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 Les chimères d'une chimère. [libre]

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MessageSujet: Les chimères d'une chimère. [libre]   Dim 11 Nov - 18:58

Assit par terre, la chimère avait laissé son sillon dans sur la poussière. Il avait laissé sa marque dans la neige pour venir jusqu’ici et maintenant il laissait sa marque cette petite poudre plus fine, chaude et collante que la neige. Une odeur d’humidité régnait ici, mêlé à l’odeur corporelle abjecte de Razgun. Dans la pièce il n’y avait qu’un mince filet de lumière grise qui transperçait les ténèbres, mais avec des sens aiguisés comme les siens, il pouvait bien entrevoir les quatre murs qui lui assuraient son intimité. Il y avait qu’un lit conquit par les mites, et de vieux crochets qui depuis longtemps, avaient perdu tout goût pour tenir les habits cléricaux. Mais, dans la pièce ce qui marquait le plus c’était l’atmosphère presque palpable de frustration que son seul occupant recroquevillé dans un coin laissait.

*Elle…non ce n’était pas elle, mais elle ne hante encore. Elle me hante même dans la mort. Je suis vraiment condamné à souffrir, n’importe quel demande à dieu pour arrêter ce mal à comme réponse un crachat acide dans la face. Ah ! Je suis dans une église, les gens vont prier pour aller au paradis et moi je suis déjà mort et je suis dans une église, cette église est vraiment sans but, sauf pour être seul. Qui viendrait prier lorsqu’il est déjà au purgatoire ?*

C’est alors qu’une pensé pour Sarah le piqua comme une guêpe en laissant une brûlure. Sa soif de destruction étant proportionnelle à sa frustration, lorsqu’il sortirait de cette pièce il causera du dommage mais pour l’instant, il était gagné de ce souvenir qui l’habitait tel un pou qui aspirait toute joie de son être. Dans ces moments, il était plus dépressif et vulnérable et ne voulait surtout pas être vu dans un tel état de mollesse. Il n’y avait pas seulement cela qui lui avait pousser un moment de solitude, il s’était défoulé contre des compatriotes chimère car il avait manqué trois proies si faciles… et lorsqu’il se laissait emporté, il valait mieux pour eux et pour lui de partir du repaire dans ces cas-là. De plus, il commençait à éprouver un léger dégoût pour les chimères, il trouvait qu’elle était trop gentille avec les humains ou même comble de l’horreur certaine comme cette Hope qui refusait de mangé de l’humain, pour lui il faudrait lancé une attaque sur la vieille bibliothèque et tous les réduire en esclavage, comme cela finit les nombreuses chasses qui finissent bredouilles, avec tout les humains en cage il pourrait s’en servir comme il le voudrait, autant qu’il le voudrait. Mais pour l’instant ses pensées étaient ailleurs, à se remémorer constamment le bonheur qu’il a manqué et de ce que sa vie aurait pu être. C’était comme une drogue, cela lui donne des illusions éphémères de bonheur tout en l’empoissonnant. Il se rappelait son odeur, ses formes, ses cheveux, sa bouche, sa main, ses lèvres, ses yeux, son nez, ses cuisses, ses seins, ses doigts, ses hanches, ses épaules avec une précision infaillible. Et dans le silence la chimère sortit son journal intime, commença à le relire scrupuleusement pour se rappeler des bons moments anciens.
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Rage
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MessageSujet: Re: Les chimères d'une chimère. [libre]   Ven 30 Nov - 23:16

[Je peux? Sinon j'efface mon post, hein!]

Soledad n'était pas croyante. Pourtant, elle se rappelle ces dimanches interminables où sa mère l'emmenait écouter la messe avant de brûler un cierge au nom de tout ceux qui avaient besoin d'aide. Seulement Soledad n'y voyait aucun intérêt. En quoi une bougie et quelques mots baragouinés les mains jointes pouvaient-ils venir en aide à qui que ce soit? Dès ces dix ans, sa mère avait estimé que Soledad devait trouver sa propre foi si elle en voulait une, et l'église n'a plus été une obligation. D'ailleurs elle n'avait même jamais été baptisée. Alors pourquoi venir ici maintenant? C'était confus. Chaque onze septembre depuis 2001, Soledad remettait un pied dans une église, au nom de ceux qu'elle n'aura jamais connu comme collègues, au nom de son oncle décédé dans l'effondrement d'une tour. Mais on n'était pas le onze septembre aujourd'hui. En fait, il n'y avait aucun rapport historique ou religieux, juste quelque chose de... Pas naturel.

Debout devant l'imposante bâtisse recouverte de givre, Soledad hésitait. Elle se sentait tellement ridicule, tellement insignifiante, surtout ici, mais... Il y avait des jours comme ça. Il neigeait encore, une neige épaisse, silencieuse, qui étouffait tout son. Le genre d'ambiance qui lui conférait un sentiment de secret. S'il n'avait pas neigé, sans doute aurait-elle pu remarquer les traces d'une autre créature passée par là, et surtout pas encore repartie. Mais elle ne remarqua rien. Soledad n'avait pas vraiment la conscience tranquille. Jamais on ne devait entrer armé dans une église, n'est-ce pas? Mais ici elle avait des circonstances atténuantes. Mais par soucis de conscience, elle glissa l'arme à feu chargée dans sa ceinture, se disant que, si elle ne l'avait pas en main, il n'y aurait aucun outrage envers... Envers qui d'ailleurs? C'est vrai, après tout, Soledad n'est pas croyante. Elle lâcha un "pff" déplorable, relâchant un petit nuage de condensation et poussa l'imposante porte pour se glisser dans l'église. L'allée bordée de bancs rongés par le temps et le froid ne l'intéressait pas. Elle marchait entre eux, tout simplement, allant d'un pas décidé vers l'autel, ralentissant sur la fin pour lever ses prunelles dorées sur l'énorme croix. Là aussi, elle se sentait insignifiante, comme si l'ombre jetée par la croix pouvait l'écraser à tout instant. Mais c'était inutile.

Si seulement il y avait des cierges. Mais il n'y avait rien. Et cette fois-ci, Soledad se contenta de baisser la tête, puis les paupières, murmurant à peine, quelques paroles en espagnol, ces paroles si souvent murmurée par sa mère quand elle l'emmenait à l'église.


Padre nuestro, que estàs en el cielo,
Santificado sea tu Nombre ;
venga a nosotros tu reino ;
hàgase tu voluntad en la tierra como en el cielo.
Danos hoy nuestro pan de cada dia ;
perdona nuestras ofensas, como también nosotros pertdonamos a los que nos ofenden ;
no nos dejes caer en la tentacion,
y libranos del mal.
Am...


Mais elle n'acheva pas le "amen" traditionnel. Pourquoi priait-elle d'ailleurs? La loi était ainsi faite selon sa mère. D'abord le "notre père", puis une demande, une supplique aussi. Elle ne voulait demander qu'une chose aujourd'hui, une simple chose, un réveil, pour une petite fille. Mais elle ne fera pas sa demande, puisqu'avant même d'achever le "notre père", une odeur étrange vint lui chatouiller les narines. Une odeur de chair putréfiée et de sueur, mais c'était étrangement lointain bien que présent. Ses paupières s'ouvrirent immédiatement, balayèrent l'autel, glissèrent vers cette porte entrouverte un peu plus loin...
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MessageSujet: Re: Les chimères d'une chimère. [libre]   Dim 2 Déc - 17:29

[Bien sûr que tu peux ^_^.]

Pitoyable, voilà l’état dans lequel se trouvait la chimère, il était fabile, même plus capable de se tenir sur ses deux jambes. Il avait tout donné pour réussir à attraper les trois proies de la clairière. Il avait l’impression que ses poumons étaient emplit de goudron, sa respiration était haletante, difficile et accompagné d’une raclement qui venait des sécrétions de sa gorge. Son cœur battait vite aussi, mais c’était causé majoritairement par son souvenir de Sarah et de la terrible colère qui accompagne toujours ses pensées pour elle, non pas par ses blessures. Du sang souillait l’ensemble de ses vêtements, le sien et celui de ses victimes passées. Quelques coups de feu avaient été tiré dans sa direction mais seulement deux l’avait atteint, à l’omoplate et dans le torse. Il avait réussit à retirer la balle logée dans son torse, mais celle où l’omoplate était inatteignable, la balle allait faire son nid à moins de l’aide de quelqu’un d’autre. Il avait fini sa sorte de transe des souvenirs de sa vie passée, il était maintenant dans un état de vigilance, il ne voulait pas que personne ne le surprennent dans un état de faiblesse physique et psychologie aussi flagrant. De ses sens aiguisés il perçut une odeur et un murmure.

*C’est quoi cette langue bâtarde déjà ? De l’arabe, de l’italien…non de l’espagnol. Padre, ça c’est de l’espagnol, je me rappelle les latinos. Cette odeur est celle d’un humain, femelle. Merde qu’est que je fais ? Il y vraiment des humains assez stupides pour venir prier dans un lieu comme ici. Leur stupidité est vraiment sans limite, je ne suis pas surpris. Bon…je fais quoi ? Je ne suis pas du tout en condition pour tuer, même si l’envie est là et très dure à retenir. Je voue la carte de la discrétion, je ne bouge pas d’ici et si elle vient et bien je n’ai pas des grands traits de chimère, donc je me fais passer pour un humain.*

Il resta donc là, allongé sur le plancher de la sacristie, comme un chien malade. Ses pensées pour Sarah chassée par ses pensées de survies. Pour ce qui est de son plan, il ne serait pas trop dure de se faire passé pour un humain. En effet, seul ses yeux de chats et ses crocs pourraient le trahir. Et cela est dure de bien avoir des yeux dans une grande obscurité, ainsi que des crocs qui ressemblent seulement à des dents pointues.
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MessageSujet: Re: Les chimères d'une chimère. [libre]   Lun 3 Déc - 1:37

[Merci! ^^]

Paranoïa, quand tu nous tiens... Déjà la main de Soledad se dirige vers l'arme à sa ceinture, avant même d'avoir fait un pas en direction de... De quoi? C'était déjà ça la question. Réalisant son geste, elle se tourne vers l'autel, se signe et baragouine un "lo siento" à l'égard du très haut. Alors seulement elle fait quelques pas, sortant l'arme à feu qu'elle relève patiemment, avec une lenteur méthodique, mesurée. Avec les mois, elle commençait tout juste à se sentir à l'aise en présence d'une arme à feu, surtout quand c'était elle qui l'avait entre les mains. Quelques pas de plus, elle fait sauter la sécurité. L'odeur n'est pas la seule chose qu'elle perçoit, un son rauque, comme une respiration altérée, parvient à ses oreilles, mais ce bruit est tellement... Agonisant? Qu'elle préfère ne pas y penser. Peut-être n'est-ce que le son du vent contre les irrégularités de la bâtisse gelée? Elle s'approche pourtant.

Finalement elle aurait dû faire une prière différente, demander qu'il n'y ait personne d'autre dans cette église, surtout derrière cette porte. Elle avait envie de faire demi-tour, de partir en courant, de quitter l'église, seulement voilà, la perspective de tourner le dos à quelque chose de potentiellement dangereux l'effrayait un peu plus que ses propres pas. Elle arrive enfin à la porte, pousse de sa main libre le battant, restant elle-même dissimulée le plus possible, des fois que quelque chose aurait la bonne idée de forcer la porte, de lui bondir dessus sauvagement. Oui, Soledad devenait très certainement paranoïaque finalement, mais c'était pourtant justifiable, non? Mais rien ne saute. Elle en viendrait presque à trouver sa méfiance ridicule.

D'un coup plus net, elle ouvre la porte et braque la pièce avec son arme, trouvant rapidement une cible... Sur le sol? La surprise marquait sans peine les traits de la sud-américaine. Dans la semi-pénombre, elle distinguait sans peine une forme humaine, allongée. Pourtant... Elle n'avance que d'un mètre ou deux dans la pièce, sans détourner son arme de la seule chose qu'elle estime vivante dans l'espace. L'ennui, c'était cette odeur de mort qu'elle sentait, et qui lui interdisait de baisser sa garde. Ranger son arme et venir en aide à l'inconnu? Oui, cette idée lui traversait l'esprit, et pas qu'un peu. Seulement on est jamais trop prudent, non?


"Qui êtes-vous?"

Non, elle n'avance pas plus. Elle reste à deux mètres environs, pas assez motivée pour se rapprocher d'avantage tant qu'elle n'aura pas été certaine de la nature de l'être allongé sur le sol. A l'odeur de mort se mêlait celle du sang, sans doute était-il blessé, mais elle ignorait encore de quelle manière avec exactitude. Si à cette distance elle avait reconnu des impact de balles, peut-être aurait-elle réagit différemment.
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MessageSujet: Re: Les chimères d'une chimère. [libre]   Mar 4 Déc - 0:10

*Merde, en plus elle est armée. Qu’est que j’ai fais pour mériter ça ? Bon aller, pense Razgun, pense. Une solution, qu’est que chose qui peut arriver, qui est plausible. Une attaque, j’ai recu une balle dans le dos et au foi. Mais pourquoi je suis couvert de sang et qui ma tiré dessus ? Aller pense. Ok, ok j’ai était avec mon groupe, on était partie chercher….euh un enfant qui c’était perdu dans la fôret, oui et là et là…on tombe sur une bête, elle sort de nul part des coups sont tirés et une balle perdue m’atteint, les autres se font massacrer lui sang gicle sur moi, je cours je trouve cette église et je me cache, je deviens faible et je reste étendu. Parfait, parfait, à non ! Les traces, il y aurait des traces…Ah, je sais, ça fait deux jours, il a venté et la neige à effacer les traces.*

Razgun avait un esprit asses vif par moment, toute cette réflexion ne prit que quelques secondes, il fit quelques moues du visage, mais dans une telle obscurité. Il prit alors un ton de peur et dit :

- Ah enfin, enfin de l’aide ! Je suis blessé, j’ai besoin d’aide. Est-ce que….est-ce que la…la b-bb-b-bête est encore là ? Vous avez…avez vu des survivants, vous avez entendus les coups de feu ? Qu’est qui vous amène ici ? Et oh on s’en fout, enfin de l’aide ça fait trois jours que je suis ici, blessé, mon épaule me brûle, j’ai faim et je suis tellement faible que je ne tient plus sur mes deux jambes ! Aidez moi, aidez moi, s’il vous plaît, s’il vous plaît aidez-moi.

*Hum…elle pourrait m’aider à retirer cette balle et en plus elle pourrait peut-être me servir de repas ou jouer avec elle….c’est à déterminer.*


Dernière édition par le Sam 8 Déc - 17:52, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les chimères d'une chimère. [libre]   Mar 4 Déc - 17:05

Magouille... Le pire c'est que c'était crédible. Dans l'obscurité, Soledad n'était pas encore suffisamment rassurée. Elle tenait toujours son arme braquée sur le corps étendu, même lorsque la voix pourtant teintée de peur lui parvint. Devait-elle croire ou non? Très bonne question. Dommage pour Soledad que depuis l'arrivée de l'hiver, elle évitait soigneusement ses semblables humains. Si elle avait continué de les fréquenter, elle aurait très certainement été plus dubitative. Certes, l'obscurité ne jouait pas en sa faveur, mais la voix ne lui disait absolument rien. Elle s'approcha encore un peu, son indexe se retira de la gâchette, mais elle ne rangea pas l'arme à feu. Après tout, ce n'était pas parce que les monstres étaient régulièrement réputés pour leur manque de jugeote qu'ils ne savaient pas se montrer intelligent, parfois.

En même temps, demander de l'aide au premier venu n'était pas non plus très malin de la part d'un humain. Si Soledad avait été une chimère ou une ombre, elle aurait profité de la faiblesse de ce pauvre type. Elle resta plusieurs secondes silencieuse, pesant le pour et le contre, hésitant. S'il avait s'agit d'un monstre, il lui aurait déjà sauté à la figure. En même temps, s'il était effectivement blessé, il ne l'aurait pas fait, limitant les prises de risque. Soledad n'aimait vraiment pas se retrouver dans ce genre de situation, surtout en sachant qu'elle ne pourrait pas rester longtemps indifférente face à un blessé.

Son doigt glissa sur la sécurité de l'arme qu'elle replaça convenablement avant de la glisser dans sa ceinture. Le choix était fait. S'il s'agissait vraiment d'un humain, elle risquerait de s'en vouloir en ne lui venant pas en aide. Et le remord n'était vraiment pas une chose avec laquelle elle aimait vivre.


"Ok... Je dois avoir quelque chose à manger sur moi, mais je n'ai pas de matériel médical."

Elle fouilla dans ses poches pour en ressortir un papier qu'elle déplia, révélant quelques biscuits. Le genre de truc qui pouvait au moins donner les calories nécessaires pour reprendre un minimum de forces. Elle s'accroupit vers le blessé dans le but évident de l'aider à se redresser un peu.

"Laissez-moi voir votre blessure."
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MessageSujet: Re: Les chimères d'une chimère. [libre]   Sam 8 Déc - 18:35

*Parfais, tout marche comme sur des roulettes. Ses émotions d’humain faible la force à m’aider. Les humains toujours aussi prévisible avec leur émotion, quelle faiblesse, on les manipule comme on veut. Oh…elle a rangé son arme et me vouvoie en plus, bonne fille, elle est bien dressée, elle sent si bon, la viande fraîche, tendre et ferme de la jeunesse et elle est désarmée. Hey, non tu es blessé et elle va t’aider, c’est pas le temps de commencer à jouer, pas encore, pas encore. Reprend toi et joue là encore du style pauvre victime qui est tout content qu’on vienne l’aider.&

La chimère se retourna vers Soledad, la balle qu’il avait de loger dans l’omoplate gauche avait laissé un trou saignant qui rassemblant à un amas de chair sanguinolent gros comme une pièce de 25 sous. Une croûte de sang séché c’était formé sur la plaie. La douleur et l’épuisement se lisaient sur son visage même dans cette pénombre. Cette blessure le faisait presque autant souffrir que ces souvenirs pour Sarah. Sa douleur était comme un pendule, elle revenait et partait sans cesse, c’était à devenir fou. Et Razgun était déjà fou et instable avant cette sensation débilitante alors il avait peine à se contenir, il commençait à bouillonner à l’intérieur. Elle était si près de lui qu’il aurait pu lui ouvrir la gorge avec son pouce, mais il ne devait, grâce à un effort surhumain il réussissait à se contenir. À cet instant, il voulait se faire soigner, son instinct de survie prenait le dessus sur l’instinct de chasseur. Mais, il devait se faire soigner par ici et par elle, les risques de le transporter à la lumière et qu’elle voit ses traits de chimère étaient élevés, de plus la rouquine ou le punk pourrait le reconnaître si il se faisait amené au refuge humain et dans son état ne pourrait pas se défendre si il était reconnu. C’est alors que sur son visage se lisait maintenant une gratitude feinte, ponctué de très très bref instant d’instinct de chasseur. Il prit une voix qui se voulait plus humaine et dit ceci :

- Merci, merci ! Je ne vais jamais pouvoir vous remercier ! Merci encore madame… madame….je ne pense pas vous avoir déjà vu au refuge !? Je… Je pense pas pouvoir bouger et il faut me soigner rapidement pour éviter l’infection…voilà ma blessure…elle fait tellement mal ! Argh.
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MessageSujet: Re: Les chimères d'une chimère. [libre]   Lun 10 Déc - 17:21

Dans la pénombre, elle ne distinguait vraiment pas grand chose des traits de la chimère. Mais sur le coup, avec l'odeur de sang et la fatigue qu'elle percevait, elle ne remettait pas son humanité en doute. Peut-être était-elle un peu naïve, ou alors appliquait-elle avec trop de ferveur la seule chose qui fait ce qu'elle était. Venir en aide aux autres... C'était tout ce qu'elle savait faire. ça et aussi ramener de la nourriture et des munitions à la bibliothèque. Pas grand chose à ses yeux, rien qui ne puisse la rendre indispensable finalement. Sauf depuis qu'elle s'était improvisée maman adoptive. Qu'aurait dit Anthea si elle avait continué à braquer son arme sur une personne blessée et épuisée? Sa nature juste et innocente l'aurait montré du doigt comme quelqu'un de mauvais, et ça, c'était intolérable.

"Soledad, c'est comme ça que je m'appelle. Quel est votre nom?"

Parler, c'était la base, s'assurer que l'autre était bien présent, ignorant totalement qu'elle pouvait se faire égorger d'un instant à l'autre, ignorant que sa vie pour le moment ne dépendait que du bon vouloir d'une chimère totalement cinglée. Pas de chance, vraiment. Avec soin, elle dégagea la plaie, du moins elle essaya, pour essayer de voir ce qu'elle pouvait. Mais dans cette obscurité où elle ne distinguait même pas les traits du blessé, comment pourrait-elle évaluer réellement l'état de la blessure?

"Je ne vois pas assez bien, il me faudrait plus de lumière."

Et elle n'en avait pas sur elle, n'ayant pas vraiment pour habitude de se glisser dans cette fichue église. Sans doute se disait-elle qu'elle avait été inspirée en venant ici, croyant avoir avec elle un être humain. Elle aurait très certainement pensé le contraire si elle avait vraiment su avec qui elle se trouvait en ce moment même.

"Je n'ai pas de quoi traiter ça, il faut aller à la bibliothèque. Là on aura de quoi désinfecter. Et rester ici est dangereux, l'odeur du sang pourrait attirer une bête."

Simple question de logique. Elle n'était pas médecin, et ne prenait sur elle que de quoi se défendre, pas de quoi se soigner. Ce genre de matériel restait à la protée de tous là où les survivants demeuraient. De plus, il était clair que de jouer les apprentis chirurgien dans un endroit aussi insalubre pouvait à lui seul tuer un être humain normalement constitué.

"Je vais vous aider à marcher jusque là-bas, d'accord?"
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MessageSujet: Re: Les chimères d'une chimère. [libre]   Mer 12 Déc - 6:36

Les pensées défilaient à toute vitesse dans la tête de la chimère, elle n’avait pas prévu le coup, elle avait oublié que les humains avaient une vision médiocre, pour avoir passé plus d’un an en tant que chimère elle avait oublié combien les sens des humains étaient limités. Les idées surgissaient à une vitesse folle. Razgun pouvait paraître « primitif », mais en fait il possédait des capacités intellectuelles développées. Son enfance lui avait appris à être imaginatif pour toujours inventer des histoires pour ce tirer du pétrin.

*Dah, pourquoi est-ce que les humains ont toujours des comportements chiant ? Razgun, c’est pas le temps de te poser des questions philosophiques, c’est le temps de trouver une solution pour que cette jolie damoiselle bien fraîche….qui a l’air bonne à croqué…hey qu’est que j’ai dit, on réfléchit. Bon, elle veut aller à la bibliothèque, c’est très risqué, faudrait peut-être trouver une excuse de rester ici. Le fait d’attirer les bêtes, oui, sortir dehors le sang pourrait justement attirer les bêtes qui sont dehors, qui rôdent dans le coin, après tout, c’est ce que tu lui a raconté. Mais pense-y, s’introduire dans le refuge des humains. Tu as vu ça dans l’armée quand on est moins que l’ennemi on l’infiltre, ouais je pourrais les infiltrés et commencé à mener à bien mon projet. Mais est-ce que ça serait du suicide ? Non, fait gaffe à tes yeux et des crocs, pas si gros que ça en plus, faut juste pas que poil de carotte soit là. Elle pourrait faire tout raté….je la hais ! En plus elle me la rappelle tellement ! Quelle merde elle est cette salope, en plus c’est cause d’elle que je suis ici dans cet état pitoyable à demandé de l’aide à une humaine, latino en plus. Mais là tu dérape, bon alors tu dis à cette Soledad un faux nom, et qu’elle a raison, qu’il faut allé à la bibliothèque, mais de faire vite dehors pour ne pas attirer une bête, ça va donné un prétexte ce dépêcher et qu’elle ne porte pas attention à mon visage.*

Il reprit son ton de voix plus « humains » mais cette fois si la peur n’était plus présente. C’était plutôt une certaine gêne simulée. Sur son visage, ce griffonnait des traits de reconnaissance et de fausse joie. Il parla tout s’accrochant à Soldad pour qu’elle l’aide à se lever.

Mon nom c’est… Jeremy, je ne me rappelle pas avoir entendu parlé de toi Soledad, et oh merci encore. J’ai peur que dehors il y ait d’autre bête et le sang les attires, mais bon….si ça arrive abandonne moi et sauve ta peau de toute façon je ne suis même pas sûr de vivre. Donc allons à la bibliothèque !
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MessageSujet: Re: Les chimères d'une chimère. [libre]   Mer 2 Jan - 18:56

"Hors de question, c'est pas mon genre d'abandonner les autres"

Ah ça oui. On peut même dire que c'est grâce à ce comportement de scout à deux balles qu'elle en est là. Enfin bon, le pire dans tout ça, c'était qu'elle ne regrettait rien, du moins pour l'instant. Après ce sera une autre histoire. Elle passa sans problème un bras autour de la taille du dénommé Jérémy. Pas de chance, si elle savait qu'elle donnait un coup de main à une sale bête aux tendances meurtrières... Enfin pour le moment, elle l'aide à se relever, le portant du mieux possible. Après tout elle était entrainée pour, n'est-ce pas?

"Si on ne traine pas, on arrivera assez rapidement au refuge. Mais il faut que tu tienne, d'accord? Si tu as encore des forces pour marcher, c'est le moment de t'en servir."

Elle commença à avancer en direction de la porte donnant sur le hall de l'église. Faire une course dans la neige n'avait rien de très malin en soi, mais laisser un blessé ici revenait à peu près à le tuer. Et essayer de prodiguer des soins dans des conditions pareilles relevaient de la torture. Le genre de chose qu'elle aurait quand même de la peine à faire. L'application de la solution était simple: trainer du mieux possible le blessé jusqu'à la bibliothèque, le confier aux mains de quelqu'un de plus compétent qu'elle en matière de soin, et retourner veiller sur sa petite Anthea. Que pouvait-elle faire d'autre? Appeler les secours? Bonne blague! Si seulement il y avait des téléphones portables et des opérateurs mobiles dans le coin... Enfin à défaut de mieux...

"On y sera plus rapidement que tu peux le penser. S'il le faut, on fera une pause à mi-chemin, mais l'idéal serait d'y aller en une fois."

Elle traversa le hall avec lui, passant entre les rangées de bancs pour pousser finalement la double-porte principale encore suffisemment mobile malgré le givre qui s'en était emparé.
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MessageSujet: Re: Les chimères d'une chimère. [libre]   Mer 2 Jan - 20:53

(EDIT : En raison de conflits temporels)

Certaines chimère ont des idées et actions étranges. Razgun est l’une d’entre elles. Il a quelques fois des lubies qui lui passent par la tête, étant d’une nature impulsive, il est prompt à les suivre. L’idée de suivre Soledad et de se rendre dans le refuge humain était une de ses étranges idées. Cependant, cette fois si il fit preuve de raison. À présent, il trouvait que c’était beaucoup trop dangereux d’aller au refuge dans ces conditions. Il avait déjà laissé des survivants et avec la lumière il y avait une chance qu’il se fasse repérer. Donc, il décida que la fuite était la meilleure solution.

*Pourquoi est-ce que je suis toujours aussi con ? Quelle idée suicidaire. Jamais je pourrais dominer les humains si je meurs une deuxième fois. Je vais allez au cardinal jail’s me faire soigner c’est beaucoup plus sur. Bon qu’est que je fais ? Le coup de l’hallucination, il faut qu’elle pense encore que je suis humain quand je vais la rencontrer encore.*

-Je crois que je peux marcher.

Et c’est ce qu’il fit. Il se mit à marcher péniblement, chaque pas était pour lui un effort considérable. Lorsqu’ils furent dehors, dans la neige. Le visage de Razgun commença à feindre l’hystérie et la terreur. Il se mit à crier : « Les bêtes, les bêtes ! ». Il commença à se débattre et à donner des coups un peu n’importe où dans le but de faire tomber Soledad sans que cela ne paraisse louche. Après, il mis tout ses énergies à courir le plus vite que ses jambes de chimère lui permettait. Même blessé, il était tout de même rapide, il commença à courir sur ses jambes. Lorsqu’il fut assez loin il se mit à courir tel un chien ce qui augmenta sa vitesse. Il était maintenant assez distant pour ne plus être dans le champ de vision de Soledad…

(Je pars, on se revoit avec le nouveau scénario !)
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