l’amour impossible.
Elle était folle ! Folle de croire ! Folle d’aimer ! Folle de Haïr …
Une menace douloureuse, une vérité a demi dite, elle ne veux pas empieter sur ses rêves, elle ne pas lui faire mal ...
ELle lui laisse son choix ...

Doucement, profondément, violemment, elle plonge …




« VINCENT !
Vincent, viens, viens je t’en supplie, maintenant, tout de suite, viens chercher la louve qui s’est perdue la folle qui est morte ! »




Il ne vient pas, elle se relève rapidement.
Il ne viendra pas, elle n’appartient plus a sa meute, paria, apatride elle a choisis la souffrance à la facilité. Son cœur étouffe, son cœur la brûle, elle se meurt …
Elle a tout perdu, elle a vendu son âme a la vallée en souhaitant lui échapper.




« Non ! Tu ne reviendras pas ! C’est sa hein ! La putain du diable je suis et je serais !
Une putain ombre au service de la vallée ! Juste un croque mitaine …
Un souvenir, qui me hante, qui te hante, qui nous hante … »



Elle se perd …
Elle remonte …



« Quoi que je puisse lui dire garde confiance ! TOUJOURS!
Ne doute jamais, quoi que tu entendes tu comprends.
Quoi que je fasse.
Quoi que je lui dise. »



« La confiance mon amour, oui la confiance …
Tu verras de toi même a quel point je peux aimer la souffrance, tu verras la profondeur d’un désespoir …
Tes rêves me brûlent, tes rêves sont mon fardeau, le poid sur mon épaule, la flèche dans mon cœur et les épines de mon âme …
Je préférerais ne jamais te connaître, je préférerais ne jamais t’avoir rencontrer …
Je sui morte mon amour, je suis morte une seconde fois au moment même où celui que j’aime à disparu …
»




Elle arpente, la grise se blesse au mur, s’écrase, chute et se relève. Sa rage, son désespoir est telle qu’elle en oublie la raison et le sens, si elle pouvait ouvrir la porte elle le ferait, si elle pouvait aller appeler à son aide la bête elle le ferait …
Mirahil est seule, la solitude la prend comme un étau, la violence de son choc, la faiblesse de son âme la transverse et perce les remparts de sa lucidité, de son désir d’amour et d’alliance …

Elle sombre dans une folie qui la broie …
Elle remonte …




« Alhem …
Ce nom je ne le prononcerais plus que dans le secret de mon âme.
Je te le soufflerais à l’oreille loin des hommes et des créatures. »



« Chahîd est mort, Alhem es morte, ne le vois-tu pas …
Ne le vois-tu pas ?
Je …
Je serais le fleuve qui se perd, la veillée qui s’éteint, la colère qui se calme, la terreur qui s’enfuit, je serais la marée qui monte pour tout oublier, le fracas d’un cheval sur un cœur mort, le silence de notre amour …
Je déteste le silence, je déteste cela, tout cela …
Alhem ….
Il n’y a plus de rêves, il n’y a plus d’espoir, il n’y a plus rien …
Où as-tu cru voir mon amour ?
Je ne merite pas ce nom, je ne suis pas ce nom, juste un mirage …
Juste un pale souvenir …
Un fantôme ! Voila ce que je suis, un fantôme d’une existence d’un fantôme, c’ets drole hein ?
Si drôle …
A en crever …. »





« Ai confiance….
Un jour nous ne serons plus jamais séparés.
Un jour nous connaitrons le bonheur que nous ont volés les hommes,
toi et moi.
celui que certains ne connaissent jamais, mêm en rêve.
Je t'en fais la promesse. »



« LA promesse ….
Quelle promesse ?
Qu’est-ce qu’il y aura a ton retour ?
Une bête, une folle, une dégénérée qui ne verra plus, qui ne t’entendra plus …
Je suis en deuil mon amour, une grise en noir c’est triste, si triste que je préférerais en rier …
Ne te rie pas de moi …
U ne le fera jamais …
Ce ne sont pas les hommes mon bourreau, ce ne sont pas les hommes … »




La grise s’écroule sur un lit improvisé. Déjà elle ressent ses blessures, déjà elle les aime, car elle sait qu’avec elles, son cœur ne risuqe rien. Il les possédera et ce à jamais …




« Oui Gino, toi que je ne connais pas …
Va chercher Mary, embrasse la, parle lui …
Tu sais si elle te voit comme tu es, elle t’aimera …
Fais d’elle ta femme, fais d’elle ta reine, de moi ta prisonnière …
Et quand tu n auras fini avec elle, Mary subira les tourments de son âme …
Je ne la tuerais pas … Non …
Je la harcèlerais, je la maudirais de toute mon âme, je la hanterai …
Jusqu’à ce que chacun de ses pas soit un calvaire, chacun de ses gestes un monstre de douleur, jusqu’à ses yeux soient sec d’avoir trop pleurer …
Elle paiera …
J’entrerais dans ses rêves, lui dévoiler la puissance du coup, des coups, qu’elle me portera …
Tu verras mon amour …
Tu verras combien je peux haïr quand je l’aurais rendu folle … »



Elle se lamente, son corps est pris de tremblement, sa souffrance aux yeux est bien peu quand son cœur se déchire …

Sa folie la reprend, sa folie la soulage, sa folie l’enfonce …




"On m’a appris à marcher
On ma dit dépêche toi
Il n’y avait pas de temps a perdre
On m’a appris à courir
Pour fuir la souffrance
On ma appris à compter
Pour savoir le prix de l’argent
On m’a appris à lire et à écrire
En secret une fille qui m’aimais bien
On m’a appris à haïr
C’est si simple : haïr
On ma appris à se taire
Le silence est tellement douloureux
On m’a appris à craindre
C’est facile de dominer
On ma appris à ne jamais offrir sa confiance
En brisant mes ailes dès qu’elles repoussaient
On m’a appris à détester mes rêves
Ils ont presque réussi à me pourrir.
On m’a appris à baiser
On m’a appris à séduire
On m’a appris le regard au bon endroit
L’instant de la seconde trop précieuse
Pour faire battre des cœurs …
Si fort …
Et pour les éteindre en un claquement de doigts …
Je ne sais pas aimer
Je ne sais pas aimer Chahîd …
C’est ce que je croyais …
C’est ce que je croyais …
J’ai peur de séduire pour faire souffrir.
Il suffit de si peu pour faire mal.
Un claquement de doigt, un regard, un geste, un mot …
Je ne sais pas prendre dans les bras.
Amante de milliers
Aimante de personne
Puisque tu es mort …

Je suis le vice reconstitué, une fausse pureté …
Une violence, qui sommeille ivre dans mes bras …
Le désir calculé pour celui que je veux …
Je suis une veuve grise qui erre pour filer sa toile.
Immense, vent de sourires, de larmes et de rêves. Elle englue, puissante …

Ce n’est pas moi que tu as aimé …
C’est ce que l’on a fait de moi
Un objet de séduction, une arme, une mort incarnée, une amante qui a connu tellement d’hommes et de femmes, qui fut pour eux veuve, qui fut pour eux le prédateur ….
Je ne sais que ce que l’on m’a appris : je sais faire mal, je sais séduire, je sais faire souffrir ….
Pourquoi Chahîd ?
Pourquoi tu as fermé la porte de l’antre des chimères ?
Pourquoi tu m’as préféré le froid et la solitude ?
Pourquoi c’est de la séduction dont tu as besoin comme arme à la belle Mary ?
Pourquoi ?
POURQUOI ?


Je serais ….
Le feu qui gronde, l’amour qui enrage …
La pute sur son trône qui créera de son corps le clan …
Celle qui enlacera les chimères, l’ombre qui se vend au nom de sa folie, l’ombre qui ne veut d’argent mais qui fait de son corps une arme …
Une pute reste toujours une pute …
Maintenant que tu es mort tu ne pourras en souffrir … »




La grise a crier , grondement venant de son âme apeuré. Puis elle baisse la tête, presque honteuse maintenant, ses cheveux cachent son visage, entre ses lèvres de nouveaux les mots dansent, comme l’océan lointain, comme un rêve oublié, une folie qui se s’élève et qui vit dans l’instant de ses lèvres grises qui murmurent. Elle le croit la ...



« Dans le froid de l’hiver la violente s’ouvre, fleur de cristal, de givre et de larmes, fruit d’illusion, rêve d’une folle, elle s’étend fol carnage du vent qui fait d’elle sa reine. Glacé son cœur est le gel qui s’étend, ses pétales la mort qui embrume, et son dessin : la poésie des fous qui vagabondent pris entre ses lèvres dans l’océan de son âme de brume. Vide, un abîme violent qui attend patiemment ses nouvelles victimes. Son odeur est un délice des sens, une toile qui s’élance, une danseuse qui s‘écroule sous le poids de sa danse. Sa saveur, un poison qui fait naître l’écarlate entre les lèvres de l’ivre qui cru voir en elle une beauté dans un voile de neige. J’aimerais mettre la fleur violente dans mes cheveux. J’aimerais Chahîd … Comme tu aimerais que ce soit mon humanité qui erre dans mes bracelets et non plus dans mon cœur. Mais je suis ! Humaine violente, rêveuse. J’aurais pu être chimère, mais je ne le suis pas, j’aurais pu être raisonnable mais je ne le suis pas, j’aurais pu te suivre dans tes rêves les plus fous, dans tes désirs d’extermination mais je ne le suis pas.
Je ne suis que la folle qui rêve de paix, celle qui regrette d’avoir volé ton cœur de peur de le blesser, celle qui rêve éperdu sans prendre le temps de séparer la réalité de ses illusions. «




Puis elle se rappelle il est parti …




« La maudite, l’amante, la mère, la tant haie...
Tu vas voir ce qu’est une femme qui se bat à la fureur sans sens d'un rêve perdue.
Je n’ouvrirais plus jamais mes yeux, je n’ouvrirais plus mon âme, mon cœur …
Vincent qu’ais-je fais de moi ?
Mon maître mon mentor, celui qui tenait les rênes de ma vie sans restreindre ma bouche. La furie avait une raison …
Il n’y a plus de raison …
Un champ de ruine, juste un champ de ruine …. »




Elle répète ses mots, une fois mille fois, jusqu’à ne plus entendre le sens. La dame conscience est là près d’elle, si près, elle ne peut pourtant lui parler ni la toucher, il y a trop de douleur, tellement de violence qu’elle en perdrait la vie …

Elle s’endort pour se réveiller quelques secondes après. Juste un peu de repos dans son âme démantelé pour aussitôt reprendre …




« Oublier …
Tout oublier …
Le pas, l’allure, les doigts, la douceur, la rage, le silence, les paroles …
L’odeur, la saveur, la violence, l’amour, la haine, les yeux, les mots ….
Tout ce qui fut toi …
Toi ce que j’ai perdu …
Car quand tu reviendras il n’y aura plus rien, anéanti je suis et serait …
Demain sera un nouveau jour, demain j’oublierais tout …
Je peux mourir un nombre étonnant de fois mon amour … »




Elle délirais, sa voix devenait tantôt murmure tantôt hurlement et quand enfin il n’y eut plus que le silence alors l’église cessa de résonner.
Blanche elle accueillais la morte, souvenir d’une religion elle surveillais le repos d’une morte …
Chahîd par de simple mot avait briser en elle ce qui soutenais son âme. Fragile elle s’était laissée balayé …
Lucide elle avait su qu’en franchissant cette porte Chahîd allait se trahir, la trahir, mais cela n’avait plus d’importance …
La femme avait sombré …
Elle était maintenant …
Bien plus forte, bien plus désespérée …
On ne pouvait plus déceler sur son visage que l’ombre d’une fatigue et son corps ensanglanté, effrayant par sa blancheur et la contraste avec l’écarlate se reposait …



Alhem était morte …
Ressusciter les morts …
Qui donc pouvait le faire ?

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MessageSujet: Re: Hypnos, quand le sommeil de la raison engendre des monstres.   Ven 7 Déc - 12:48

« Quand tu franchira cette porte je ne te connaitrais plus,
quand tu franchiras cette porte j’aurais oublié jusqu’à ton pas …
Tu me quitteras, je te renierais mon amour …
Je ferais ce que je sais faire, je serais la putain d’Hypnos,
j’accomplirais le plan, toi aussi tu devras m’oublier …
Et puis quand tu auras accompli ton plan, tu reviendras …
Il faudra me chercher mon amour …
J’espère qu’il ne sera trop tard …
Mais, si tu reviens, sache que je ne te laisserais repartir,
Si tu me trouves, tu devras accepter …
Ne plus jamais repartir, jamais … »


Ces mots, ces mots affreux pénétrèrent son âme comme une dague empoisonnée
brutale
enfoncé dans ses chairs,
déchirant tout sur son passage.

Il marchait déjà s'éloignant d'elle avec une seule envie revenir
et tout abandonner pour n'être plus qu'avec elle
chair de sa chair
sang de son sang
mais il résista,
pour la liberté
sa liberté à elle
et la sienne.

Non aucune douleur ne devait l'empêcher d'accomplir le grand œuvre d'Hypnos.
Enfin il sauverait quelque chose, enfin tout ne serait pas perdu
et il le ferait pour elle
et pour ces enfants qu'homme il ne pu sauver.

Il hurla dans la Vallée


"Tu vivras !
Tu vivras !
Je revendique ce droit de t’aimer et de te chérir un jour dans la lumière !
De t’aimer aux yeux de tous, monstres que nous sommes
Morts plus vivants que ceux qui ont renoncés !
Et s’il faut pour cela retourner la terre,
S’il faut que j’aime ceux que je haie,
S’il faut que je me taise à jamais je le ferais
S’il faut renverser les lois de la Vallée
S’il faut que je vende mon âme au diable
S’il faut que je renonce à ma vie de chimère
je le ferais
S’il faut dévaster le monde
je le ferais
Je t’apporterais mon cœur sur un plateau d’argent
Je t’offrirais ma colère, mes rêves et ma rage pour qu’elle t’aident à vivre
Pour que tu vois un jour ta beauté
Pour que tu cesse de te mentir
Pour réparer celle qui a vendu ses charmes par… par….

Grande Putain de Babylone ! Gloire à toi !
Gloire à toi qui a fait plier les hommes autour de toi et les a fait ramper comme des larves à tes pieds !

Que Ton règne arrive !

Tu vivras mon amour!
Tu vivras!
et ils payeront la souffrance que tu endures ! »


Il se mit à courir dans la neige, bondissant comme un fauve
tachant d’éloigner la grise au plus vite pour s’arracher à sa douleur.
S’il ne partait pas maintenant il ne pourrait jamais la quitter.

Pour la première fois de sa vie de chimère des larmes roulèrent sur sa peau brune, givrant sur ses joues.
Il souffrait.

Etait ce encore la Vallée qui dans ultime pied de nez lui offrait ce don des larmes ?
Etait ce un lieu si monstrueux qu’une créature puisse encore souffrir au-delà de la mort,
au-delà de tout.

Un mensonge de plus.
Une supercherie atroce ?

Chahîd pleurait comme un enfant perdu dans l’obscurité.
Il aurait aimé disparaitre, renoncé, mais c'était impossible.
L'ultime résitance de cet être condamné à ne jamais renoncer.
Car la rage de Chahîd est sans borne.

Ces larmes le surprirent, il les gouta sur ses lèvres,
étrange familiarité de ce gout de sel.
Comme une fleur séchée retrouvée par hasard dans un livre après des années.
Parfum surannée d'une mèche de cheveu oubliée au fond d'un tiroir.

Son visage se fendit pour laisser échapper un cri qui resta bloqué dans sa gorge.
la bête en lui se révoltait.
Il grogna.


« Espèce de connard ! »


Un rire plein d’amertume, de rage et de joie mêlée résonna dans la Vallée puis il s’enfonça dans la forêt , enfin prêt pour la métamorphose.
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Mirahil
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MessageSujet: Re: Hypnos, quand le sommeil de la raison engendre des monstres.   Ven 7 Déc - 21:44

Son corps est pris de mille tourments, il refuse de tuer Alhem, il refuse de tuer ses rêves pour se plier à ceux d’une monstre qui a dévorer son cœur et qui ne siat pas le garder sans le rendre malade …


"Tu vivras ! »


Entendit il son cri ? Non il ne pouvait pas, ce n’étais qu’un gémissement, c’était la dame conscience qui avait hurler de rage et de haine, il blessait la grise avec ses promesses qu’elle haïssait … Le cri reveilla Mirahil, soudian debout, tenant a peine sur ses jambes, elle entendit, elle entendit les mots douloureux, l’hurelemnt de son loup.


*Suis-je ta lune ?
Ta lune qui ne rêve de soleil, la lune que tu veux illuminer…
Ton satellite que tu veux étoile …
Je ne suis pas une étoile …
Juste une étoile de la mort …
Juste la nuit qui se reflète, le cœur des femmes qui hurlent …
Mais suis-je même la lune ?
Non je ne suis pas assez belle, pas assez lumineuse ?
Suis-je même ton satellite ?
Ou ta libido de chimère ajouté à tes croyances humaines ?
Un désir d’être de nouveau ce que tu n’es plus en te forgeant une compagne …
Tu me veut se que tu te veux …
Je ne veux être que se que je suis … *


Ces mots la déchirent mais elle ne sait si elle doit le croire ou non, il la réveiller, il la réveiller de son sommeil, de sa force, l’incompréhension la prend et la tord de douleur tellement elle ne sait que penser.



« Tu vivras !

Je ne veux pas vivre, je suis l’immatérielle, celle qui se perd sans matière ….
La morte qui rêvait ….

Je revendique ce droit de t’aimer et de te chérir un jour dans la lumière !

Revendique !
A qui ? a toi, c’est en toi qu’il te faut passer tout cela, je t’appartenais, j’étais pour toi. J’avais tout perdu pour tout t’offrir.
Mon existence passée est morte pour toi, je suis devenue ta louve et non plus la louve …
Ce n’est pas si simple que cela n’en a l’air...


De t’aimer aux yeux de tous, monstres que nous sommes

Alors je ne suis qu’un monstre pour toi ?
Je suis, c’est vrai, et je serais tellement pire demain encore …
Et alors …
Les yeux de tous peuvent observe l’inceste et le trouver beau …
L’amour de la haine et du désespoir …
Tu croyais si peu en moi ? Si peu en nous ?
Je devrais te haïr pour oser hurler que les apparences nous sépare …
Hollow Dream n’est pas la vallée de l’éthique …


Morts plus vivants que ceux qui ont renoncés !
Et s’il faut pour cela retourner la terre,


Ne touche pas à la terre, ne creuse pas les trous, ne detruis pas ce monde …
La vallée des maudits …
Tu le vois cette malédiction elle rage encore tandis que tu t’en va …


S’il faut que j’aime ceux que je haie,

Soit hypocrite, vas y !
Tue en toi ta beauté !
Brûle la pureté qui vibre en toi !
J’aimerais tant ne pas t’aimer comme je t’aime …
Va, deviens !
Alors que ton visage déjà me vole ta présence, me vole tes mos …
Va lui murmurer un faux amour, viens me détruire de tes paroles …
Tu ne pourras pas, il n’y a plus rien mon amour …
Il y a encore je mens …
Mais demain tu verras, …
Quand le cercueil de glace te tuera …


S’il faut que je me taise à jamais je le ferais

Tu te tairas a jamais …
Tu ma laissera seule a jamais …
Est-ce cela que tu viens de dire ?
Est-ce cela que tu m’infliges ?…
Alors tais toi !
Que tu as honte de moi, si tu ne peux accepter notre amour ?
Tais toi ! Engourdis toi de tes rêves pour croire en ce que tu fais ….
Et laisse moi, laisse Alhem la morte …
Tu entends pas elle agonise entre mes mots, elle disparaît dans sa douleur ….
Un amour maudit par celui même qui le défend …



S’il faut renverser les lois de la Vallée

On les avait renverser …
C'est toi qui leur donne pouvoir ...


S’il faut que je vende mon âme au diable

Vend ton âme au Diable, je les fait il y a bien longtemps …

S’il faut que je renonce à ma vie de chimère

Et rester homme à jamais ? Et rester loin de moi a jamais …
Je te hais pour cela, mais pourquoi tu parles encore pourquoi ?
Pour me brûler entièrement avant de t’en aller ?
Est-ce le champ de ruine que tu cherchais ?


je le ferais

Tu le feras …

S’il faut dévaster le monde

Tu le dévasteras …
Et surtout n'oublie pas de me tuer ...
Avant ...


je le ferais

Tu le feras …

Je t’apporterais mon cœur sur un plateau d’argent

Je n’aime pas les plateau, je n’aime pas l’argent, je ne veux pas que tu me l’offre, car vois-tu je l’avais déjà …
Je l’avais quand tu était près de moi et toi tu le tenais entre tes mains …
Et tu le jettes à terre tu le piétine au nom de nous !
Quel beau couple que voila …
Regarde !
On s’embrasse tu me laisse seule aux grifefs de la bête au nom de ma sécurité …
Puis tu reviens quand la mort m’enlace …
On s’aime puis tu me laisse, avec juste quelques baisers comme preuve d’amour et ton désir de me rendre libre, m’éloigannt ainsi de tous bonheur …


Je t’offrirais ma colère, mes rêves et ma rage pour qu’elles t’aident à vivre

Tes rêves m’empêchent de rêver, tu me les offres pas tu me les oblige …
Ta colère c’est d’être de colère, je sui déjà empli de colère ne sens-tu pas ma rage alors que tu vas chercher le cœur d’une autre ?
Ta rage, ma rage, tu verras …
Je ne peux vivre alors que tu es loin, je ne veux que tu reviennes car je ne veux que tu partes …


Pour que tu vois un jour ta beauté

Je la hais ! Je la hais si fort !
Si profondément !
Vas-y ! Bat toi pour moi pour ce que je haie !


Pour que tu cesses de te mentir

Mentir ? C’est toi qui te mens, c’est toi qui me ronge, c’est toi qui vois en moi ce que tu aimerais voir en toi …


Pour réparer celle qui a vendu ses charmes par… par….

Par habitude, par désir, par envie, par manipulation ….
Pas a toi, sais-tu qu’avant de partir tu ne m’a même pas touché ?
Tu veux que je me sente belle et tu ne laisse même pas courir tes doigts sur mon corps, tu ne restes près de moi que quelques instants pour repartir comme si je n’étais qu’un monstre que tu veux humaniser, un être qui te répugne …


Grande Putain de Babylone ! Gloire à toi !
Gloire à toi qui a fait plier les hommes autour de toi et les a fait ramper comme des larves à tes pieds !


Gino n’aura pas le droit de me toucher, je ne pourrais subir ta fausse pitié, tes sentiments qui font de nous une victime …

Que Ton règne arrive !

Et tu comprendras peut-être ce que c’est de sentir le regard de celui qu’on aime poser sur un autre …

Tu vivras mon amour!
Tu vivras!
Et ils payeront la souffrance que tu endures !


Et toi ?
Qu’est-ce que tu payeras pour me traiter comme cela pour faire de moi un joyau puis une souillon, pour me faire croire pour me faire haïr, pour me tuer davantage comme si cela n’était pas déjà fait ? »




Le silence ... l’affreux silence, il la prend déjà à la gorge, sa conscience blêmit …
Puis elle s’écroula à même le sol. Safureur lui faisant perdre l'equilibre, le desespoir toute stabilité ...
Doucement, terriblement, méthodiquement elle tua Alhem sous les yeux angoissés de celle qui lucide observait l’agonie d’une femme aimante.
Elle le haïssait, vraiment, profondément …
Elle se haïssait de s’être laisser entraîner dans ses bras, d’avoir fais la poupée croyant juste l’aimer …
Alhem aimait, alhem devait mourir …


Soudain alors que cela faisait près dune heure que son esprit dormait, la dame conscience cria …
Un loup hurla dans la vallée d’hollow Dream …
Alhem était morte ….
Mirahil agonisante …
Détruite, elle était vide …
Juste prête à se reconstruire ….


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Mirahil
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MessageSujet: Re: Hypnos, quand le sommeil de la raison engendre des monstres.   Lun 10 Déc - 21:58

Et Alhem devient fantôme …
Le mirage d’un mirage, la mort d’une morte.
Silhouette légère, pâle et translucide elle pleurait de ses yeux gris ayant perdu toute beauté, elle pleurait car elle emportais avec elle les tourments d’une amoureuse, les sentiments si torturés, si bouleversé qui régnait dans son cœur.
Pale elle ignora la vallée et la dame étrange. Pleurant elle se maudissait d’être un jour né, impatiente elle rêvait déjà de la mort de la matérielle, celle qui se tenait a longée crispé et qui rêvait ….




Aveugle elle est aveugle, elle court, elle tombe pour se relever puis ‘écrouler, elle ne tiendra pas …
Court pauvre folle toi qui a affronté le diable, toi qui à rêver de mourir par les crocs du Dragon …
Foutu vallée … Même pas capable de tuer proprement …
Mais joue, joue ma belle avec l’ombre qui chute …
Elle va mourir … elle va mourir …


LA grise murmure ses lèvres laissent vagabonder des mots, il n’y a pas de sens, juste des nuances, des couleurs, du vide pour expliquer un trop, trop de douleur, trop de vertige, trop de rêve …



Rie la vallée aux chutes de la belle qui erre, malade, folle, poursuivi par la bête qui rêve de la dépecer et de faire de son corps son prochain joyau, la proue de son bateau … Le sang gris d’une ombre pour son bonheur, son sentiment, ses colères entre ses crocs …
Mais …


« Maxime ! »

C’est un souffle entre les lèvres de l’affamée ombre, cela fait combine de temps déjà qu’elle est là a formater son âme, pour Chahîd elle fera tout, elle fait tout. Pour lui elle détruit une partie d’elle, pour lui elle se reconstruit pour lui servir, n’être qu’un objet pendant qu’il joue son rôle terrible …



Le moulin, le beau moulin … enflamme …
L’instant parfait, trois êtres n’en faisant plus qu’un, la douceur, la violence, les nuances entre leur cœur et les contrastes terrifiant … Qu’importe ! Ils sont là, ils sont trois, ils vivent, ils respirent …
Dans cette étreinte qui renie tout ce qui est vallée, la dame sur son grand cheval regarde, observe, curieuse, ébloui peut-être …
Elle ne regrette pas que son dragon à laisser la vie à la femme de givre …
Car ….




Mirahil tremble ses ongles griffent son corps qui se débat contre son rêve …



Il la porte, elle le sent, elle le respire, elle l’aime simplement …
Puis …
Puis …
Puis …
NON !
Pourquoi ?
Pourquoi vallée alors qu’ils étaient heureux ? Pourquoi alors que l’avenir était là entre leurs doigts mêlés ?
L’ombre chute, les hurlements de Chahîd deviennent râles puis agonie. La chimère ne peut se battre contre le dragon, il ne veut s’enfuir …
Alors il reste, protégeant celle au sol qui ne peux rien faire.
ELle perd connaissance, d edouleur, de l'absence dans son coeur qui l'entraine bien loin, come un de ses gouffres dan slesquels on chute et dont on ne peux en sortir ni arriver au fond. Juste tomber, longuement, perdre goùt à la vie, perdre même sa rage, tout perdre, même ce foutu rêve d'esperer un jour ...


Mirahil se tord, elle se broie, se lamente, grogne sa rage. Pourtant endormie elle semble prise d’une crise violente pour aussitôt rester dans une torpeur inquiétante.
Elle dort …
Elle dort …
Ses traits se creusent un peu, légèrement, trace infime de sa faim galopante. La belle au bois dormant ou blanche neige attendant patiemment qu’on la réveille ...

Un bruit, quelque chose prêt de la porte. Où est-elle ?
La dame conscience lui parle, sa voix est lointaine et grave, triste mais sereine.


*Tu es dans l’église, reste ici, reste … Un homme t’y a emmené.*

La voix est lugubre, la dame étrange n’a jamais autant détesté Chahîd qu’à ce moment où elle la voix, seule désemparée. Mirahil ignore le fantôme qui suit chacun de ses mouvements et qui a cessé de pleurer. Mirahil arrive à se lever, chutant presque aussi sec elle arrive pourtant à la porte, l’ouvre pour aussitôt laisser son pied toucher quelque chose. Mirahil le prend et l’amène près d’elle.
C’est un jouet, un petit jouet qu’offre le père en guerre au fils qu’il a quitté. Silencieuse elle admire des doigts la finesse de l’œuvre. Dubitative elle se demande le pourquoi du comment, ne se rappelant pas de qui, qui pourrait avoir moindre rapport avec un cadeau pour elle.
Alhem souri, un peu, tristement, refusant le cadeau comme l’on refuse un pardon qui fait offense.
Mirahil repose le jouet et s’en retourne dormir, attendant quelque chose, ne sachant quoi.
Alhem ne peux plus le supporter, elle s’en va, loin très loin de la femme qui lui fait peur maintenant. Dame conscience parle mais ses mots ne sont pas entendus, la folie de l’ombre va trop loin, il est temps maintenant de se reconstruire.

Alors que la femme dort, les silhouettes se regardent, de loin, pensive. La vallée sourie, tristement, c’était trop facile … L’ombre grise est déjà entre ses griffes, presque de nouveau esclave …

Alhem est morte …
Et les rêves de la folle n’ont plus rien d’intense et grave.
Ce sont juste des rêves sans importance, ils ont tout perdu de leur beauté, ils ont tout perdu de leur valeur …
Morne et triste elle attend …

Les dames se perdent, les dames risquent e mourir, elles le sentent, sans lucidité mais sans rêves non plus elles risquent de se perdre …
Et alors plus rien ne sauvera Mirahil de sa perte …

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Xarha
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MessageSujet: Re: Hypnos, quand le sommeil de la raison engendre des monstres.   Lun 10 Déc - 23:22




C’est quoi ce bordel ? Putain de merde ! C’est quoi ça ?



Elle s’avance à travers la pénombre. Quelque chose est allongée là. Quelque chose d’amorphe et de mouillé. Malgré tout, sans peur, elle la touche cette chose, découvre la douceur de la peau, et en reconnaît la couleur. Elle recule soudainement, se heurte à un banc de l’église.

Avant qu’il soit trop tard.

Elle se détourne et se cache, l’observe, terrée en silence, comme un petit lapin camouflé dans le fond de son terrier. Elle regarde la renarde délirante, reconnaît dans ce triste spectacle les effluves du trip au LSD qu’elle se tapait si souvent, avant. Un mauvais délire. Mauvais, oui, sûrement, il n’y avait pas d’autres mots pour qualifier tout ça.[


C’est quoi ça ? Pas grand-chose à vrai dire. Une poussière, une saleté, une vilaine fille qui reçoit son juste châtiment. Pas grand-chose.

]C’est con de dire ça, c’est con de penser ça.

La chose avait dormi, avait déliré, avait pleuré, s’était tordu en tous sens. Plusieurs fois déjà, Xarha avait voulu la réveiller, lui rappeler, la ramener à la vie, mais au dernier moment elle se retirait de la bataille, guettant la prochaine crise de démence, et surtout, entendant à travers la bouche de la Grise trop de choses pour agir. Elle restait là, surprise, scotchée.


C’est donc ainsi qu’elle la trouva, une soirée d’hiver, étendue et sanglante sur le sol, alors qu’elle s’était enfin décidée à revenir et à parler à Chahîd, à lui enfoncer dans son petit crâne tout le mépris et l’arrogance qu’elle pouvait avant de lui dire ce qu’elle devait lui dire. C’est ainsi que, en entrant dans cette grande église glacée, en frissonnant et en remettant calmement ses mains ses poches, elle avait encore une fois…basculé.


Ainsi, elle était repartie, terrorisée sûrement, puis était revenue, et repartie, dans un ballet incessant, rongée par le pire des remords, jusqu’à finalement prendre place dans le coin de l’église et veiller sur son ange pâle.

Qu’est-ce qu’il faisait, l’ Ange, dans ses crises étranges ? Qu’est-ce qui s’était passé ? Plusieurs fois, elle crut comprendre des choses, plusieurs fois elle crut qu’elle pouvait comprendre quelque chose, mais elle avait toujours été amenée à être déçue.
Du reste, elle supportait plutôt bien la déception.



Ainsi donc elle avait gardé l’Ombre blessée, sans penser vraiment aux conséquences. Ça faisait si longtemps qu’elle avait froid, dehors. Elle avait trop peur de revenir à la bibliothèque, même si elle savait qu’elle devrait y aller, un jour. Mais qu’est-ce qu’elle en avait peur !

Le petit monstre humain se tint le plus sagement du monde, restant silencieuse, juste présente. Il était à peine sûr que l’ombre l’ait remarqué, tant elle semblait absorbée, épongée, détruite même par la foule d’émotions qui la cassaient en morceaux. Xahra comprenait très bien ce sentiment, alors elle savait qu’il valait mieux la laisser mener à bout son autodestruction, qu’il fallait la laisser allumer la mèche du feu d’artifice…quel qu’en soit les résultats.
Petite, sa mère lui avait dit qu’il ne fallait jamais réveiller les somnambules. Eh bien, avec les morts, c’était la même chose.
Le sommeil doit sûrement engendrer les pires monstres.


Elle survivait plutôt bien. Quelqu’un, quelque chose, et elle pensait savoir quoi, ramenait toujours de quoi se nourrir. Et des jouets, aussi.
La bouffe, elle en prenait une petite partie, elle n’en avait pas besoin de beaucoup.

Les jouets, elle les avait quasiment tous pris, tous broyés, tous moulinés, sauf un, parce que ce jouet là avait été si beau qu’elle n’avait pas eu le cœur de le pulvériser. Alors, ce petit jouet de prince charmant, elle l’avait glissé dans ses vêtements et le gardait au chaud contre son corps, et tous les autres, elle les démembrait astucieusement, les brûlait pour se donner un peu de chaleur.
Quand Mirahil parfois s’éveillait, elle se cachait un peu plus, et c’est comme ça que la Grise trouva un des seuls jouets en bois rescapés, car ce jour-là Xarha n’avait pas eu le temps d’aller le chercher, sinon, elle l’aurait tué.
Alors elle est heureuse quand elle voit son expression sur son visage. L’ombre non plus n’aime pas ce jouet, alors elle a eu raison de l’empêcher de voir tous les autres !



Et dès qu’elle se recouche, la Rouge se glisse vers le survivant et se dépêche de régler le problème. Il ne faut pas que des questions se posent. Jamais.


Et puis, enfin, elle finit par se décider la Rouge. Elle ne sait pas ce qu’il va ressortir de la chrysalide mortelle dans laquelle Mirahil s’est enfermée, mais ce ne sera sûrement pas un beau papillon. Il faut faire attention. Très.

Un chef d’œuvre de mort orchestré à ce point, c’est très fragile. Et elle-même pourrait en être la victime. Non, non, il ne fallait rien brusquer.


Alors elle pose délicatement la main sur l’épaule de l’ombre, et arrête de se cacher. C’est dur, ce toucher est glacial, et ça lui fait mal au cœur (oui, elle en a un, elle aussi !), mais elle le fait quand même. Quel que soit le spectre qui l’assaille au détour de ce réveil, elle le craint énormément, s’attendant à tout, et nourrissant la phobie intérieure de se retrouver avec une coquille vidée. Elle-même n’est pas digne de traiter quelqu’un d’autre comme une folle, ne sachant même plus comment on peut considérer quelqu’un fou, mais ce tableau lui noue l’estomac et lui donne envie de gerber, et ça, c’est fou.


La junkie se retient de partir, encore, après tout, n’a-t-elle pas assez eu de bad trip dans sa petite vie bien remplie pour avoir exploré les plus belles et les plus laides hallucinations ? Non. A Hollow Dream, c’est pas pareil. C’est jamais pareil.

Hollow Dream, c’est la drogue supérieure, l’héroïne de bourge, la défonce total.]

Et la chute qui accompagne l’envolée d’un esprit dans le monde qu’il se crée


-Hey….c’est fini, maintenant…tu peux….Te relever par exemple. Me sentir. Allez, l’aveugle, tu peux trouver la force.

Non, attends ! Attends…
Avant tout, je veux savoir…Est-ce que…

Est-ce que tu te souviens de moi …. ? de toi ?...


  • Dis moi que oui…*

    Pense-t-elle très fort. Oh, comme ça serait horrible, comme ça serait douloureux que, finalement, son désir le plus cher se réalise, que son Ange s’oublie et plonge sa tête blafarde dans l’enfer qui l’attend, que le sol repu s’ouvre sous ses pieds et l’avale lentement….

    Un peu comme une boîte de conserve. Où serait alors la forte Mirahil, la consciente, qui même aveugle se dirigeait, qui même dans le noir trouvait sa lumière ? Où serait-elle ? Pourrait-on la récupérer …. ?

    Mais si, au contraire, elle se rappelait de tout ? Et si elle la détestait ? Oh, non, non….

    Elle est tendue, Xarha, angoissée et paniquée à l’attente de la réponse fatidique. Et si elle la détestait encore ?....
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Mirahil
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MessageSujet: Re: Hypnos, quand le sommeil de la raison engendre des monstres.   Mar 11 Déc - 18:15


La rouge posa délicatement ses doigts sur la peau de celle qui délirait. Et doucement celle ci se releva, ses cheveux tranchants sur sa peau pale, si pale, comme saupoudré de neige pour être plus glaciale. Debout droite, elle reste, pétrifié devant la rouge, puis s’approche de son oreille et murmure …


« Oiseau, joli oiseau …
Tu sais …
Tu sais pas …
Alhem est morte. Alhem est morte et Chahîd aussi, tout les deux, dépecé par la bête.
La méchante bête a tué, après le moulin, elle a pris le sang de ceux qui rêvaient … »



Ses mots sont doux, ils s’échappent de ses lèvres doucement, l’ombre est glacé pourtant, dans son cœur il ne semble y avoir plus que sa folie, que ce qui en elle est absent. Sa voix est enfantine, terrifié aussi.



« Je me souvient de toi, petit oiseau, Xarha, la rouge qui croyait en un ange.
Dis est-ce que tu croyais en tes rêves aussi où était-ce juste des illusions passagères ? «



Ses rêves ne parlent pas, son imaginaire laisse devant elle le spectacle de la rouge, ses yeux bleus écarquillée mais serein, elle est loin de la vérité, si loin qu’elle se perd, l’odeur de la rouge l’appel, l’espoir qui veille en elle aussi …
Mirahil se souvient …
La danse des flocons, leur baiser volé, tout ce qui fut en elle en ces secondes …
Puis le moulin, sa folie, ses peurs, la rouge, entière violente, suicidaire mais bien humaine …
Déjà chimère quand on regarde bien, déjà colère, folle parmi les dément d’Hollow Dream.



« Tes plumes n’ont pas brûlées, j’avais peur pour toi, si peur …
Il ne faut pas que tu meurs, il ne faut pas mon oiseau...»




Xarha la réveillé et subtilement l’ombre se réveille de sa torpeur. Peu a peu elle reprend ses couleurs, nuances de gris, son visage moins maladif, Mirahil lève sa main pour se toucher doucement, redéfinir ses traits. Oui elle est bien elle … Mais la rouge à raison qui est-elle ? Qui est l’ombre dont elle observe le visage ? Quelque chose à reconstruire, des instants, des rêves, des sentiments qui sont mort quand est mort Alhem.. C’était qui Alhem ? Une folle sans doute, qui est mort dans l’instant où Chahîd a rendu l’âme, la chimère qu’elle aimait entre les crocs du dragon.
Déjà Mirahil oublie, éloigne Alhem, sont nom lui semble incohérent, bientôt il perd tout sens, puis toute saveur, il disparaît comme a disparu Chahîd, des fantômes qui disparaissent de son âme. La rouge est là, présente, palpable, elle la sens, elle la voit en dehors de ses doigts qui passent maintenant sur son visage. Xarha la sorti de son délire, l’ombre redevient Mirahil, une Mirahil étrange mais toujours là, avec des rêves, avec des choix, avec un but … Elle lui en est reconnaissant, l’ombre à l’humaine, de l’avoir sorti de ces moments qui s’effacent dans son âme. Sa mémoire est sélective, elle sait ce qui ferait mal alors elle annule certain mots, elle annule ses longues heures de démence comme on efface un tableau. Il est juste a repeindre. Avec des beaux mots et de gentilles images, pas trop non plus … Cela risquerait de faire tache.
Ou peut-être tout oublier et ne rien garder en elle, être vide pour ne plus penser, pour ne plus rêver, pour ne plus être …
Juste une outre où l’on a pris de l’eau, pour que d’autre la boivent et qui est, maintenant, vide, dessechée. Elle va mourir sans son utilité. Pourtant …
Pourtant il y a ses dames que Mirahil ne connaît pas, ses dames qui sont autour d’elle et qui retiennent es fils d eson existence. Elles ne veulent pas mourir ses dames …
Il y a :
La vallée qui attend, qui observe, qui lointaine et belle sert de modèle à l’ombre qui errait, un modèle imparfait que l’on hait pour ses ordres, mais un modèle de pureté, de violence et de sagesse…
La dame étrange, conscience, lucidité de l’ombre aveugle.
Alhem, loin si loin, le pale fantôme d’une rêve defund.
La rouge, celle qui ne sortit pas du cœur de la folle, celle qui n’est pas une projection d’une partie d’elle mais qui est … Sa sauveuse, l’oiseau qui peut voler, la violence qui peut être douceur …
L’espoir….

Quelques minutes passent …

Puis sa voix s’élève de nouveau, moins glacée, l’ombre se réchauffe près de celle qui la tiens, pilier de son âme. Oh la folle n’est pas lucide, elle ne peut plus l’être, mais juste un peu plus consciente.



« Est-ce que Maxime va mieux ?
As-tu revu Sélène ? »



La coquille vide se remplie de ses souvenirs
Lentement doucement elle serre près d’elle Xarha, seule refuge contre son délire, se laissant aller près d’elle sans rien comprendre de ce qu’elle fait là, dans une église paumée, là où plus personne ne croit, là où plus personne n’est.



« Dis où suis-je ?
L’église est-ce l’église ? »



Son visage semble balayé par une angoisse, puis se calme pour reprendre de nouveau sentiment, c’est la faim, c’est la faim qui règne sur la peau de l’ombre…
Son esprit se tend vers celui de la rouge, elle cherche, elle cherche la peur et en découvre une infime partie, l’ombre la dévore, puis entre en profondeur, fait de sa victime son pilier sans pourtant serrer plus fort les bras. L’ombre se nourrit, reprend de sa superbe, elle prend sans demander, sans offrir non plus. Pourtant elle offrira, elle offrira à celle qui est venu la sauver avant qu’elle ne s’extermine entièrement. Ce que la rouge veut, sans soucis, sans remord, avec plaisir. Xarha va hurler, Xarha va la rejeter elle attend, elle attend en se nourrissant de ses peurs, avec délicatesse, comme pour ne pas effarouchée la rouge, comme pour lui dire qu’elle ne crains rien.

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MessageSujet: Re: Hypnos, quand le sommeil de la raison engendre des monstres.   Mar 11 Déc - 23:27

















Ça marche pas comme ça ! Non, elle n’est pas d’accord, et elle ne le sera pas ! C’est quoi, ce résultat merdique ? C’est ça, le papillon qu’on essaie de lui refiler ? Attendez là….elle allait quand même pas se taper un papillon cinglé toute seule ? Devait y avoir quelqu’un, là-dedans, qui saurait comment faire disjoncter la bombe avant que ce soit elle qui y meurt….



Non ! Elle n’allait pas abandonner, jamais ! Pourquoi elle voulait l’y forcer ? D’un, c’était malsain, de deux, elle avait quand même d’autre choses à faire, non ?

Comme elle a peur soudain…seule et terrifiée dans cette étreinte d’outre-tombe…toute seule dans le noir avec un spectre sans couleurs…



Petit oiseau n’est pas sûr finalement de vouloir quitter la chaleur de son nid pour le gel hivernal et les rafales de vent. Petit oiseau hésite et n’ira pas plus loin.



- Tu me fais peur !



Cria-t-elle soudain.



- C’est pas toi ! C’est pas toi ! Va t’en ! Je veux Alhem ! ALHEM !



Toute tremblante, elle se contorsionne dans ses bras, gémit doucereusement, sans même se douter que Mirahil puisse la vampiriser. Non, ce ne serait pas le genre d’idée qu’elle se ferait d’elle, c’était pas possible…



- Je t’aurais reconnu sinon tu sais … ! Pourquoi tu dis qu’elle est morte ? pourquoi tu dis que Chahîd est mort ?

CHAHID ! Où est-il Mirahil ? Pourquoi il est pas là ?....





Elle plaque ses mains sur ses épaules grises, enfonce sa tête dans ses cheveux, respire son odeur, folle, ses mains descendent le long de la taille de l’Ombre, caresse les contours qu’il en reste, immatérielle entre ses doigts. Le petit oiseau essaie de battre des ailes, face au précipice qui l’attend.



- Pourquoi il est jamais là Mirahil ? …. Pourquoi tu…tu me fais mal… mon ange ?



Son visage se lève. Elle voudrait tellement embrasser ces lèvres remplies de gloss givré qui lui font face. Elle voudrait tellement.

Elle résistera !



- C’est l’église mon Ange, tu es à ta place ici…la statue de l’ange de la mort…Maxime je sais pas…Je sais plus. Je sais plus…



Elle voudrait l’embrasser. Si fort.
Ce qu’elle a dit. C’était horrible. Horrible. C’était vide.




- Je sais plus si j’ai envie de rêver encore tu sais….si j’ai encore la force de le faire…mais je continue…

Continue….

C’est une connerie de plus dans toutes celles que j’ai dit…je suis une connerie j’imagine…



Elle va l’embrasser. C’est sûr.




- Mais avec toi Alhem, c’est pas pareil…
Non ! Putain, non, pas cette phrase là, pas cette pensée là !
C’est vrai, elle aimait Alhem… Alhem qui ne lui appartient pas !
Alhem qui est morte selon elle-même…




- …..



Elle l’a dit, hein, elle l’a dit qu’elle était morte ? Elle a dit que….que…

Un gémissement de rage se meurt dans sa bouche.



- Mirahil !



Le hurlement trahit toutes ses émotions perdues.

- Qu’est-ce que tu as fait ? Qu’est-ce que tu as fait pauvre folle ?! Lâche-moi, lâche-moi, j’aime pas la façon dont tu parles, j’aime pas, j’aime pas, tu comprends ça ?! Alhem ! Qu’as-tu fait de toi l’aveugle ? Qu’as-tu fait …. ?Je pourrais pas…lui dire au revoir….Pas à Alhem…tu peux pas me demander ça…Alhem est pas morte ! C’est toi ! C’est pas toi ! Je veux pas tout perdre ! Pas encore mon ange, pas encore, j’ai tout construit, je veux pas reperdre encore, je dirais pas au revoir, je dirais pas tu comprends ! Je veux pas t’entendre dire qu’elle est morte ! Plus jamais ! Je veux pas t’entendre dire autant de conneries ! Pas de blasphèmes dans un lieu saint ! Je veux pas que ça recommence ! Je le dirais pas tu comprends ?...




  • Je sais que je dois le dire…*




- Je le dirais pas !



  • Tu vas m’y obliger Mirahil, je le sens….*


- NON ! Pas ça Mirahil, pas ça….Arrête, tu me fais peur….Pas d’au….revoir….non….Je veux pas…Qu’est-ce que tu as fait Mirahil ?




  • Tu t’es tuée, la morte ? Pour la combientième fois ?*




- J’ai trop cherché Mirahil, je te laisserai pas te faire ça.



  • Il y a tellement de choses qui ne se réparent jamais. Il faut pas te mettre parmi elles.*




Et dans un sursaut de force la torturée humaine, supplicié par le remous que provoquait l’Ombre avide de ses émotions, elle réussit à se dégager de cette étreinte qui la consumait sans qu’elle le sache. Elle retomba en arrière, s’affala sur le sol, les genoux tremblants et bourrés de bleus. Elle a perdu n’est-ce pas ?....



- J’ai perdu hein … ? J’ai perdu…





  • J’ai tellement voulu que ça ne recommence plus…*




Oh, et puis, soudain, l’écroulée, l’épave, se relève d’un bond et se met à courir vers la sortie, le son de sa voix s’enfle, et sa rage dégoulinante imprègne chaque petit mot.

- Chahîd ! Chahîd ! Où es-tu ? Où es-tu ! S’il te plaît….je t’en supplie…T’es pas mort hein ! Tu peux pas être mort ! Alors prouve-le moi ! Chahîd tu m’avais promis ! Me laisse pas là, pas toute seule … ! toute seule….Mirahil, c’est pas possible, c’est pas possible, il est pas mort, c’est pas possible, je t’ai entendu dans tes nuits de délire, je t’ai entendu parler de lui et de son projet ! Il est où alors ? Putain de merde, il est où ? Dis-le moi ! Si ce n’est pas pour moi, pour Alhem, il est pas trop tard …. ! Qu’est-ce que j’ai fait bordel…qu’est-ce que j’ai fait…les jouets c’est ça ? Les jouets, mais tu ne peux pas savoir toi Mirahil, tu peux pas...T’as pas vu les jouets…Chahîd !.... Me laisse pas …. !




Mais personne n’est là, personne ne se montre, et Xarha s’effondre avant d’atteindre la sortie . non, sortir, c’est trop dur, trop loin, trop difficile….parce que malgré tout, c’est l’enveloppe de son ange qui était là-bas, et elle l’a déjà dit, elle ne peut pas lui dire au revoir…


-Alhem...pourquoi ?



Elle regarde l’ombre, les yeux brillants, les lèvres fendues. Tout son corps est couvert de bleus, mais elle s’en moque, tant pis si sa carcasse osseuse cède, elle ne se sent plus, elle est juste paniquée, perdue, devant l’abîme de vide qui vient de lui faire face…
- Je t’ai…Je….aaaaaaaaahhh !!! Je LES ai accepté pour Alhem ! ILS m’ont rongé et pourri, mais j’ai subi !Regarde, je…je pleure…Ça va me rendre laide maintenant….encore plus que ce que je ne l’étais…mais j’étais belle avant, avant qu’ILS viennent ! EUX !!!!C’était pour Alhem que j’ai continué à vivre ! Alors jamais, jamais, jamais tu…tu…tu me feras croire qu’Alhem est morte…JAMAIS ! Nooooooooooooonnnnn ! Pas ça Mirahil ! Pas encore ! NON ! NON ! NON ! C'EST PAS VRAI ! C'EST PAS VRAI !




Roulant sur elle-même sur la surface glacée du sol sacré, elle étouffe ses cris de rage à l’intérieur de ses bras tendus, pour qu’ils ne soient plus que murmure. Le petit oiseau tombe du nid et devient grand. Le petit oiseau est le vautour qui se nourrit de la charogne.

Roulée en boule ainsi, elle empêche tous ces cris de sortir et se casse les cordes vocales.



Elle relève son visage défiguré.

Tu mens ! ….on fait pas ça aux gens qu’on aime…mais c’est pas toi hein ? c’est plus toi…c’est plus la forte Mirahil…c’est l’absence…Mais t’as pas le droit de me faire ça à moi…




  • Qu’est-ce que tu as fait …. ?*


- Parce que moi je t’ ai…




Sa voix se brisa. Elle essaya de poursuivre, parce que c’était important ce qu’elle allait dire, très important, mais elle avait tant crié, tant hurlé, sans prévenir, que maintenant elle n’avait plus de voix et restait muette malgré tous ses efforts. Seuls des bruits aigus de sifflement indiquaient ses efforts désespérés.

Trop tard, trop tard, elle ne saurait pas, le moment ne se représenterait jamais.


Son cœur plein et rempli se creva sur cette dernière syllabe imprononçable. Tout ses yeux semblaient criaient leur désespoir….mais Mirahil était aveugle, elle ne comprendrait pas…



Elle restait là, toute seule, vraiment toute seule…seule avec sa tête dégénérée…



*….me…*

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MessageSujet: Re: Hypnos, quand le sommeil de la raison engendre des monstres.   Mer 12 Déc - 21:17


Alhem ? ALHEM ?
Qui est Alhem ? C’est joli comme nom, doux à l’oreille, agréable à l’entente.
C’est beau et dans les lèvres de la rouge cela devient un nom magnifique. Celle-ci se libère, la grise effraie l’humaine c’est dans l’ordre des choses, cela la rend triste étrangement, cela la gène cela la broie.
Xarha oblige l’ombre a ne pas oublier Chahîd, à ne pas oublier celui qu’elle aime si puissamment qu’elle préfère mourir que de le voir dans les bras d’un autre. Tristement elle répond, inconsciemment elle pleure en elle, délirante elle murmure son secret.


«Chahîd est mort, parti, disparu, envolé …
Dans les lèvres du dragon, tu sais il n’aimait pas trop sa, pas notre union.
Il m’a volé au dragon Chahîd alors que nos cœurs battaient à l’unisson, il m’a pris comme compagne alors que la dragon rêvait de faire de moi sa chose.
Il en voulait à celui qui croyait pourvoir défier une bête …
Il est mort, l’autre est morte aussi … »




La rouge parle, la grise écoute, la grise se relève de son absence, elle se grandit par les mots de la rouge, elle se remplie peu a peu.



« Oui Mirahil c’est sa mon nom …
Enfin …
Celui que je me suis donné il y a longtemps, tu sais les noms on peut les tuer pour revêtir une nouvelle existence.
Des fois il y a que sa à faire, des fois on se laisserai mourir en gardant c’est nom …
Mirahil c’est sa mon nom … »




Elle délire, elle parle en délirant, elle se tait alors consciente qu’elle s’enfonce, elle ne comprend pas … L’ombre ne sait que dire, ne sait que faire, elle n’entend pas tout, elle ne comprend pas tout, la rouge s’agite, la rouge crie, si elle savait a quel point il n’y a plus rien elle serait partie sûrement. Ecroulée au sol, elle se meurt, c’est elle maintenant qui délire et l’ombre qui ne peut que l’entendre ne comprend pas.
Puis alors qu’elle ne s’y attendant pas la dame conscience a plongé en elle quelque instant et a pris le pouvoir, Mirahil est resté scotcher a entendre des mots qui n’était pas les siens, muette elle a attendu que la dame s’en aille.



« Il ne fallait pas continuer a vivre pour Alhem, elle était damnée avant même qu’elle ne puisse être heureuse, pas par la vallée, non pas par elle …
Juste par le monstre qu’elle aime, juste pour ce monstre qui lui a fait perdre.
Il faut, il faut que tu … »




L’ombre grise a repris le pouvoir, elle a éjecté la conscience, elle a fait disparaître la lucidité, elle a détruis la raison. La rouge murmure, sans voix.


- Parce que moi je t’ ai…



ET Mirahil comprend, et Mirahil entend, vraiment. La désespérée laisse paraître une surprise sur son visage, délicatement elle se baisse et attrape Xarha, la folle ; le la relève, la met debout devant elle, la porte pour ne pas qu’elle chute à nouveau. Sa voix reprend son ton, ses lèvres murmurent de nouveau, bien plus réel, devant la brûlante coloré elle prend couleur et sens.



« Chut, vilaine fille !
Tu sais il faut pas dire sa sur Hollow Dream …
Sa porte malheur tout sa …
Après …
Après il faut détruire, pour se reconstruire …
Dis aide moi a me reconstruire, aide moi à être de nouveau, aide moi à rêver.
Je ne me souviens de rien …
Etais-tu là depuis longtemps ?
Qu’as-tu vu ?
Non, non ne dis rien, je ne veux plus savoir, je refuse mon passé, bel oiseau, je refuse tout ce qu’il y a avant, tout ce qu’il y a avant que tu ne sois là.
Je préfère sa, tu sais …
Je préfère détruire le monument qui chancelle plutôt que de le laisser se faire ballotter par le vent.
Il serait tombé en ruine, je suis tombé en ruine …
Mais …
Les pierres son intactes mon oiseau, tu sais c’est pour déplacer la montagne…
Aide moi !
Aide celui que tu as perdu !
Il voulait sa ! Déplacer la montagne, pas comme moi …
Mais déplacer quand même …

Hypnos …
Dis il t’en a parlé ? Non, il n’a pas eu le temps hein …
Hypnos, l’alliance des créatures, l’armée des morts.
Pour entrer dans les humains, dans leurs rêves et en ressortir, loin très loin d’ici, là où les gens ne sont pas dans le coma.
Allez là-bas par vous, offrir l’espoir à ceux qui n’en ont pas …
Dis est-ce que tu acceptes mon oiseau ?
Est-ce que tu acceptes d’aider les créatures à démanteler l’union des hommes pour entrer dans leurs cœurs, âmes …
Pour offrir l’espoir aux créatures ?

Dis mon oiseau, même si elle est morte, tu n’as toujours pas le droit !
Pas le droit de mourir !
Je veux pas …
Je veux pas mon oiseau … »



Elle pourrait lui dire qu’elle l’aime aussi, car Mirahil l’aime mais elle ne le dira pas. Parce que l’ombre aime une chimère aussi. Plus fort, plus intensément. Parce que ce mot ne prend de sens que quand elle est dans ces bras, parce que sa vie n’est possible qu’admirer par ses yeux. Alors elle ne le dira pas. Elle ne veut pas blesser l’oiseau, elle ne veux pas la retenir, elle ne veut pas l’éloigner. Elle ne sait que vouloir alors elle la tient juste dans ses bras, pas trop fort, et ces mots doux essaient de réconforter la femme qui désespère, muette, laissant ses larmes sur le corps de l’ombre.


« Je n’aime pas te voir comme cela, pleurer …
On ne pleure pas pour les morts, et puis …
L‘autre devait mourir …
Parce que ! »





Sa s’emmêle dans son âme, des mots se rencontrent, ils sortent par ses lèvres alors qu’elle ne comprend pas. La grise ne se rappelle pas d’avoir vu Chahîd lui parler d’Hypnos, pourtant elle sait, elle sait ce qu’elle va faire, elle sait ce qu’elle fera …




« Dis est-ce que tu va m’aider à bâtir les contours de mon âme ?
Tout est en ruine, mes souvenirs sont vagues et incomplet … »

*J’ai besoin de toi …*

"Et ne m'empêche pas ...
Laisse les morts rester morts ..."

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Xarha
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MessageSujet: Re: Hypnos, quand le sommeil de la raison engendre des monstres.   Jeu 13 Déc - 18:34







Alors ça finirait jamais n’est-ce pas ? Jamais….Jamais…

Le cauchemar éternel…

Tout endosser. Tout subir. Le dos rond et le regard droit. Ne pas lâcher prise. C’était ça, sa vie ? Comment…Comment pouvait-elle encore être là, alors qu’elle n’était que tourment ? Comment avait-elle fait putain ? Dieu est injuste !



Non, ça ne finirait pas. Le spectacle continue. Et tout le monde préfère les choses tristes aux choses heureuses. Ou alors, c’est le contraire, puisqu’elle, on ne l’avait jamais préféré à quiconque.



Non, le cauchemar n’était pas fini, mais peut-être qu’un jour enfin il le serait…





Ses épaules agitées et ses sanglots répétés l’empêchent de répondre. De toute façon, elle n’aurait su faire que crier, encore, comme un bébé que ses parents ne veulent pas aller réconforter. Toute petite comme ça, ainsi serrée en boule, ses cheveux rouges en pagaille abîmés et ternes. Ses cheveux qui couvrent son visage blanc. Elle les couperait, un jour…



Une mèche pour chaque péché qu’elle avait fait. Ça en faisait beaucoup.

Une mèche pour chaque larme qu’elle avait versé.

Une mèche pour chaque larme qu’elle avait fait versé.

Elle avait insulté tout le monde. Elle s’était plongée avec délices dans les plus belles hystéries. Mais malgré tout ce qu’elle disait, la plus grande salope, ça avait toujours été elle. Elle, et elle seule.



Xarha. Et on lui demandait maintenant de reconstruire Mirahil ! La reconstruire ! Comment ferait-elle ! Avec ses idées pourries, sa tête nécrosée et ses rêves de merdes ? Oh oui, ça allait faire un beau résultat tout ça… !



Pourtant …elle aurait tellement donné pour être avec elle encore…parce que Mirahil, c’était la seule personne qui l’avait comprise vraiment, la seule qui l’avait comprise à travers sa folie, et sans elle, qu’est-ce que Xarha serait ? Une punkette de supermarché, une zonarde de la banlieue, une délinquante de haut niveau qui filait des armes aux marchandes de guerre pour qu’ils fassent exploser les ventres pleins des femmes enceintes….pour que les gosses s’explosent la gueule et les jambes sur des mines, pour que des hommes perdent la vie dans d’horribles infections, non, elle n’était personne avant, un fantôme qui se croyait vivant, mais maintenant qu’elle était si près de la mort, c’était différent….



Elle savait bien pourtant que Mirahil aimait Chahîd. Même si elle le disait mort, elle savait qu’elle continuait à l’aimer. Xarha ne pouvait pas croire autrement. Ça la détruirait…



Mais ce n’était pas grave, ça, c’était pas grave. C’était même bien. Parce qu’elle aussi aimait bien Chahîd, au fond. Et puis, des gens l’attendaient, elle aussi, elle ne devait pas les décevoir.



Mais là, là…ce n’était pas ça….ce n’était pas possible….c’était trop lui demander encore…



Elle se sent portée par l’ombre. Relevée. Elle renifle comme un enfant. Qu’est-ce qu’elle aurait aimée rester une enfant finalement. Pourquoi avait-elle voulu grandir si vite ?....





Elle ouvre la bouche et un son en sort. Un son informe. Tremblante, Xarha s’appuie sur un des bancs de l’Eglise, elle crache au sol, mais rien à faire, sa voix ne revient pas. Pourtant, elle a tellement de choses à dire !...



C’est comme dans ses vieux cauchemars, dans ceux-là où elle essayait toujours de crier mais qu’elle n’y arrivait jamais !

C’était comme dans ses rêves enfantins où elle appelait au secours et où personne ne venait jamais.

Et quand elle s’en réveillait, les yeux grands ouverts et en tremblant de peur, il faisait horriblement noir et elle ne pouvait plus s’endormir, la petite fille gâtée et délaissée à la fois.



Là, c’est exactement pareil, au degré supérieur. Attention à la brûlure.

La gamine a mal. Elle souffre. Tremble. Mais elle ne peut pas parler. Les mots restent coincés là-dedans, au fond de sa gorge.



Elle ne peut même pas jouer l’hystérique maintenant.

Enfin désespérée elle serre l’Ombre dans ses bras et l’embrasse violemment, de force, quitte à lui faire mal.

Tant pis.



Puis au bout d’un petit moment elle arrive à parler de nouveau. Ça lui fait mal à la gorge, c’est moche et ça éraille les tympans, mais elle continue quand même.



- Non Mirahil je me tairai pas…mais je le dirais plus…

Chahîd ne peut pas être mort, je vous ai vu partir, et toi tu es là….il ne peut pas être mort, je ne le croirai pas avant d’avoir vu de mes propres yeux sa carcasse…

Que ce soit ton nom ou pas je m’en fous tu sais, je veux juste que ce soit toi, tu comprends ? Juste toi ! Alhem, elle m’a aidé, mais Alhem c’est toi…même si tu le dénies, ce sera toujours toi !





Non, non, il ne peut pas être mort…sinon elle serait vraiment seule…et ça lui faisait si peur, de se retrouver toute seule, maintenant qu’elle les avait trouvé, eux…





- Mais tu entends ce que tu viens de dire ? Tu comprends le lot de conneries que tu me sors ? ! Si…si seulement je pouvais crier encore je le ferai…mais je peux pas….j’ai pas pu le faire assez tôt, pourquoi je saurais le faire maintenant après tout ? Il est trop tard pour…revenir en arrière. Trop tard. Regarde-toi, entends-toi, merde ! C’est trop tard pour toi, trop tard, et j’ai rien fait encore une fois !

J’étais là pendant que tu délirais…je t’ai laissé faire…laissé te détruire…tu meurs encore une fois, je comprends pas, j’avais essayé pourtant ! Essayé de t’aider quand même…



Nan, Hypnos, je sais pas, je savais pas, je sais juste qu’il est fou, et je t’ai entendu en parler, quand tu dormais, et ça m’a fait peur, mais je suis…



Elle s’arrêta pour calmer sa voix enrouée. C’était si dur de parler. Si dur….



- Restée là….



Et…et…



  • Et si Chahîd était vraiment mort ? Et si je le savais tout simplement pas ?*




- Et si j’avais pu Alhem je l’aurais fait, oui, je l’aurais fait et j’aurais fait beaucoup plus. Mais ça, tu le sais n’est-ce pas ? Que je suis assez conne pour le faire.

-

Mais par contre, je ne pourrai pas…te reconstruire…c’est pas possible, t’as pas besoin d’être reconstruire, pas besoin de chirurgie, enfin tu sais bien ! Ne me mens pas d’accord… ne me mens pas…

Alhem, Mirahil, la grise, tout ça on s’en tape…

Mais ce que tu peux pas faire…ce que tu veux pas faire, c’est t’oublier, tu me comprends ? Tu m’entends ? Alors te laisse pas faire…s’il te plaît….



Je trouverai Chahîd et, tu verras, il sera comme avant, toujours aussi fort et aussi dément, je le traînerai s’il le faut, mais tu verras bien qu’il est vivant ! Il doit juste être en train de s’amuser avec cette vieille idée d’Hypnos tu sais ! Rien que ça ! Mais tu reverras l’aveugle, tu reverras, parce que je sais que tu l’aimes lui, que tu l’aimes plus que tout au monde, ça me rend malade mais je supporterai bien, si ça peut te ramener tes espoirs…moi, je…je peux pas tu vois….



* Je suis trop faible pour ça….*



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MessageSujet: Re: Hypnos, quand le sommeil de la raison engendre des monstres.   Dim 16 Déc - 12:32

La rouge l’embrasse de force mais en fait cela réconforte la grise. L’ombre se laisse à ses lèvres chaudes, offre son baiser à celle qui l’attend. La vivante et la morte, la fantôme et celle qui croit encore, l’espoir et le désespoir.
Mais c’est Xarha qui se fait mal à se baiser qu’elle prend, à cette étreinte avec la mort, à cette étreinte avec le froid et le gel. Mais peut-être est-ce cela qu’elle cherche, se refroidir au contact de l’ombre pour que ces cheveux ne brûlent plus, pour que sa colère se calme …

Mais déjà le papillon de flamme s’éloigne de la glace, laissant les mots naître dans sa voix cassée. Puis elle murmure.




« Non tu ne peux crier, ta voix ne le permet pas, elle sait elle qu’Alhem, celle dont déjà je ne me souvient pas est morte. Soit !
ET puis la mort, sa va, sa vient dans le dédale des vies. Tu mourras toi aussi, peut-être une fois, peut-être plus …
Tu sais j’entend pas, j’entend pas ce que tu me dis, je ne peux entendre c’est comme si la moitié des mots était dans un langage incompréhensible. »



Puis elle se tait, car si ce qu’elle dit est vrai, Xarha refusera de l’entendre. Puis elle reprend pourtant, toujours aussi bas, toujours avec cet air lointain et froid.



« Et puis tu sais, en fait tout sa c’était vrai, toutes ces conneries qu’on ma dit. Je ne suis pas faite pour vivre avec un chimère, c’est trop instinctif, sa t’efface ! Tu comprends sa ? Non … Sûrement que non …
Il a jamais voulu être la rien que pour moi, il voulais juste œuvrer par moi, sa se ressemble mais c’est différent.
Il ma laissé …
Il m’a laissé seule alors que j’avais tout abandonné pour lui …
Moi j’aime les choses bien faites, je ne veux pas poser mon pied sur quelque chose qui va s’effondrer, je préfère un pilier qui me tienne. Il y a plus rien ! »



Elle cesse de murmurer pour crier ces quelques mots :



« Plus rien tu comprend !!!
Il a tout demander pour s’en aller, il a offert que ses espoirs qui ne sont pas les miens, il veut de moi ce que je haie, il désire que je soit à lui, que je soit lui !»



Puis sa voix retombe…


« Mais il est mort Xarha, il est mort alors que j’avais tout détruit pour lui.
Je ne peux que me reconstruire car il n’y a plus rien …
Il a tout pillé …
Alors tu voit sa mort a été la dernière carte, la main qui est venu sur la reine et la fait tomber. Pourtant elle s’est battu pour ses cavaliers, pour ses fous et ses tours, qui ont sombrer bien avant elle …
Le roi est mort échec et math !
La reine tombe et tout ceux qui croyait en eux …

Sauf sa, cette idée qui le rongeait : Hypnos …
Les rêves ne meurent jamais, les miens pourtant s’en sont allés alors je revêts ses choix en attendant de pouvoir reprendre les miens … »



Elle pleure, elle pleure en elle pour ce qu’elle vient de dire, pour les horreurs qu’elle repend, pour son cœur brûlé en deux et son désespoir latent. Elle voudrait mourir, mourir vraiment, mourir définitivement et cesser toute cette mascarade.


« ET puis quand viendra le succès d’Hypnos, je prendrais le grand cheval de la dame sombre, je m’en irais loin si loin, et j’irais, là où tu ne pourras me sauver, ni Maxime ni Sélène, j’irais défier le dragon.
Il le sait, il l’attend, je le sais.
C’est une promesse entre nous mon oiseau, tu ne peux faire revivre les morts, alors ne brûle pas tes rêve a sauver ce qui ne peut l’être … »




Ses doigts touchent les joues de Xarha, et vont jusqu’à ses lèvres pour quelle puisse lécher les larmes de l’humaine. Des larmes chaudes et salées qu’elle jalouse.


« J’aimerais pleurer … »


Puis de peur que Xarha parle de nouveau, de peur qu’elle la blesse, qu’elle se blesse, la grise pose ses lèvres sur les siennes et l’embrasse, à la fois doucement et violemment, ne laissant pas vraiment le choix à Xarha.

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MessageSujet: Re: Hypnos, quand le sommeil de la raison engendre des monstres.   Lun 17 Déc - 23:38





Elle secoue la tête, tout doucement, elle espère en fait qu’elle remuera suffisamment son cerveau pour trouver quelque chose à dire, qu’il s’écrasera contre les parois et s’éclatera en rigoles de jus ensanglantés le long de son crâne, petits neurones fracassés et cortex liquéfié….



Au moins elle n’aurait pas besoin de parler, elle n’aurait pas cette envie de gâcher le silence et de finir ce baiser la première.

D’ailleurs, pourquoi ça serait à elle de s’arrêter d’abord ?



Entrouvrir les lèvres. Se rapprocher. Glisser ses mains sur ce corps proche. Ça lui fait du bien, plus que n’importe quoi d’autre. Ses reins brûlent, son ventre brûle, sa tête brûle, elle voudrait tellement que ce corps soit définitivement relié au sien, comme un second cordon ombilical !....



Une implosion !Quelque chose qui brûle encore plus que tout le reste !






Mais Mirahil n’est plus une pute : non, maintenant, elle est morte.

Différence sensible.



Pourtant ça ne lui fait pas peur, elle ne s’enfuit pas, elle est toujours là, dans cette étreinte spontanée. « Attention, objet fragile, ne pas casser »
Elle fera attention.






Ses yeux se refroidissent, les larmes se durcissent, mais sa rétine la pique toujours. D’un doigt habile, elle va cueillir la dernière larme qui sillonne sa joue et la dépose sur celle de la Grise. Elle resserre sa taille contre elle, laisse sa tête aller dans ses cheveux.

Respire avidement le parfum de sa peau immatérielle.

Mais quelque chose la gêne encore. Elle se doit de la régler.

Parce qu’une Ombre qui ne peut plus pleurer, c’est plus triste que n’importe quoi d’autre.


Xarha se demande pourquoi Mirahil est obligée de souffrir, toujours. C’est injuste. Vraiment. Pourquoi elle faisait tellement mal aussi. Et pourquoi ça ne s’arrêtait jamais pour elle….

Et pourquoi elle, l’adulte-ado-enfant humaine, se sent si légère et réchauffée quand elle est là.



Vivante en compagnie des morts.



Mais chut, chut, elle voulait profiter de ce moment, vraiment, sans compromis, parce qu’elle savait qu’il ne durerait pas, que sa folie la rattraperait et foutrait tout en l’air si elle ne partait pas assez vite.

Au placard, les pensées morbides et toutes ces lourdeurs qui emplissaient le fin fond de son cœur ! Il fallait dégager la tête de tous ces affreuses pensées, pour ne laisser aucune chance à sa démence de reprendre le desus, il fallait juste se taire intérieurement et ressentir ce petit présent si ridicule, mais si beau….



Elle sourit un peu, timidement, pas trop fort, parce que sinon ce n’est pas très naturel. Quelques secondes, c’est peut-être pas grand-chose, mais ces quelques secondes là, elles ont un goût de rêve et d’espoir pour l’humaine qui en manquait comme une camée manque de drogue.

Mirahil était son héroïne. Sa seringue. Sa douceur rose, son eau écarlate, son diamant pur, son joint summé, tous ces produits qu’elle avalait, fumait, infiltrait de force dans ses veines, à s’en exploser les sinus de coke, mais en continuant à sourire et à délirer encore. A voyager. A s’évader, ce serait le meilleur terme. A s’enfuir…




Jusqu’au jour où elle en crèverait. Inévitablement. La junkie le savait bien, tout ça, même si elle ne voulait rien admettre, il fallait comprendre aussi, elle cherchait cette destruction depuis son enfance, elle n’allait pas s’arrêter parce qu’un abruti mettait une pancarte « stop ! » sur son chemin.

Elle l’avait tant cherché, et maintenant qu’elle l’avait trouvé et qu’elle la grignotait petit à petit, elle n’était plus sûre de la vouloir.



Mais non, il faut arrêter d’y penser à tout ça…ça pourrit tout ce minuscule bien-être qu’elle réussit à avoir près de son ange….

Son ange fou qui crache de tels mensonges, mais qui reste tout de même son ange…

Pas d’Eden, pas de Bonne Nouvelle, pas d’Esprit Sain, mais la même force contenue et le même courage aveugle.

Ce qui méritait la même admiration.





- Et peut-être qu’ensuite…



Ensuite on pourrait s’embrasser encore Mirahil… !



Lui murmure-t-elle doucement à l’oreille.
Elle ferme les yeux. Monde en noir. C’était ça, la vision de Mirahil, alors ? C’était ça, d’être aveugle ?....
C’était sombre….
C’était dur.






- Je ne sais pas si ça sert encore à quelque chose de pleurer… Moi maintenant, j’aimerais sourire. Ça serait mieux. Plus dur aussi. Mais mieux…



Alors je me disais, qu’il fallait que je te raconte cette vieille vanne pourrie qui m’a toujours fait rire...pour moi c’est un peu comme un cadeau, je suis sûre qu’il n’y a pas beaucoup de monde ici qui racontent des blagues comme moi je vais le faire…et qui manquent autant de bon sens…et qui sont si peu cultivées… et si peu amusantes en fait….mais tu vois elle a un sens beaucoup plus large et…elle te correspond bien je trouve…Mon Ange que j’aime si mal, prends-le comme une surprise…

ahem…c’était…oui voilà, c’était ça….





« On a offert à un aveugle une râpe de fromage. Après avoir longuement passé ses doigts dessus, il fond en larmes en disant :
- Je n'ai jamais lu une histoire aussi triste... »




Un petit rire l’agite, timide. Un tout petit rire fragile qui n’ose pas s’envoler. Elle se sent un peu bête maintenant d’avoir dit ça, cette petite provocation contre Hollow Dream toute entière, cette pique douce.

Mais qui, pour elle, vaut plus qu’un grand discours philosophique.

Cette petite blague là veut tout dire pour elle….

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Mirahil
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MessageSujet: Re: Hypnos, quand le sommeil de la raison engendre des monstres.   Mar 18 Déc - 18:22

Mirahil laisse les doigts papillon et chaud voyager sur son corps, elle laisse les siens vagabondés doucement, elle se laisse à cette étreinte entre le givre et le sang, entre les larmes et le vide.
Ses blessures se referment tout doucement, son cœur reprend la longue danse des battements calme et régulier, s’enflammant parfois lorsque Xarha se rapproche ou s’éloigne.

Une larme se pose sur son visage, elle l’accepte, comprenant son poids et sa force, comprenant tout ce qui est dans cette larme, bien plus qu’un peu d’eau salée … La rouge sourit, la rouge est heureuse là dans ses bras glacés, dans son étreinte avec la mort. Elle sourit, la folle, elle sourit sans méchanceté, sans moquerie, juste heureuse … La grise ne l’avait jamais senti ainsi, alors tout doucement elle se mit à sourire aussi, acceptant la joie de la folle, s’en emparant pour la laisser glisser contre le froid de son âme, contre les fêlures et les craquements, contre les lambeaux de son cœur.



*Joli oiseau, réconforte la folle tant qu’elle t’entend.
Nous sommes les voies du silence,nous ne sommes plus que de sombres que ta présence rapproche, mais quand tu t’en ira, Xarha, quand tu t’en iras qui sera là pour calmer sa folie ?
Peut-être ses rêves morts, ses lambeaux de croyance, ses dérisions cachés, sa détermination sans faille que pourtant elle ne comprend pas. *




La lucidité parle tout doucement dans le cœur de Mirahil, mais celle-ci ne l’entend pas, juste de loin, une rumeur, comme un souffle de vent, des mots qu’elle oublie …

Mirahil s’offre toute entière à son baiser, sans limite, laissant cette étreinte les unir bien plus que n’aurait pu le faire les mots, les mots qui pouvaient les séparé, les mots qui pouvaient faire mal, encore et encore …



- Et peut-être qu’ensuite…



Ensuite on pourrait s’embrasser encore Mirahil… !




« Peut-être Xarha… »


Elle ne veut briser les ailes de l’oiseau, l’ombre ne sait trop comment réagir avec elle, alors elle acquiesce, lui laissant le choix, car l’ombre jamais ne repoussera son oiseau. Cependant ses bras glacés resserrent contre l’humaine alors qu’elle écouta sa devinette.



« On a offert à un aveugle une râpe de fromage. Après avoir longuement passé ses doigts dessus, il fond en larmes en disant :
- Je n'ai jamais lu une histoire aussi triste... »




Et Mirahil se mit à rire, un peu, un tout petit peu, juste quelques secondes, un rire clair et grave, un rire en réponse à celui de Xarha plus que pour l’ironie de l’oiseau. Un rire qui mourut doucement dans sa gorge.


« Et l’aveugle su voir la beauté triste d’un instrument que tous croyait sans vie.
Il pleura, il pleura, sans pouvoir pleurer et ce fut terrible.
Pourtant, malgré tout ce qu’on pu lui dire il continua à lire la râpe au fromage, car malgré le mensonge, il n’avait jamais vu si bel histoire. »




Sa voix est douce, juste un souffle presque joyeux dans l’oreille de l’oiseau.



*Peut-être que seule l’aveugle voit la beauté de la vallée mais je ne crois pas.
La neige, la si belle neige blanche, sa douceur quand elle se pose sur la joue, les flocons qui volent, tu te souviens ?
Non il n’y a pas que l’aveugle qui voit la beauté, et peut-être qu’un jour celui qui lui offrit la râpe pleurera en passant ses doigts dessus…
Ou peut-être pas … *



L’oiseau était comme une adolescente, toute timide, toute mignonne un peu perdue dans les bras de la grise peut-être mais tellement sereine. Peu a peu l’oiseau apprivoisa la sombre, tout doucement, lui insufflant une tranquillité qu’elle ne connaissait pas, enfermant sa tristesse ou tout simplement l’adoucissant.

Malgré toutes les questions qu’elle se pose, malgré ceux qu’elle aimerait voir près d’elle et qui ne le sont pas, elle n’en parle pas. Si elle craint son avenir autant qu’elle craint désormais son passé elle se taira là-dessus aussi.
Elle ne veut pas gêner le bonheur de Xarha.
Elle ne veut pas lui infliger ce qu’elle a subi, elle lui laisse juste le choix, juste les rênes.
Parce que l’ombre de toute façon est perdue, et que même si peu à peu elle redevient elle-même, elle craint de brûler la rouge. Cra jamais elle ne pourra rire sans aussitôt laisser la joie mourir en elle, que même si dans les bras de la rouge, en cet instant précis alors qu'elle est sans défense, sans mur, elle est presque heureuse, presque completement déprimée, demain s'éteindra surement en elle cette petite joie.
Elle ne peux sourire sans qu'il ne devienne triste et lointain, elle ne peux faire la moindre blague, son esprit ne sachant les inventer.
Non ...
Ce n'est pas auprès d'elle que l'oiseau pourra rire aux écalts, jusqu'à en pleurer même.
Des larmes de joies ...
C'est si rare ici ...
Non l'oiseau ne peut pas trouver ce repos, cette joie de vivre entre ses bras, pas alors qu'elle n'existe pas en elle, que va-t-il trouver alors ?
La mort ?
Non la grise ne le veut pas ...
Mais l'ombre ne sait pas alors elle laisse le choix à l'oiseau ...


Mais sa volonté faibli alors qu’elle embrasse de nouveau la rouge, se faisant plus légère encore, plus volage mais plus réelle à la fois, elle laisse une chaleur monter en elle qui n’est plus seulement celle de Xarha.

Alors elle se dégage quelque peu de ses lèvres et murmure, toute proche d’elle, si proche qu'elle touche à chaques sons son visage.




« Fais attention petit oiseau, il y a toujours le danger. »



Puis elle attend …
Elle attend le choix de l’oiseau


La chute ou l’envolée …

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MessageSujet: Re: Hypnos, quand le sommeil de la raison engendre des monstres.   Mer 19 Déc - 21:13





- Le danger…oui, toujours. Toujours.

Le danger. La mort. La folie. C’est les thèmes principaux, dans le coin.

Regarde-nous, Mirahil. On a l’air de….de ces personnages dans les livres et les films. Ceux qui virent cinglés parce qu’un réalisateur encore plus taré les colle dans des situations terribles. On est exactement comme ça.

Fuyants. Stupides. Prévisibles.

Ces films où tout le monde meurt sauf le personnage principal. La mère de famille qui vient sauver sa fille. Le meilleur ami du héros qui se sacrifie pour lui. Le médium qui a su avoir de la chance.

Ces films où tout le monde devine qu’un des persos va mourir et où on meurt d’envie de lui dire qu’il ne doit pas s’enfermer à clé dans sa chambre et éteindre la lumière mais où il le fera quand même comme le plus grand des cons.

Ces films qui font peur, où il n’y a pas de fin heureuse. Des films dangereux.

Pourtant, il ne faut pas s’aveugler. Tout ce qu’on subit, ce n’est pas un film. C’est réel. Et il n’y a pas de héros ici, pas de personnage principal, rien, que dalle ….



Alors tu sais, le danger…les forces du mal et tout ce bordel…eh bien quand on y regarde, vraiment, ce danger là c’est nous…on serait sûrement les « méchants » du film, nous… les méchants poétiques et attachants qui se sacrifieront sur une dernière bonne action. Ou ceux qui restent pourris jusqu’au bout.



Toi. Tu es une Ombre. Tu es faite pour tuer. Pour aspirer. Pour vider. Un jour peut-être tu me tueras comme tu as déjà assassiné des dizaines d’autres. Comme tu l’as fait avec Alhem.

Ton esprit est en dysfonctionnement brutal, tu es morte et pourtant tu es vis encore…ça fait longtemps qu’on ne parle plus de Mirahil la pute sur...sur notre Terre….ça fait longtemps que son corps est enterré, jeté à la fosse commune, brûlé ou je ne sais quoi, ça fait longtemps que son acte de décès a été signé.

Que l’hôpital s’est débarrassé de toi. Et peut-être que personne ne se souvient de toi maintenant.

Comment peut-on être sûrs du temps qui passe ici ?....



Moi. Xahra Patterson. J’aurais dû être une petite fille sage et polie mais je ne l’ai pas voulu. Alors je suis tombée dans le vice plus tôt que prévu. Oh, jamais rien d’important. Jamais rien de direct. Mais je suppose que du sang sur les mains, j’en ai assez pour me baigner dedans.

Je suis un danger à mon propre niveau, même s’il est minime. On sait bien ce que peuvent faire les humains lorsqu’ils sont au pied du mur. Et moi, j’y suis. Je suis possédée par…par moi-même…



Le danger il est partout…et en premier lieu, il est en nous.



Regarde comment tu as « tué » tes souvenirs. Mon Ange, tu as fait des choses horribles. Mais là…mais là…je suis désolée, je ne peux pas ignorer ce nouveau crime…



Je veux changer. Vraiment. Et faire changer les choses.

Je suis la proie de mon esprit tordu. Une cellule cancéreuse. Une maladie bien à part. Comme toi. Comme Chahîd.



Chahîd….qu’est-ce qu’il t’as fait Mirahil…moi, je suis sûre qu’il est vivant…



D’ailleurs je…

Je vais le chercher.

Je vais chez les humains.

C’est ça. J’irai là-bas, je les préviendrai, je les jetterai à la gueule du loup, je le retrouverai en tout cas.

C’est promis Mirahil.



Elle s’arrête un instant, l’air solennel, la voix théâtrale.

Elle rapproche un peu plus son visage de celui de la Grise.



- Tu as besoin de ta râpe à fromage, l’aveugle, si tu veux retrouver le sens de ton histoire. Si on veut continuer la blague.



Peut-être qu’ensuite on pourrait juste se revoir. Ce sera déjà bien.



Je ne sais pas ce que tu attends de moi mon Ange, mais moi je sais très bien ce que j’attends. Je vais le chercher d’ailleurs.

Le chercher et le ramener.



Elle murmure en observant, hypnotisée, la lumière sur ses lèvres et les jeux de couleurs. Les contrastes qui l’attirent et ce souffle qui la tente. Tout ce corps qu’elle brûlerait de visiter, d’effleurer, de caresser, mais elle en a peur au fond, pourtant sa main glisse le long de la taille et poursuit ses formes.



Un désir suave et cruel. Un jeu de chat et de souris. Elle ne sait pas comment ça peut se finir.

Mais elle n’oubliera pas le serrement de ses tripes à l’intérieur de son ventre et la confusion qui règne dans sa tête.



- Mais en même temps j’ai peur de m’en aller mon Ange…j’ai peur que tu m’effaces aussi…je le supporterai s’il le fallait, mais ce serait tellement…douloureux…

J’ai peur de partir mais je vais y être obligée.

J’ai faim. J’ai soif. J’ai peur.

Je suis seule quand je ne suis pas avec toi.

Parce que j’ai l’impression que tu m’as toujours comprise, et que je pouvais te donner mes plus beaux et mes plus durs sentiments, que je pouvais te servir mon amour et ma colère comme j’aurais donné un bonjour à d’autres, que je pouvais tout être avec toi sans me sentir gênée.

Que tout prenait une autre envergure. Pas forcément mieux. Qu’est-ce que j’ai fait comme connerie.



Je me suis ouvert l’esprit avec toi. Et des plaies que j’y ai faites est jailli ma pire malédiction.



J’ai cru un instant être l’héroïne de l’histoire. J’ai cru que je pouvais avoir du pouvoir sur les autres. Oh oui, j’en ai, je suis devenue plus forte, plus perdue, plus tourmentée que je ne l’ai jamais été.

Je suis dans le coma depuis combien de temps maintenant ? Comment as-tu fait pour tenir le coup si longtemps ?

Ça me paraissait impossible. Et aussi bizarre que ça peut être, c’est en devenant l’écorchée vive que je suis maintenant que j’ai retrouvé de l’espoir.



Hypnos, Mirahil, c’est une clé comme une autre. Elle ouvrira une porte trop grande pour nos épaules. Mais on sera plusieurs à la supporter.

Ou elle n’ouvrira rien du tout et nous enfermera encore plus.

On verra bien.



J’ai peur de partir parce que j’ai peur de tomber sur une Bête en sortant.

J’ai peur de partir parce que j’ai peur de te quitter.

J’ai peur de m’en vouloir après.
J’ai peur de ne rien trouver.


De perdre le reste de ma raison quelque part et de ne plus la retrouver.

De devenir une Chimère et de rester coincée dans ce putain d’endroit jusqu’à la fin de…la fin de quoi d’ailleurs ?

Non mon Ange, il faut sortir. On sortira. On subira s’il le faut.



Mais surtout, j’ai peur de partir parce que j’ai peur que tu ne m’aimes plus…





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MessageSujet: Re: Hypnos, quand le sommeil de la raison engendre des monstres.   Jeu 20 Déc - 22:11


« J’ai peur de partir parce que j’ai peur de tomber sur une Bête en sortant.

-Alors ne pars pas et reste avec moi le temps que dehors tout aille mieu.
-J’ai peur de partir parce que j’ai peur de te quitter.

-On ne quitte pas ceux qui restent dans notre cœur, dans notre âme.

-J’ai peur de m’en vouloir après.
J’ai peur de ne rien trouver.


-Où là-bas ? Il y a toujours.
J’essaierais de rester ici, j’essaierai la rouge …


-De perdre le reste de ma raison quelque part et de ne plus la retrouver.

De devenir une Chimère et de rester coincée dans ce putain d’endroit jusqu’à la fin de…la fin de quoi d’ailleurs ?



-La fin, ou l’éternité, l’infini des étoiles et la beauté d’une multitude.
Mais tu n’as pas le droit, pas alors que tu vis, pas alors que tu espères …


-Non mon Ange, il faut sortir. On sortira. On subira s’il le faut.


Mais surtout, j’ai peur de partir parce que j’ai peur que tu ne m’aimes plus…



-Je ne sais même pas si je sais aimer.
Mais si je sais, je ne t’oublierais pas.
Si tu dois partir, je t’obligerais à rester en moi. Je t’obligerais à ne pas te perdre dans le labyrinthe.
Tu es là.
Tu es là devant moi, et je et vois.
Et puis …
L’ouragan est passé, l’ouragan s’en est allé … »




Puis elle murmure à son oreille, comme pour la bercer, comme pour la remercier aussi. Dans cet extrême moment de lucidité, où la dame la touche et lui murmure à l’oreille des mots pour Xarha.



« Ceux qui devait mourir sont morts, je suis heureuse que tu soit venue.
Parce que tu sais, si tu n’étais pas là, devant moi, je ne sais pas si j’aurais pu me souvenir. La rouge, la rouge, mes souvenirs sont en lambeaux, je ne vois que des phases, tu es là, l’autre aussi mais si loin que j’ai oublié son odeur et sa voix. Je suis si heureuse la rouge, te perdre m’aurait fais mal, t’aurais fais mal. Tu sais les lambeaux je ne veux pas les recoudre.
Je suis réveillée, je crois, je suis réveillée et c’est fini.
La guerre est morte, elle avait déjà tué une armée, il ne reste plus qu’un champ de bataille et la neige est écarlate du sang de celle qui a fuit et qui s’est détruit.
Ne craint pas l’oubli, je n’ai plus besoin d’oublier. »


Qu'a-telle chercher à oublier déjà, elle ne s'en souviend plus, il y a juste des murmures dans sa tête, les dames qui parlent et qu'elle n'entend pas. Elle se veut sourde, la grise, sourde en plus d'être aveugle.

Alors elle sert son oiseau contre elle, la plaquant contre son corps maigre et froid.



« Il y a longtemps vivait une humaine, sur terre.
Elle était belle et jouait avec sa beauté qu’elle haïssait pourtant. Son grand jeu était de séduire, séduire pour mieux tuer ensuite, une veuve qui attirait entre ses griffes ceux qui avaient la malchance d’attirer son regard. C’était son métier, un métier qui lui plaisait car elle avait le choix.
Tu sais elle savais bien jouer, elle gagnais souvent, tout le temps même ou presque.
Et puis arriva ce qui devait arriver.
Son ami succomba à ses regards, il perdit le goût de vivre à la voir se maquiller pour aller chaque nuit près d’un autre, pourtant, pourtant parfois elle entrais dans sa couche et passais une nuit avec lui, et il rêvait, il rêvait de la prendre dans ses bras sans craindre qu’elle ne la rejette, aller avec elle dans une église pour se marier à elle.
Il rêvait d’elle, il rêvait qu’elle soit à lui, il la voulu, il la voulu, car il l’aimait vraiment mais elle ne l’aimait pas … »


Mirahil racontait son histoire, une bribe, pour se metter à égalité avec la rouge, our la remercier aussi. Et ces propos maladroits, ces mots sur lequel elle bute parfois, le sphrases qu'elle reprend quand il n'y a plus de sens contraste avec l'indifférence d eson visage et sa voix glacée. Pourtant, pourtant, la grise n'a pas perdu ces émotions, elle enonce juste, ellle énonce ...

Puis elle chanta murmurant ces paroles avec une colère et une tristesse mélé.




"Roxanne

You don't have to put on the red light
Those days are over
You don't have to sell your body to the night


Roxanne

You don't have to wear that dress tonight
Walk the streets for money
You don't care if it's wrong or if it's right


Roxanne

You don't have to put on the red light

Roxanne

Put on the red light

Roxanne


I loved you since I knew you
I wouldn't talk down to you
I have you to tell just how I feel
I won't share you with another boy
I know my mind is made up
So put away your make up
Told you once I won't tell you again
It's a bad way


Roxanne

You don't have to put on the red light

Roxanne

Put on the red light”




Puis elle les chanta cette fois-ci en français, plus doucement encore. L’église résonnait et la chanson devenait presque prière alors que la grise restait dans les bras de l’oiseau. Puis elle continua a parler, à dévoiler une partie de son histoire car Xarha l’avait fait avant elle, par petite touche mais il lui semblait la connaître depuis longtemps.


« Elle aurait pu s’appeler Roxane. Mais ce n’était pas ainsi qu’elle s’appelait.
Il ne pu jamais
La garder pour lui.
Un jour une goutte de sang déborda du vase, et il s’en prit à la veuve.
Dans son verre il mit du poison, à la seconde où l’ombre su elle le regarda puis elle bu.
C’est ainsi que termine son histoire.
Ou non peut-être pas …
Elle sombra dans un coma sans fond, puis alors qu’elle dormait on préféra la débrancher.
ET elle mourut.
Oui elle mourut ce jour là, et elle détruisit une partie de son existence, enfilant une autre. »




Elle trembla quelques secondes. La chanson lui avait rappeler tant de chose, les regards de reproches, la peur, le desespoir dans les yeux de son frère. La douleur surtout, la profonde douleur qu'elle lui infligeait par sa simple présence.
Pourtant elle s erepris et continua ...



« On lui vola son espoir. »


Elle s’éloigna un peu de Xarha.


« Oui c’est comme cela que se termine son histoire. »


La grise leva sa main pour toucher le visage de la rouge et lui fermer les yeux quelque secondes.


« La toxico ?
Quand se termine son histoire ?
Peut-être est-elle déjà morte ?
Peut-être cherche-t-elle une nouvelle drogue ?
Quand vas-tu la laisser partir ? »

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MessageSujet: Re: Hypnos, quand le sommeil de la raison engendre des monstres.   Jeu 3 Jan - 22:38





- Non, je pars maintenant, la Grise, le temps ça passe bien vite.

Je suis heureuse et triste à la fois d’être là. Mais je suis avec toi.

Roxanne, elle, la pute, est avec quelqu’un d’autre.



« His eyes upon your face

His hand upon your hand
His lips caress your skin


It’s more that I can stand



Roxanne
You don't have to put on that red light
Walk the streets for money
You don't care if it's wrong or if it is right”




Dis moi Mirahil, tu as un bel accent. De quel pays viens-tu ? De quelle contrée ? C’est drôle, n’est-ce pas. 6 milliards de personnes sur Terre. Et on ne se rencontre que si rarement… »



Elle sourit d’un air triste mais sincère.

- Ton histoire est déprimante, Mirahil. Je préfère celle de la râpe à fromages.J’ai vu les femmes qui se prostituaient le soir. Je n’ai jamais rien fait, même quand je connaissais leurs maquereaux.J’ai vu mes potes qui s’en payaient dix le soir et qui buvait pour faire oublier leur séropositivité. Ton histoire est triste, parce qu’elle est réelle, elle pourrait être l’histoire de n’importe qui d’autre. Et quand j’étais vivante je ne m’en rendais pas compte.Et maintenant je m’en fous, j’y pense sans m’y arrêter….J’étais un monstre lorsque j’étais sur terre…maintenant je suis un monstre qui pense…tu me diras, c’est toujours un bonus…La toxico…je dirais plutôt la rablateuse. Son histoire se terminera quand elle se terminera. Un jour ou l’autre elle fera une overdose d’amertume. Ça arrive souvent, dans le coin, apparemment. Je finirai sûrement par rejoindre une bande de copines chimères pour aller chasser de l’humain. Tu te rends compte, Mirahil ? Moi qui déteste tellement ces bestioles énervantes qui n’ont aucun autre sujet de conversation que le prochain repas qu’ils vont avoir, je risque de finir le reste de ma « nouvelle vie » avec. J’ai intérêt à me préparer à un long et terrible ennui….








A regrets, elle glissa ses mains pâles et décharnées dans ses poches. Son regard se déplaça au-dessus de l’épaule de Mirahil. Son ton était bien léger pour quelqu’un de si hystérique.



- Il neige un peu, dit-elle simplement.



Et ces flocons qui tombaient dans l’ouverture lui rappelèrent bien d’autres malheurs. Le sien, pour commencer.



Elle se tut un petit instant, ne sachant plus quoi dire. Elle trouvait cette situation gênante, parce qu’elle avait justement des tas de choses à dire. Mais quand elle voulait y penser, ces choses s’évanouissaient.



Elle secoua la tête et cracha par terre. Elle avait visiblement de l’expérience dans le domaine du mollard. Plus que dans celui de l’affection en tout cas.



- Eh bien, si je pars en étant sûre et certaine que tu m’oublieras pas, je devrais être tranquille. Hein ? Tu fais gaffe à ta mémoire ma vieille !





Elle embrassa encore une fois l’ombre grise. Elle n’était pas sûre de ce qu’elle allait faire. Il lui semblait plus bizarre encore que sa folie habituelle ne l’ait pas encore effleuré.



- Si tu m’oubliais moi, Mirahil, je me chargerai de t’enterrer une bonne fois pour toutes et de rayer ton nom de mes souvenirs…tu comprends, n’est-ce pas ?



  • Si tu me mentais, je te tuerai un jour...*




Et elle sortit sur cette dernière petite menace…



[ Je clôt le sujet pour libérer les topics pour le nouveau scénar Wink contente de te retrouver Mim ! ]

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MessageSujet: Re: Hypnos, quand le sommeil de la raison engendre des monstres.   

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