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 La promenade du petit chaperon rouge. /!\

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Pookie
Little Red Riding Hood - monsieur, j'ai trouvé ce doigt, c'est à toi?
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MessageSujet: La promenade du petit chaperon rouge. /!   Mar 18 Sep - 2:09

Ils ont été posés dans un vieux grimoire relié de cuir, par une encre noire belle comme les lettres qu’elle trace sous le grattement de la plume ; ou, peut-être, sont-ils griffonnés sur une feuille froissée par des mains juvéniles, où l’encre d’une bille a dû lutter contre les larmes d’une fille.


Ces mots…


Les mots d’un conte perdu pour des enfants qui cherchent une lumière dans le noir, qui veulent un frisson auquel croire.
Ou alors ce sont les mots d’un conte qui n’a jamais été lu, si ce n’est par une gosse qui n’a jamais su comment faire pour grandir sans son père.

quelque part, quelqu'un a écrit:
‘Scared by the Wolf, Little Red Riding Hood has lost something’


Le Petite chaperon rouge, une petite dizaine d’année ; les grandes dizaines d’années étant réservées aux garçons de bonnes familles et aux jeunes filles polies ; une tignasse, s’agitant au vent, rouge comme les blés bercés par un soleil d’été et offerts par une étincelle en offrande à la clémence des cieux ; des yeux aussi purs et éclatants que les rubis des magnifiques belles-mères des princesses qui dorment aux plus hauts sommets des plus hautes tours, blotties dans les bras charmants de leurs princes musclés ; une queue de renard pourpre du sang de son innocence ; se promenait en la Vallée.

Vallée d’un hiver douillet, souffle d’une mère bienveillante. Accueillante lorsque la nuit elle laisse des Chimères colorer les rêves de ses enfants endormis, et que les Ombres peuvent étendre leur chaleureuse douceur jusqu’au plus profond des cœurs.
Au gré de ses pas, elle découvre le sous-bois, où vivent des bêtes curieuses, et créatures mystérieuses. Sa mère-grand, partie pour un conte d’enfant, ne lui a laissé ni la galette, ni le petit pot de beurre, ni le panier pour les transportés. Laissant ainsi cette candide jeune fille vivre, aller et venir, selon ses fantaisies.
C’est alors que surgit, sous ses yeux éblouis, un arbre d’ébène. Racines enfouies sous la neige, désireuses de devenir piège. Feuilles parties, envolées dans le vent rafraîchi. Le tronc devient son ami, son support et son appui. Assise dans le blanc, le dos contre le noir. Ses yeux s’ouvrent en grand et se fixent comme des miroirs.

Voilà assez de rime pour le moment. Laissons maintenant le conte prendre les devants et nous montrer pourquoi…

…il a de grandes dents.


Même en ce lieu, le jour se lève, même en ce lieu, la clarté achève les lambeaux sombres de la nuit. Mais le jour, en ce lieu, n’a rien d’éclairant. Il n’est pas sécurité, il n'est pas confort, il n'est pas comme la couette d’un enfant qui a peur la nuit dans son lit. Car en ce lieu, le jour est silencieux et sa lumière ne sert qu’à découvrir les traces et les ruines des crimes qui avaient pris place dans les ténèbres de la nuit.
Par une matinée où l’on entendait la Vallée respirer, sombre et menaçante. En lisière de forêt, ou profondément enfoui en son cœur, un arbre, si proche de son ennemi carboné, était le dossier d’un frêle corps inerte.
Immobile, les yeux éteints à la fois perdus et fixés dans le vague, dans le lointain. Une peau si pâle, si froide. On n’entend ni souffle, ni rythme. Poumons et cœur semblent sans vie derrière cette si jeune poitrine.

Est-elle morte ?
Tout le laisse croire. Apparence tranquille, le paisible des morts. Gestes absents, inexistants, comme si la dernière goutte sanguine avait séché comme si plus aucun muscle ne tremblait.

Mais de quoi est-elle morte cette enfant aux cheveux roux ?

Un chatouillis. Aucune réaction. Aucun soubresaut de sensation, même face au chatouillis des moustaches d’un animal. Pelage noir et sale, pattes griffues, dents rongeuses, et une queue presque comme un avant-bras. Elle renifle, elle inspecte, elle hésite.
La petite bête voudra manger la grosse. Déchirer sa peau, avaler sa chair, ronger ses os, avant que d’autres affamés peu scrupuleux n’y plantent leurs crocs.

Première morsure. Un éclair blanc, des cris aigus et une agitation suspendue.

Elle n’était donc pas morte ?

La jeune enfant s’est saisie de l’animal rongeant. Prise, aux jointures blanchies sous l’effort, sur le jaune de la queue. Cris et pattes qui cherchent à griffer. Cris et dents qui cherchent la main. Faire lâcher prise. Torsions et contorsions, coup de dents et de griffes, mais rien n’y fait l’enfant ne lâchera pas ce qu’elle a trouvé.

Alors la danse commence. L’animal, en un arc de cercle, noir fugace dans le vide de l’air, vient s’abattre contre une pierre. Forme grise perdue dans la neige. Tambour muet de l’enfant. Outil pour battre, battre et battre encore son nouveau jouet. Gris et neige s’éclaboussent de rouge. Un rouge pourpre et chaud qui étouffe les cris de l’animal.

Mais l’air n’en est pas silencieux pour autant, car s’est élevé, clair et fluet, le rire d’une enfant. Un rire d’enfant certes, mais celui d’un enfant dément. Un rire qui résonne, avec des accents monstrueux, des intonations qui font peur. Que lui arrive-t-il ? D’où viennent ces flammes dans ses yeux ? Ces flammes teintées d’enfer. D’où vient ce rire, si profond et si terrible ? Sort-il vraiment de ce si petit corps ?

L’animal est mort, vision d’horreur à ne pas décrire. Laissé là par l’enfant, pour d’autres vivants.

Mais l’enfant est souillée, il faut se purifier. Neige et salive, consciencieusement, tacheront d’enlever les traces de sang, les gouttes au goût si particulier, non préféré, mais que l’on sait apprécier lorsque la faim déchaîne l’appétit à défaut des papilles.

La chevelure rouge vole dans les airs, la fourrure vive de la queue se balance dans le vent. L’enfant s’est levé, visage à nouveau éteint, à nouveau comme vide de toute vie.

Elle fait un pas, puis un autre. Sans regarder où ils la mènent. Elle s’enfonce dans la forêt. Peut-être trouvera-t-elle un nouvel ami, un nouveau jouet, ou…

quelque chose de pire encore.
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Mirahil
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MessageSujet: Re: La promenade du petit chaperon rouge. /!\   Lun 24 Sep - 20:33

[Je peux ?]




Comme un chant voilé, comme un souffle dansant, comme une mélodie douce …
Le vent sifflait entre els arbres, instruments du Diable. Et l’ombre aveugle ne pu s’empêcher de laisser sa voix être le reflet de ses rêves, un chant instinctif, sans mot, une voix grave qui résonne qui enveloppe, qui enlace. Une mélodie rythmé par son pas léger sur la neige, un glissement de sa longue robe. Habillée en grande dame, un vêtement trouvé, un peu blessé par le temps violent, par le sang d’une autre peut-être. Une robe qui tombe sur terre, qui traîne, si longue … L’aveugle avance droit, évitant légèrement les arbres, et sa traîne s’étend derrière elle, frottant doucement sur la neige. Et la grise la tête haute semble voir bien plus loin que le monde qui l’entoure. Elle ne voit pas, elle ne voit plus et les violences à la place de ses yeux, la brûlent comme pour la consoler. Un peu habituée, elle y songe moins. Un bandeau gris cache la laideur. Un gris simple, un gris sombre, qui se fond dans ses cheveux, son visage blanc se détache, la pâleur ne s’en fait que plus violente, plus délicate. Sans regard elle semble moins indécise, plus puissante peut-être. Et sa marche se transforme en envol fantomatique. Elle hante,si immatérielle, le monde perdu des fous de la Terre. Si loin … Au delà du cauchemar et du coma … la Terre …. Son souvenir s’efface des fois dans l’esprit de la grise, bientôt peut-être elle croira avoir toujours vécu sur les terre de la vallée ….
C’est un mensonge bien sur…
Elle n’oubliera jamais, Mirahil n’a jamais su oubliée le monde et ses douleurs …
Elle y rêvera moins peut-être ….

Seule Mirahil voit la scène…
La veuve grise, les cheveux pour voile, le bandeau pour magie et son chant pour appel …
Et la dame étrange, sa conscience, sa lucidité, celle qui si belle seule peut lui dire la vérité, magnifique conscience sans visage.
Une cavalière, un grand cheval noir, qui souffle qui tempête, merveille monstre. Magnifique il est roi de ce monde, la dame sombre pour maîtresse, il regarde le monde souhaitant le décimer de ses yeux foudres. Elle est si loin la dame sombre, si prêt à la fois … C’est la grise qui l’appelle qui lui parle, qui lui murmure qui l’aime et la haie tout à la fois. La dame sombre n’a plus de cage pour l’emprisonner, sauf les chaînes que l’ombre a posée dans son cœur, des noms qui vibrent et qui la hante …
Mais ce soir il n’est pas tant de penser à sa …
Les blessures ne veulent pas la faire saigner cette nuit …
Demain, demain peut-être ….


Les Dames avancent, doucement, inlassablement et doucement leur voix se mêlent à celle de l’aveugle, subtilement, étrangement … Le chant ne fait qu’un, il prend la puissance du savoir, le mystère de la brume, et le désespoir glacé. C’est presque un appel à l’espoir …
C’est la nuit …
Une nuit éclairée par la lune et sa douce chaleur, si subtile, éclaire la folle. Ses illusions prennent forme de reine, et l’aveugle démunie arpente, dans sa robe de reine la vallée, alors que la brume s’élève, transforme les arbres en monstres sombres, si dangereux et si .. Réconfortant. Une tranquillité, un silence brisée, des animaux qui passent vagabonds prêt de la traîne, ils ne la voient pas, eux non plus. Sauvage ils sentent que rien ne peux les affaiblir, puissants, fragiles, ils vibrent à l’unisson avec la voix des Dames dans la gorge d’une folle. Puis s’en vont … Passage furtif, neige qui crisse, air qui se déplace …
L’aveugle les entend, des fois elle constate des absences avant de se rendre compte qu’ils étaient là. Une biche passe devant elle, courrant vers son roi peut-être.



*Dis petite biche ?
Es-tu grande ou fine ? Légère tu l’est en tout cas …
La peur dans les yeux, où va-tu donc ?
Chez ton cerf ? Qu’il chante que j’entende son brame …
J’attends le hurlement de mon loup …
Nous sommes pareilles peut-être …
Tu es la biche, je suis la louve … Qui hante …
Prédatrice et proie …
Attendant le brame de son loup …*



Déjà la biche est loin, elle n’entend pas le murmure silencieux d’un rêve vibrant dans l’âme d’une aveugle. Mais peut-être qu’où qu’elle soit, la belle entend le murmure, le secret, et qu’un bonheur la prend … Plus légère, quel vole ! Plus légère, prêt de son mal qui la protége, l’enlace, la fait femme … Et enlève enfin la peur qui séjourne dans ses yeux et qui s’allonge, s’installe espérant toujours y rester …


*Est-ce que ma peur est si brûlante qu’on peut la sentir de loin ?
Est-ce que mes rêves portent un voile dans l’esprit ce ceux qui séjournent quelque instant dans mon âme ?
Et les prisonniers ?
Et mes terreurs voilés ?
Et l’oiseau qui s’envole ? Prend il un morceau de mon âme pour lui faire voir le monde de plus haut ?
Et pourquoi est-ce le soleil qui est le but ?
Non …
Je rêve d’être brume …
Et vent … *



La robe sombre la moule, l’embellit, la rend désirable et si lointaine, elle laisse la naissance de ses seins au regard des Dames. De longues manches, habit d’une reine d’autrefois, d’une veuve, d’une mariée ….


*Dis belle robe que faisais-tu dans ce coffre ?
Tu es merveille, tu es miracle …
Si belle, je sens ta chaleur, la douceur de ton tissu …
Robe d’une reine morte, bientôt haillon, un peu fatiguée ….
Que fais-tu dans un coffre, accepte que je te porte, quelques instants..
Que je hante ses bois avec toi, reines déchues, folles perdues, nous ne ferrons qu’une …
Je ne veux pas être comme celle que tu aimais avant, non ..
Juste la compagne d’une nuit ….
Ta traîne déchirée et mon âme brûlée …
Ta beauté et mes rêves…
Ta pureté fatiguée et mon espoir perdu …
Et Demain, demain je te le promets, j’irais te remettre dans ton coffre, et je laisserai la clé …
Pour qu’une jour …
Une reine déchue, une folle ….
Compagne d’une nuit, compagne d’une vie ….
Robe d’une veuve, d’une morte, d’une dame folle, d’une reine déchue …
Tu éclaireras de nouveau la nuit d’une perdue …*



Sa marche est si lente, si grave, son chant si mélodieux, si étrange, la brume blanche trouble ses traits, cache sa beauté, enveloppe sa laideur … Le bandeau se fait presque bijoux, la traîne déchirée se laisse courir, dansante. Et le calme est là instable, incroyable peut-être …. Un instant pur, tranquille, il n’y a rien, les bêtes sont des sorties pour le moment, il n’y a que la grise qui hante …
Un calme avant la tempête, ou plutôt après la tempête ….
Quand il n’y a plus rien à détruire …
Quand tout est blessé, brisé …
Et où les survivants magnifiques relèvent la tête doucement, pour avoir le droit de chanter, la puissance de vivre et le courage de laisser leur cœur battre …
Cet instant magique où tout se reconstruit …
Un calme, une beauté …

C’est juste le calme après la tempête, le silence après le tonnerre …
Ecouter le …


Il fait mal …

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Pookie
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MessageSujet: Re: La promenade du petit chaperon rouge. /!\   Jeu 27 Sep - 16:05

La petite flamme devrait sauter, jouer, rire et sauter à nouveau. Courir à travers la forêt, à travers la Vallée et lui crier sa colère de Chimère. Elle devrait rougir de vie, brûler d’envie de mordre dans le sang de ceux qui croient encore, elle devrait se consumer de ces êtres pour qui l’hiver n’a pas enseveli l’espoir sous la neige.


Au lieu de ça, la petite flamme erre sans but, comme sans vie.
Au lieu de ça, la petite flamme est…

Eteinte.


Cela me fait penser à un chant, entonner un soir d’hiver, par un petit plaisantin pour effrayer sa sœur.


Un, deux, trois…
La voilà dans le sous-bois

Quatre, cinq, six…
Sur la neige qui crisse

Sept, huit, neuf…
Sans son panier neuf

Dix, onze, douze
Le Petit Chaperon rouge.

Un, deux, trois…
Elle ne se méfie pas

Quatre, cinq, six…
De ces êtres qui glissent

Sept, huit, neuf…
A la recherche de sang neuf

Dix, onze, douze
A éclabousser sur les parfaites pelouses.


De vos cauchemars d’enfant.

Elle n’a pas pris garde.


Mais de quoi aurait-elle dû avoir peur ? De la Vallée?


Cette si belle et si gentille amie des enfants qui sait si bien comment leur dire qu’elle les aime, qu’elle ne voudrait pas vivre sans eux. On l’aime tellement cette Vallée qu’on ne peut pas la quitter. Elle sait comment nous prouver son affection en nous réchauffant de son hiver et en nous réconfortant de ses Bêtes.

Probablement les plus sympathiques et tendres de ses créatures.
Même avec l’aide de la compagnie, elles ne parviendront jamais à faire rire les enfants. Cependant on peut compter sur elle pour que les enfants se sentent enfin en sécurité lorsqu’ils tremblent de peur, cachés sous une couverture et blottis contre une peluche.
Car, après tout, le sang n’est-il pas plus doux et plus chaud que la plus moelleuse des couettes ?

Ainsi peut continuer ce conte. La promenade du Petit Chaperon Rouge à travers la forêt endormie sous la neige d’un hiver bestial.
Le conte de cette enfant aux cheveux flammes et aux yeux rubis. Cette enfant dont la queue renarde témoigne de ce que ses dents ne montrent plus.

Car…


Un loup fut là un jour pour lui dire d’arrêter…

Un loup fut là un jour pour l’effrayer…

Un loup fut là un jour et…


ce fut brisé.

Mais les contes et les Vallées regorgent de ces souffleurs de maisons. Il faut le savoir, il faut être prudent. Lorsque l’on s’aventure sur les terres sombres d’une Vallée rêvée, que l’on amorce son propre conte, il faut savoir distinguer les loups cachés parmi les moutons.

Il fallait qu’elle le sache. La Vallée devait lui dire. La Vallée voulait qu’elle apprenne à se méfier. Elle voulait éveiller la flamme de sa prudence et faire danser en elle la rage de vivre et de détruire ceux de ses enfants qui pouvaient encore la quitter.

Peut-être…

Peut-être que je me trompe sur les intentions de notre mère. Peut-être qu’au sein de ce conte des desseins malsains sont tissés imperceptiblement. Car une question reste…

¿ Qu’est-ce qui a conduit cette enfant à perdre les fils de son corps de pantin ?


Si seulement elle pouvait se rendre compte qu’elle est perdue.

Elle ne voit pas où elle va la petite Pookie.


" ¿ Pookie ? "


Tête penchée sur le côté, elle a trouvé un nouvel ami arbre.
Elle l’approche.
Le caresse de ses paumes, l’entoure de ses bras, l’enlace sans se soucier des échardes. Le noir de ce vertical semble l’attirer. Peut-être aime-t-elle la rudesse et le rugueux de l’écorce qui l’écorche. Il la blesse sans qu’elle ne dise mot. Il la blesse et elle le serre dans ses bras nus d’enfant. Plus l’écorce écorche, plus les bras embrassent. Les blessures et le sang qui souillent de plus en plus la pureté de sa peau ne l’arrêtent pas, ne la gênent pas.
Elle n’y fait pas attention. Elle ne les voit pas.
Elle ne les sent pas.
Peut-être ce tronc est une peluche pour elle. Un être doux auquel on fait des câlins. Qui saurait dire ce qui se passe sous cette tignasse rouge ? Qui saurait dire ce qui se cache derrière ses yeux sans lumière ?

Elle sent les nervures sèches de sève dans le bois sec. La pourriture des champignons à ses pieds, entrelacés des racines de l’arbre si fort et si fragile, endormi pour passer la nuit, endormi pour passer l’hiver. Affreux avec ses branches nues, noires, comme brûlées par la mort.
Elle sent la neige qui respire et tremble. Elle sens le piège tapi dans ses flocons blancs comme l’innocence. La Vallée a lavé le rouge de l’enfer, le noir de la mort, mais elle n’a pas pu enlever l’odeur de ses créateurs.
Elle sent la souillure des êtres qui vivent et meurt dans cette forêt. Des odeurs liquides ou visqueuses qui percent l’air pur de leur puanteur. Une odeur pour les êtres qui naissent. Une odeur pour les êtres qui copulent. Une odeur pour les êtres qui digèrent. Une odeur pour les êtres qui meurent.
Cette forêt pourrit. Sa respiration est putride, sa chair est jonchée de cadavres et d’excréments, ses os sont parsemés de vers rongeurs et des êtres naissent et se repaissent dans ses entrailles.

Un chant s’élève et entoure l’idiote. Elle presse un peu plus son oreille contre le tronc. Espère entendre la sève couler, l’arbre chanter. L’arbre lui parler des secrets de la forêt, lui raconter un conte caché.
Mais l’arbre ne dit rien. L’arbre se bat, mais se meurt petit à petit.
Le chant vient d’ailleurs. Il est dans la forêt. Il sait trouver les oreilles prêtes à l’écouter.

Pookie se détache de l’arbre. Ce son, ce chant l’attire. Plus encore que le bois, plus encore que l’étreinte de la nature mourante.

Elle se fige. Elle écoute.

Elle ne respire presque pas. Sa poitrine semble immobile sous son souffle silencieux. Elle entend la pourriture de la vie, mais le chant est plus beau, le chant l’envahit. Le chant est autour d’elle. Le chant lui fait relever la tête, elle avance un pied. Un autre.

Elle le suit, elle le cherche. Ses pieds nus sur la neige se salissent de neige, de terre, de feuilles, humides d’une eau souillée par la mort.

Une racine se dresse sur son chemin. Elle ne voit pas le piège et chute. Elle ne s'en rend pas vraiment compte. Elle se relève et suit à nouveau la musique qui traverse la forêt jusqu’à elle.

Les arbres s’écartent et bientôt elle la voit. Une brume sombre et étrange. Un être qui traverse la forêt. Elle est à quelques pas. Elle lui tourne le dos. Tissus sombres flottant dans les airs, portés par un chant aussi envoûtant que la lumière pour les êtres nocturnes. Les yeux rouges de Pookie se fixent sur cette forme sombre. Elle la suit.

Un pas, deux, elle trouve le rythme. Ses pas laissent de petites empreintes dans la trace que laisse la traîne de la créature.

Elle est belle. Elle est fascinante. Elle est sombre, elle est ombre. Gracieuse comme une mariée avançant vers l’autel.
Elégante comme la veuve avançant vers le cercueil.
Reine de nuit, reine de magie.

Qui est-elle cette créature ?

Pookie ne le sait pas. Pookie ne se pose pas la question.

D’un pas mal assuré, mais qui parvient à éviter la traîne, la jeune enfant sans vie suit. Peut-être comme les rats suivirent le joueur de flutte. Elle la suit.

Ne la quittant pas de son regard vide…


Dernière édition par le Sam 6 Oct - 18:54, édité 1 fois
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Mirahil
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MessageSujet: Re: La promenade du petit chaperon rouge. /!\   Ven 28 Sep - 20:41

Il fait mal …


Il hurle à son âme comme hurle l’océan contre la falaise.

Pourtant elle marche, oubliant sa douleur, deux marques brûlantes là où il n’y a plus rien …

Rien à croire, tout à aimer, des êtres détruits où sont passé leurs puissances ? Elle s'est envolé, elle est sure eux, bien plus forte, dans leurs détresses, dans leurs âmes desséchés ... Il faut aimer, il faut les aimer pour qu'ils deviennent ce qu'ils sont ... Mais où est leur vérité ? Bien cachée, enfoui sous les souvenirs, sous la peur d en'être rien qu'hn cauchemard, sous la terreur d'être faible ...
Il faut les aimer ...
Elle les aime ...
Ils sont ce qu'elle a perdu

Ses yeux, ses joyaux, ses puissances, sa beauté, son rire et ses larmes. Disparus, envolés… morts … Voit-ils le paradis ? L’attendent-elle en enfer ? La grise à des fois hâte d’y être, en enfer … La sombre beauté, l’éclair d’un souffrance, la puissance d’un malheur … A moins que la vallée ne soit son abîme … son paradis, un lieu pour elle et pour les autres. Tous perdus, tous portant la marque de la mort … Certains vivent mais bientôt ils perdront espoir... C’est une question de minute, un long sablier de leur chance … Mais il suffit que le temps s’arrête sur Hollow Dream et que les hommes magnifiques retrouvent leur prime puissance… Pour quoi ? Pour rien … Il n’y a plus rien pour eux en dehors de cet enfer, la vallée les a choisi, ce n’est pas pour rien …
Ils ne comprennent pas, ils ne voient pas … c’est la vallée qui a besoin d’eux mais ils en ont tellement besoin …
Leur courage, leur fantasme, leur peur refléter en une sombre blanche entité …

Ils ne peuvent pas comprendre … La grise n’avait pas compris elle aussi, maintenant elle voyait … peut-être pour la première fois aussi clairement et cela la fit sourire, car l’aveugle pouvait voir plus loin que les apparences ne lui auraient jamais offert …
Mais son sourire disparu …


Il fait mal ..


Le silence de la vallée …
Le calme après le chaos …
Qu’est-ce que la vallée va lui préparer ?
Elle ne l’abandonnera pas, la vallée n’abandonne jamais ses enfants, ce serait avouer sa faiblesse…

Elle attend juste, la belle dame sur son destrier brûlant, elle attend et elle chante pour soigner le s blessures de sa fille, des blessures d’argent, des blessures de couleurs, des sentiments …


Il n’y a plus rien à détruire …


Elle attend que la grise ai quelque chose, quelque chose à prendre, quelque chose à voler … Une sentiment qui pourrait vraiment la brûler … Elle aimerait tant la dame la voir s’approcher un instant de l’espoir qu’elle a perdu. Un papillon de nuit, un voile gris, un vol heureux, un instant pure, des secondes magnifiques, un sentiment puissant et l’espoir …. L’espoir juste là qui la brûlerai l’incendierai comme le papillon perd ses ailes près de la flamme qu’il a aimé, qu’il a désirer. Mais la grise n’espère plus … L’espoir est loin, si loin d’elle, alors la dame attend mêlant sa voix à la mariée, à la veuve , laissant la neige s’accrocher à la traîne de la folle. Aujourd’hui la vallée célèbre sa chute, aujourd’hui la vallée célèbre un nouveau combat qui commence doucement … Des armes dans deux camps, entre liberté et domination, entre amour et haine, désespoir et colère …

Une bal masqué, une robe de mariée …

Venez donc, venez tous … Tout les fous, tout les habitants, ceux qui hurlent leur désespoir et ceux qui dévorent sanguinaires, tout ceux qui sont dans la vallée … Tout ceux qui espèrent et les autres qui depuis longtemps errent sans but ..
Un grand bal masqué, la fête des fous, et la folle pour reine …
Un grand bal masqué, un chant violente, une peur qui se terre, des ombres qui errent, des chimères qui hantent, des humains aux yeux pleins de peur … Qu’ils viennent tous ceux que l’ont oublie, tout ceux qui aiment en secret …
Aujourd’hui … il y a comme une trêve ….

Une trêve imaginaire, une trêve qui se murmure, un silence dans la vallée, les bêtes ne sont pas là, pas se soir, il y a eu trop de sang aujourd’hui, épuisées d’avoir trop tué … Il n’y a personne au bal ..

Que des folles, que les dames …

Gracieuses qui marchent, danseuses, tueuses …

La conscience qui parle, lucide, elle ordonne, elle juge et ces mots sont purs réconforts, purs vices et pure vérité … Elle murmure : quand vas-tu donc tuée ? Je n’ai pas faim lui répond la grise ... C’est vrai elle a pris des peurs aujourd’hui, elle est le monstre, elle erre … Un fantôme, enfants cachez-vous, ce n’est pas halloween aujourd’hui …
C’est juste une trêve imaginaire …
Un pacte silencieux …
Entre deux tueuses, entres des mains ensanglantées …
Avec Dame Conscience qui allie sa voix …


Mais l’enfant n’écoute pas, l’enfant marche folle sur la trace de la traîne d’une folle.



*va te cacher, ma jolie ..
Je suis un fantôme …
Je n’aime pas les enfants …
Je les haie …
Ils me font si peur …
Pas eux …
Non !
Moi ….
Avant …
C’est un bal masqué …
Pas Halloween …
Ce n’est pas pour rire, c’est pour mieux haïr
Mieux aimer … *




Mais la grise se tait, elle voudrait chassé l’enfant d’un geste, d’une peur …
Elle ne peut pas, c’est une chimère, ce n’est plus un enfant, c’est pire qu’une enfant. Mais la petite folle la suit silencieuse, sait-elle au moins parler ?



*Peut-être pas*



Alors la mariée continue de chanter, elle avance droit devant elle. La grise ne peut laisser sa voix mourir, elle ne peut parler à l’enfant … Non ce serait briser le bal, ce serais enterre la robe, ce serais briser la toile … Plus tard … Plus tard … Alors l’ombre ouvre ses doigts et sa main se lève légèrement, sans regarder ce qu’elle ne pourrait voir, sans freiner sa marche ou peut-être un pas moins rapide un instant pour permettre à l’enfant si elle le veut de lui prendre la main.



*Ma belle, mon horrible, que fais-tu là ?
Nous ne sommes pas là par hasard petite chimère …
Nous avons été monstre à notre manière …
Viens petite bête, viens au bal masqué…
Si tu n’as pas peur d’être folle …
Si tu n’as pas peur des dames …
Viens donc chanter …
Je haie les enfants …*

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MessageSujet: Re: La promenade du petit chaperon rouge. /!\   Sam 29 Sep - 0:21

Un mouvement dans le vent. Les yeux vides le voient et le fixent. Une main s’est levée. La sombre a bougé, elle a ouvert la main. Pookie fixe la blancheur, la finesse.

Alors quelque part dans le noir. Dans ce qui a été déchiré, raturé, griffé, mâché, jeté, coupé, caché, piétiné, avalé, haché, croqué, dénigré, méprisé, renié, rejeté, barré, mâchouillé, grignoté, étouffé, étranglé, déchiqueté, troué, percé, brûlé, plié, replié, enterré, enfoui, enseveli, englouti
dans un abîme sans fond.
Quelque part dans ce vide.



Un éclair

Une lumière


Comme une larme de la plus profonde tristesse.

~


"¡ Give me your hand Dear !"


L’enfant est heureuse. C’est sa première sortie. C’est la seule sortie qu’elle fera dans sa vie.

Sa mère lui a fait ce cadeau, ce plaisir, ce bonheur.

Elle iront au parc pour voir de l’herbe, pour voir des arbres, une marre, des canards, pour voir du vert, du bleu, pour voir du libre, au restaurant en terrasse, manger une glace au bord d’un lac, jouer à la balançoire, respirer l’air, rire, jouer, crier, chanter, s’amuser. Un immense sourire : Elle rayonne. Elle sautille danse et chante.

Que c’est beau d’être dehors. Que c’est agréable la lumière dans les branches de l’arbre. Que c’est doux le chant des oiseaux. Que c’est mélodieux l’air sur son visage.

La jeune
Sarah court, saute, court, rigole. Son rire s’envole dans les airs comme le plus beau des chants. C’est beau le rire d’une enfant heureuse, d’une enfant aimée par sa mère, d’une enfant qui aime, d’une enfant qui sait que la vie c’est précieux et qui en profite.

Elle aime la petite Sarah


Elle aime les feuilles dans les arbres. Elle ramasse celles tombées par terre et les remet sur les arbres, sur les racines, dans un creux du tronc, sur une branche plus basse.


Elle ferme les yeux et court dans le vent.
Elle ferme les yeux et chante avec les oiseaux.
Elle ferme les yeux et s’allonge dans l’herbe.
Elle ferme les yeux et aime sa mère.



Un câlin, un bisou. Pour la remercier. Tendresse et bonheur. La mère sourit aussi. Jamais. Elle n’avait jamais vu sa fille aussi heureuse. Ces paillettes dans ses yeux, ses étoiles dans son sourire, les petits éclats de son rire.

Les larmes sont au bord des yeux. Larmes de rire pour la fille. Larmes de joie pour la mère.


La journée se finit.

Sarah n’est pas triste. La journée fut trop belle pour la gâcher par une tristesse inutile. Elle sait que c’est précieux. Elle sait qu’il faut en profiter, jusqu’au bout, jusqu’à la fin.

Et la fin est belle. Feu d’artifice naturel.
Un couché de soleil. Mille couleurs. Mille parfums.
Des rires qui se perdent dans la magie dorée, dans la douceur orangée, dans le coton rouge et la barbe à papa bleu
e.


~


Le vide se reforme sur ce…

souvenir ?


Le noir est à nouveau présent, l’abîme est encore plus profond. Dans les yeux, dans l’esprit, dans le cœur, dans l’âme. Une larme est apparue. Perle d’eau sur la joue d’une enfant. Elle ne la sait pas. Elle est là, mais Pookie ne pleure pas.

Lentement la petite Chimère bouge.

Avec ce qui lui reste d’instinct et d’inconscient elle s’avance. A côté de la sombre, être protégée par son ombre.

Elle tend sa petite main blanche et quelques rouges. Elle tend sa petite main et la met dans le gant de fraîcheur de la Belle.

Elle serre de sa petite main, la délicate protection de l’Ombre.

Elle lui donne la main.

Son regard se perd face à elle. Son regard se perd dans les lignes de la forêt.

Elle ne voit pas la rue à traverser, le danger à éviter, mais, sans menace, une mère protège toujours son enfant.
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Mirahil
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MessageSujet: Re: La promenade du petit chaperon rouge. /!\   Dim 30 Sep - 16:31

*Il fait mal ….
Dis pourquoi tu ne le sens pas ?
Ce grand vide qui brûle ?
Parce que c’est le mien ?
Parce que je suis seule et folle ?
Dis moi petit monstre, pourquoi tu prends ma main ?
C’était une invitation mais elle n’était pas à accepté …
C’est une invitation qui cache un mal …
Je suis le mal, ma jolie, le mal en personne, et je fais mal …
Regarde mes yeux ils ont souffert de trop larmes…
Ils sont morts eux aussi …
Je ne veux plus tuer petite chimère
Mais je tue …
Regarde la chimère, ma chimère, mon loup, regarde le, j’ai tant peur qu’il se perde … dans le labyrinthe de mes contrariétés…
Je suis le mal, cela ne se voit pas peut-être, je suis monstre, je suis ombre …
Et je suis l’incandescence de la vallée…*



Mais la grise ne rejette pas la petite chimère, elle serre la main de l’enfant doucement, sagement et lentement un sentiment étrange la prend. Elle est immortelle, la mort elle la connaît mais jamais elle ne l’a senti si lointaine. La petite chimère se rappelle elle aussi, c’est évident ! L’enfant cherche la mère et dans une promesse voilé accepte de lever la tête et de marcher fière vers des souvenirs lointains …
Qui font mal …

Et la grise cherche en vain dans la profondeur de ses souvenirs un geste d’enfant si parfait …
Il n’y a rien, rien qui rappelle des parents, la profonde tendresse d’une main, un cœur qui s’envole serein, il n’y a rien de beau chez l’enfant qu’elle a été ...
Sauf ce geste … Une main qui se tend vers elle et que l’enfant prend et que l’enfant sert … La future ombre et la petite chimère, qui se ressemblent, qui ne sont qu’une dans les souvenirs et le présent de la belle.



*Est-ce que tu sais ce qu’est un loup, petite chimère ?*


Mais elle ne lui pose pas la question qui ronge ses lèvres. La veuve grise marche sans but, elle ne peut glisser l’enfant dans les affres de son existence, juste partager son chemin quelques instants avant de s’en aller … Elle ne peut le lui refuser… La grise n’a jamais eut d’enfant, elle n’en aura jamais, nul chair de son sang, nul cœur du sien. La grise est morte, elle ne peut enfanter que des rêves …


*Et si j’étais en train de rêver ?
Et si j’étais en train de briser ?*




Quelques années en arrière qui se déroulent devant la beauté de son imaginaire, sur sa vision éphémère, libre du monde. La grise laisse la jambe en arrière prise par une branche, instinctivement elle se rend intangible le temps de ne pas trébucher. Et quand enfin elle redevient matérielle son chant n’a pas cessé, sa main reprend ce qu’elle a perdu en chemin…
Le visage parfait, sans expression blessée, sans changement elle continue d’arpenter la vallée … Et peu à peu elle s’apprivoise, peu a peu elle s’habitue à cette rouge enfant qui marche dans son sillage. Immortelles elles sont toutes les deux, beauté d’un instant, rage d’un souvenir … Heureuses peut-être devant l’absurdité de leur éphémère alliance ...
Elles errent …
Et la grise ne comprend pas pourquoi elle a haie les chimères …
Si pure est leur violence …
Et l’ombre ne comprend pas pourquoi existe leur différence…



*Pour mieux vous entretuez.*


Dame conscience à murmurer et la grise s’arrête. Son chant cesse se meurt et les échos de sa voix reste dans la pâle brume de la vallée. Et quand tout n’est plus que silence enfin elle murmure…



« Ai-je le droit de te voir, ai-je le droit de te sentir ?
Ai-je le droit de te laisser croire ?
Ai-je le droit de te faire mal ?
J’ai besoin de ta voix pour chanter …
J’ai besoin de ton nom et de ton visage, petite chimère …
Car je veux, je veux chanter pour toi, pour toi aussi…
Mais est-ce que seulement tu entends la mélodie de ma voix ? Comprend-tu ce que je dis ?
La vallée est folle petite chimère de laisser les enfants mourir … »

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MessageSujet: Re: La promenade du petit chaperon rouge. /!\   Lun 1 Oct - 0:24

Les mains se serrent. Et dans un endroit mystérieux une douce brise se lève.

La forêt est là, fière et droite, mais devant les yeux du Petit Chaperon Rouge, le conte change de parfum...


° ° ° ° ° ° °

un nez a écrit:

Tic, tac, toc.


Les arbres se colorent. Des rouges°, des jaunes°, des verts°, des bleus°, des blancs°, des violets°, des roses°. Des couleurs vives, des couleurs de joie et d’amour. Des couleurs de bonbons. Comme si le monde était soudain saupoudré de sucre.

La neige est devenue barbe à papa, le blanc sinistre est devenu multicolore des dessins animés.

Des feuilles poussent sur les branches des arbres, larges, colorées et belles. Accompagnées çà et là d’étranges objets qui ont depuis longtemps perdu l’habitude de pousser sur les arbres. Instruments de musique et cannes à pêche. Balles et ballons de tout sport et de tout jeu. Bouées en plastique, tubas et peluches. Ainsi que quelques pièces de puzzle.

Ainsi là où la neige, la peur et le froid faisaient un monde triste et sans vie, s’éclaire et jubile un monde coloré de joie et de fantaisies.

Petit rêve d’enfant. Véritable dessin animé vivant qui se bulle et se boit.

Tic, tac, toc.


Un petit écureuil blanc passe en coup de vent. (Le lapin blanc étant réservé à un conte plus savant.) Il regarde son petit poignet, où une petite montre lui dit
, tic, tac, tic, tac, il est en retard. Tic, tac, tic, tac il fait presque noir.

« Vite, vite, vite. »

L’écureuil va, court, vole, et mange de la barbe à papa bleue.

Il traverse la route devant la petite enfant, d’un arbre à un autre. Si vite qu’on ne voit presque qu’un point blanc qui fait tic, tac, tic, tac.

Et c’est à ce moment-là que décide de passer par là l’ami des petits et des grands, le grizzly au pelage gris. De sa démarche pataude et polie il marche et rit et s’arrête devant la petite Pookie.


« Bonjour, ma jolie petite. Tu vas bien ?
Tu veux faire un tour avec nous, un tour dans le monde fou des esprits en colocation ?
Viens, viens, viens avec nous ! Et tu verras, jamais ton sourire ne te quittera. »


Mais c’est sans compter sur le petit écureuil blanc. Qui, tic, tac, tic, tac, apparaît de nouveau et s’affole les yeux sur sa montre et ses petites griffes dans le vent.

« Mais, mais que fais-tu ?
Vite, vite, vite.
Que fais-tu encore là ?
Vite, vite, vite.
On nous attend là-bas.
Vite, vite, vite dépêche-toi ! »


Un petit tour, et un tourbillon et voilà l’écureuil à nouveau parti. Pataud et tout penaud le Grizzly dodeline de la tête.

Pom pom pom
Pom pom pom

Pom pom pom


Mais tout à coups...
¡ Poc poc poc !


° ° ° ° ° ° °


Des petites bulles éclatent et les couleurs disparaissent.

Car le Petit Chaperon Rouge s’est trompée de conte, s’est trompée de rêve.


Pookie est en vérité dans une forêt noire et triste. Verticales noires posées sur du blanc. Où les animaux ne se pressent que pour éviter les crocs, les dents, et leur sang. Où les animaux ne parlent pas aux enfants.

Elle est revenue dans son propre conte. Ce conte, où il n’y pas de vie, ni d’avenir, ni de fête en perspective. Ce conte qui, s’il n’est peut-être pas réel, l’empêche de s’échapper, et lui a fait perdre la petite Sarah quelque part dans le noir.
Elle donne la main à une jeune femme.


¿ Mère et enfant ?
¿ Folle et apprentie ?
¿ Folle et proie ?


Elles ont continué à marcher, petite poupée aux yeux sans vie guidée par la main d’une sombre en robe de bal. Où vont-elles ? Que veulent-elles ?

Ces pas dans la neige mènent-ils quelques parts ?

Quand le chant se tait, que l’envoûtant se perd dans le vent, Pookie tourne la tête. Ses yeux se fixent sur le visage de la jeune femme. Un bandeau sur les yeux ? Comment fait-elle pour voir ? Encore une réponse que Pookie ne demande pas, mais que Sarah aurait aimé savoir.

Son chant se tait et sa voix se lève.

La jeune femme, si elle est encore femme. Ombre sombre, peut-être perdue dans cette forêt aux arbres comme des milliers de tombes.

Mais Pookie ne comprend pas ? Mais Pookie ne sait pas ce que dit cette jeune femme.

Son esprit ne sait plus ce que sont les mots, les phrases. Pookie ne sait plus comment donner un sens à ces chants sans harmonies, ces paroles sans musique.


" ¿ Pookie ? "



[Hj: pour info, post écris en écoutant des chansons d'Ilona Mitrecey. ^^]
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Mirahil
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MessageSujet: Re: La promenade du petit chaperon rouge. /!\   Lun 1 Oct - 20:06

Et la grise comprend, la chimère à trop digérer l’humaine, l’animal à dévorer l’enfant ... Inconsciemment Pookie à choisi la voix du silence, de l’innocence et de la monstruosité. Comment la blâmer ? L’humanité est si laide …
L’humanité est si laide avec les enfants …
Si laide …


Il fait mal …
Le silence après l’ouragan, avant le carnage de l’humanité, avant la lutte pour un bout de pain, avant le meurtre, le vol, le viol et la cruauté raisonné. C’est son silence qui brûle, on sait que l’on a souffert, on soufre encore même si ce n’est que l’ombre d’un souvenir … Et l’on sait qu’on va souffrir encore, pire, plus profond, une cage, des cages … une monstruosité d’humanité qui fout son bordel, qui brise, qui déchire, folle elle tue, folle elle tue l’enfant dans son innocence, profite d e sa beauté éphémère, abuse de ses peurs et de ses confiances … et de son petit corps faible …
Darwin la dit, seuls les forts peuvent surpassés les faibles …
Les enfants sont faibles, petits, encore presque animal, on peut les écrasé de ses doigts, les brûler avec ses dents, avec la monstruosité d’un corps vieux qui s’acharne sur eux …
Mais le fort c’est l’enfant, c’est celui qui regarde et se forge, c’est sa pure cruauté, c’est sa puissance qui se créé qui se transforme … Un mouvement qui s’engage et que l’on ne peut arrêter… L’enfant est le sage qui se prépare au monde


L’enfant est le sage méfiez vous de sa pureté …
Et abandonnez votre âme entre ses doigts polis par la souffrance, entre ses griffes d’acier cachés par un gant de pureté … Regardez comme il vous voit, regardez comme il vous juge … S’il vous croit méchant il vous tuera, s’il vous croit laid il vous poussera dans le vide lorsque vous ne vous y attendrez pas, il entendra avec plaisir votre échine se briser, les yeux vides il repartira, nullement choqué …
Il faut avoir peur des enfants …
IL faut avoir peur des enfants adultes, de ceux qui ont trop vu, de ceux qu’on a essayé de briser, de ceux qui n’ont plus mal d’avoir trop souffert et qui savent détruire comme l’on claque des doigts …
Il faut les craindre car ils sont le futur car ils sont l’avenir, car un jour ils vous ecraseront de leur force … Quand vous serez aveugle, fous, et vieux …
La grise le sait, elle a été monstre, elle les toujours, comme des cicatrices affichées sur son visage, comme des brûlures dans son ventre, elle a été … La souillon, la pute, la prostituée, le parc d’attraction, la vendue, l’oublié, celle que l’on attache pour mieux frapper, celle que l’on mort pour mieux aimer, celle que l’on broie entre ses doigts pour qu’elle haïsse plus encore .. Elle a été … La lucide qui pleurait dans le secret de son drap noire, la folle qui se taisait en attendant … car c’est ainsi n’est-ce pas ...la longue patience de l’enfant qui attend, qui attend comme il regarde l’humanité … .Patience infinie, vengeance inouï … .il rêve de morts sur son passage, d’adultes brûlés de coeur incendiés, il apprend le mal, il apprend que le mal est juste, il veut ce mal, être comme le sont les autres, faire souffrir, détruire …
La vengeance il la clame entre ses lèvres comme l’on hurle un hymne ou un étendard …
Il a le temps d’attendre …
Même si chaque second le dissèque …
Il a le temps d’attendre …
Il faut avoir peur des enfants …
La grise a trop eu a payer, elle a trop tué, sa vengeance est un lit de sang sur lequel elle s’allonge quand viens la nuit et la fin des tourments, c’est sa consolation, sa violence sa puissance ...Un lit rouge qui la berce, des voix qui l’agressent et qui la baisent… Et qui ne pourront plus jamais lui faire mal, des doigts morts qui ne la caresseront plus, des sourires fourbes qui la laissent de marbre alors qu’avant, tout son petit être en restait béant …
Et la douleur puissante de l’enfant qui la reprend déjà …
Elle ne peux pas s’en aller et laisser l’enfant monstre ici tout seul … Même s’il se débrouille peut-être mieux qu’elle, même si c’est un danger pour elle… Elle est assez forte maintenant, elle a trop souffert différemment, elle ne peut revenir en arrière,, elle c’est tant battue pour être libre, elle ne peut avoir peur comme avant …
Même si Pookie l’interpelle, la dérange, la bouleverse …
Mais qu’est un enfant dans la vallée ?
Mais qu’est-ce qu’un monstre dans la vallée ?
La petite est perdue comme l’ombre déserte sa perte …
L’enfant ne se souvient même plus des mots des phrases que l’on entremêlent, et qui dansent devant nos yeux, et qui danse dans notre âme …
Mais les loups ne parlent pas eux non plus ….
Une enfant dans la vallée, c’est si facile de détruire l’espoir dans son cœur quand on ne sait pas ce que cela veut dire, la grise aimerait tant savoir, elle aimerait tant lire le passé de Pookie pour savoir …. Pour savoir où est le mal, pour savoir si elle va en souffrir, pour savoir s’il faut s’en aller ou rester avec ce petit monstre …
Un monstre pur …Il faut craindre les enfants …
Ils ont encore en eux une pureté qui fait mal et chacun de leurs gestes sont purs…
La cruauté est pure, l’innocence est pure, la violence est pure, la haine est pure, l’horreur est pure, la colère est pure …
Oui les enfants sont purs et c’est pour cela qu’ils faut les craindre …

Mais la grise reprend sa marche comme l’on reprend un rêve, la mains serrée sur la pureté d’une haine, elle ne réfléchit plus, son esprit refuse de s’en aller, son corps refuse de laisser l’enfant seule, ce devra être à lui de faire le choix ... pas à elle, non pas à elle … C’est l’enfant qui a la voix, la grise est tachée par son humanité, par sa mort et par son désespoir … Et de peur d’être encore plus aveugle qu’elle ne l’est elle refuse de porter le poids d’un choix …



« Dis Pookie si on marchait sur un rêve, si on affrontait les règles quelques instants ?
Lève les yeux et jugent le monde …
Tu en a le droit …
Laisse l’animal être toi, laisse la raison l’assagir …
Et regarde le monde de tes yeux purs …
Juge moi …
Juge moi Pookie …
Car je suis un monstre …
»

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MessageSujet: Re: La promenade du petit chaperon rouge. /!\   Sam 6 Oct - 18:59


~*~
Et la
Vallée l’a créée. La Vallée l’a recréée, l'a crachée, l'a recrachée.

Et la
Vallée a voulu qu’elle soit pantin. La Vallée a voulu que ses fils se cassent.

Et la
Vallée a voulu qu’elle soit vide.
~*~




Vide est la poupée de porcelaine à la peau nacrée, aux yeux rubis et cheveux fils de soie rougis de sang. Une magnifique petite poupée. Au masque sans sourire, sans expression, sans émotion. Une poupée qui n’a rencontré aucune fée pour lui donner vie, pour lui donner âme.
Une poupée qui ne fait pas non. Une poupée qui ne fait pas oui. Une poupée qui ne dit mot excepté 'Pookie'.
Petit monstre de poche apparu presque innocemment dans ce rêve noir et froid.

Elle a rencontré une Poupée de chiffon. Longue et sombre, peut-être abîmée par le temps. Peut-être une poupée vaudoue, à la magie mystérieuse et obscure. Poupée rouge et poupée noire se sont croisées, leurs mains se sont serrées et elles ont erré à travers les lignes de la forêt.

L’une connaît les mots, connaît les phrases. L’autre l’entend mais ne l’écoute pas, ne la comprend pas.

Quelle importance ? Peut-on vraiment se comprendre dans ce lieu ? Peut-on vraiment communiquer quand ce qu’il reste le plus souvent de nous c’est la folie ?

La voix de l’Ombre résonne dans la forêt. Elle parle à Pookie. Que lui dit-elle ?
Qu’elle est belle sa voix !

Pookie tourne la tête et la regarde de ses immenses yeux.

Qu’elle est belle sa voix !

Pookie la regarde, Pookie l’écoute même si elle ne comprend pas.

Un éclair de lucidité, un éclair de compréhension, un éclair de Sarah semble vouloir percer la fumée, éclairer le noir de son esprit mais il est engouffré et abîmé avant d’avoir pu gronder.
La petite chimère aux dents d’enfant a les yeux toujours fixés sur la grande Dame, sur la belle femme dont elle tient la main. Alors elle se met à lui sourire. Elle ne sait pas pourquoi. Ses lèvres se sont levées toutes seules, elles se sont étirées et forment maintenant un sourire de petit ange innocent. Pookie ne s’en rend pas compte, je crois. Elle sourit et elle ne le sait pas. Elle sourit, mais ses yeux ne brillent toujours pas. Elle sourit d’un sourire qui en devient absent, vide et qui bientôt tremble et s’évanouit.


" .Pookie. "


Elle tourne la tête Elle scrute à nouveau la forêt. Se collant, se blottissant un peu plus contre la fraîcheur sombre de la femme. Ses petits pieds nus s’enfoncent toujours dans la neige, insensibles au froid, inconscients de sa morsure glacée et humide sur sa peau et ses chevilles.

Il y a quelques choses là. Un peu plus loin dans les bois. Il y a quelque chose qui attire son regard. Il y a quelque chose qui l’attire.

Elle pointe le doigt et tourne la tête vers la femme.


" ¡ Pookie ! "


Et elle s’avance, elle accélère et commence à courir. Dans le mouvement sa main lâche la Sombre. Elle court vers ce qu’elle a vu, elle court vers ce qui l’attire.

Un arbre.



IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII
IIIIIIIIIIIIIIUn arbre immenseIIIIIIIIIIIIIII
IIIIIIIIIIIIIIIUn arbre immenseIIIIIIIIIIIIII
IIIIIIIIIIIIIIUn arbre immenseIIIIIIIIIIIIIII
IIIIIIIIIIIIIUn arbre immense nuIIIIIIIIIIIII
IIIIIIIIIIIIUn arbre immense nuIIIIIIIIIIIIII
IIIIIIIIIIIIIUn arbre immense nuIIIIIIIIIIIII
IIIIIIIIIIIIUn arbre immense laidIIIIIIIIIIIII
IIIIIIIIIIIIUn arbre immense laidIIIIIIIIIIIII
IIIIIIIIIIIUn arbre immense laidIIIIIIIIIIIII
IIIIIIIIIIIUn arbre immense épaisIIIIIIIIIII
IIIIIIIIIIUn arbre immense épaisIIIIIIIIIIII
IIIIIIIIIIIUn arbre immense épaisIIIIIIIIIII
IIIIIIIIIIUn arbre immense largeIIIIIIIIIIII
IIIIIIIIIIIUn arbre immense largeIIIIIIIIIII
IIIIIIIIIIIUn arbre immense largeIIIIIIIIIII
IIIIIIIIIIUn arbre immense large nuIIIIIIIII
IIIIIIIIIUn arbre immense large nuIIIIIIIIII
IIIIIIIIIIUn arbre immense large nuIIIIIIIII
IIIIIIIIIUn arbre immense large roiIIIIIIIIII
IIIIIIIIIIUn arbre immense large roiIIIIIIIII
IIIIIIIIIUn arbre immense large roiIIIIIIIIII
IIIIIIIIIUn arbre immense large noirIIIIIIIII
IIIIIIIIIIUn arbre immense large noirIIIIIIIIII
IIIIIIIIIIUn arbre immense large noirIIIIIIIIII
IIIIIIIIIIIUn arbre immense large droiIIIIIIIIIII
IIIIIIIIIIIUn arbre immense large droitIIIIIIIIIII
IIIIIIIIIIIIUn arbre immense large droitIIIIIIIIIIII
IIIIIIIIIIIIIUn arbre immense large torduIIIIIIIIIIIII
IIIIIIIIIIIIIIIIIUn arbre immense large torduIIIIIIIIIIIIIIIII
IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIUn arbre immense large torduIIIIIIIIIIIIIIIIIIII
IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIUn arbre immense large sans vertIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII
IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIUn arbre immense large sans vertIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII
IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIUn arbre immense large sans vertIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII
IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII


Elle l’enlace et le câline. Elle ne sait pas pourquoi elle fait ça. Je ne sais pas pourquoi elle fait ça.

Elle tourne autour de l’arbre. Et frotte sa petite main contre cette peau sèche, dure, creusée et noire.

Son pied rencontre un obstacle. Elle se penche et ramasse, l’arrachant à la terre ce qu’elle a trouvé.

Elle s’assoit et examine sa trouvaille. Un chapeau rouge, des points blancs.

Elle lève la tête vers l’Ombre.


" ¡ Pookie ! "

" . Pookie . "


Elle tend son nouveau trésor, le tenant par son petit pied blanc. Elle montre sa trouvaille à sa mère de cet instant, à sa mère pour le temps de la promenade.

Son regard se penche à nouveau sur le petit champignon. Un doigt caresse les points blancs qui parsèment le rouge.

Arrondi. Etrange matière, solide, un peu spongieuse, champignoneuse.

Cela doit être bon. Cela doit avoir un bon goût.

Pookie le regarde, assise dans les racines et la neige, adossée à l’arbre.



[Hj: coucou désolé pour le retard. J'espère que ce n'est pas trop nul, je n'arrive pas trop à juger là. Encore désolé]
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Mirahil
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MessageSujet: Re: La promenade du petit chaperon rouge. /!\   Dim 7 Oct - 13:36

Le jugement de la renarde est un sourire, joli sourire que la grise ne voit pas, U’elle n’entend pas, c’est silencieux un sourire, même offert en cadeau …
Mais le grise la sens se coller à elle, entrer dans son halo, se perdre dans sa robe, doucement, comme un enfant dans les jupes de sa mère, comme un enfant ….
Mais peut-elle être mère l’ombre qui erre, peut-être être le bien pour quelqu’un, elle ne sait même pas offrir ses rêves, elle ne sait que blesser.
Le silence lui fait mal à l’ombre …
Car c’est l’ouragan qu’elle a créé, qu’elle va créer, c’est l’ouragan de ses rêves qui se brisent mais qui inlassables reviennent au galop. Un cheval imbrisable, un destrier de larme et de violence, sur son pas tremble les dames, dévastateur il va tuer, puis reculer, laissant le silence enfin, le silence qui brûle …Maintenant, le cheval est là au loin, le cheval gris que Mirahil rêve d’enfourcher pour être l’égal de la dame, mais il reste loin, il faut qu’elle avance pour qu’il s’approche et cette trêve, ce bal masqué n’est que révérence à ses rêves. Silencieux il attend au loin, il souffle bruyamment impatient …
Il est devin peut-être, en tout cas dans ses yeux une flamme s’agite, un désir l’envenime, il est trop puissant, il est trop faible …
Ce ne sont que les rêves d’une folle …
Et une annonce de violence …Un prélude de folie …

Puis l’enfant s’en va attirer par quelque chose, elle entend ses pas contre la neige, elle entend sa fascination par la précipitation de ses petits pieds, elle entend sa folie qui se répercute à la neige … Et la neige laisse passer l’enfant, simplement, doucement, elle accueille ses pieds, comme on accueille son enfant …
La vallée est la mère …
La vallée est la mère …
Et l’arbre qu’elle enlace est son frère, et elle l’aime celui qui a la même mère, elle aime peut-être autant qu’elle le hait, car il a le sang dans la vallée, la sève d’un futur printemps qui peut-être ne sera jamais …



*Elle attend l’enfant marqué par le sang, vallée …
Son attente est longue et grave …
Elle ne s’en rend même pas compte …
Comme l’arbre qu’elle enlace, comme son frère d’écorce …
Regarde en son cœur la sève qui coule, le miel qui s’étend …
Doux on s’en pourlèche les lèvres …
Nos lèvres sucrées …
Nos lèvres t’appartiennent …
Alors offre nous ton printemps ...
Offre avant que l’on ne le vole …
Que l’on te pille …
Avant que nos lèvres te crachent milles injures …
Déjà je ne t’appartient plus ma belle,
Déjà …
Et demain …
Et demain ?

Offre avant que l’on ne te viole …
Printemps …
La sève, une fluer, une puissance, je ne veux pas le printemps pour moi …
J’aime tant la neige sous mes pieds, le velouté du froid sur mon corps, la caresse d’un vent gelé, le cri des bêtes la nuit, le pelage long et duveteux des animaux …
Je me sens reine, je me sens bien, le froid me berce, je l’aime, il est moi ….
Je suis gelé comme la vallée, je suis grise, en noir te blanc comme la neige la lune les arbres et la nuit …
Mais ce n’est pas pour moi …
Les autres perdent plus que ne gardent…
Les hommes ont froid …
Les ombres ont peur …
Les chimères grognent …

Offre nous le printemps, vallée …
Offre avant que l’on ne te pille …*







Mais la vallée ne dit rien, la dame noire sourit, un peu ironique, un peu trop douce comme si déjà elle savait la grise perdue, comme la mère qui haie son enfant et le voit partir à l’abattoir ou celle qui aime et voit sa fille trop rêver …



*L’enfant va mourir.*



Dame lucide a parlée, dame lucide à cesser de chanter, elle ne rechantera pas … La vallée a gagné encore, on entend sa voix qui se répercute sans fin, le chant et les altérations qu’elle lui donne, les nuances bleutés, le rouge entre ses lèvres, le désir, l’amour la puissance. Mirahil aimerait partir avec elle sur son destrier, partir avec la vallée pour diriger le monde, offrir son corps, être sa prêtresse… Etre la vallée …
Foutu vallée …
Mais Mirahil n’est pas folle, elle refuse d’entendre le chant, elle l’oubli, il ne devient qu’un avec le paysage, il l’anoblit, l’embellit, la renforce …
La vallée perdra …
La vallée doit perdre …

L’ombre s’approche de l’enfant, pourquoi devrait-elle mourir ? Pourquoi l’ombre devrait-elle la sauver ? Ce monde n’est pas pour les enfants ! Ce monde est trop laid pour autant de pureté. Pourtant Mirahil s’approche et cherche de ses mains le visage de la renarde, elle le touche, le caresse cherche les traits touches les oreilles de renarde, se baisse pour toucher son corps, caresse son harmonie cherche la mort mais elle ne le trouve pas …




« Dis petite Pookie, où est la mort ?
La dame te prend je sens ses bras sur ton corps …
Dis où est la mort ?
Viens, viens avec moi …
Elle est ici la mort, elle est ici et elle hante …
Pookie …
Ne te laisse pas mourir …
La mort ne te mérite pas …"






[Moi j'aime, ce n'est rien pour le retard t'inquiète !]

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MessageSujet: Re: La promenade du petit chaperon rouge. /!\   Dim 7 Oct - 20:26

Connaissez-vous l'histoire de Chap, le petit champignon qui pourrissait dans la forêt ?




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Il s’était installé tout près d’un arbre, comme beaucoup de membres de sa famille.

Amer à la salive, venin au sang.

Chap était dangereux bien malgré lui. Mais il n’était pas traître, il n’était pas fourbe. Il le disait, il le criait, l’annonçait, le colorait de son dôme rouge taché de blanc. Il ne voulait pas faire de mal mais c’était ses chairs, c’était ses gènes, sa gêne, ce n’était pas sa faute. Il était bien triste Chap parce qu’il se sentait bien seul. Car il était soigneusement évité par la plupart des gens.

Mais il attirait les enfants.


C’est ainsi que le voici dans les petites mains de la petite Pookie. Etrange petite fille qui le fixe. Chap est tout gêné, il rougit et essaie de lui crier de ne pas le croquer, de ne pas le goûter, qu’il ne faut pas que ses lèvres, que sa langue, ne le touchent. Mais les champignons n’ont jamais réussi à apprendre le langage des humains, et Chap est forcé de regarder inquiet la petite le fixer.

Mais le souhait de Chap sera exaucé.

Car la Grande Dame arrive. Elle se penche, touche et parle à Pookie.

Pookie lève la tête vers elle.


" ¿ Pookie ? "


Elle ne comprend pas ce qui se passe. Elle fixe les yeux de la femme. Enfin elle fixe là où devraient se trouver ses yeux. Le regard de Pookie est face à un bandeau, un bout de tissu qui cache les yeux, s’il y a bien des yeux sous l’ombre du tissu.

Mais comment fait-elle pour voir avec un bandeau devant les yeux ?

Pookie décide de l’imiter. Elle ne sait pas pourquoi les grandes mains froides parcourent sa tête et son corps, mais cela a l’air 'rigolo', alors la petite Pookie lâche le champignon, qui tombe dans un cri de joie inaudible. Et elle lève ses petits bras avec au bout ses petites mains et les pose sur le visage de la Sombre. Elle caresse, touche délicatement, tâtonne sur son visage, ses cheveux, le haut de son corps. Elle ne sait pas ce qu’elle cherche, elle ne sait pas ce qu’elle fait mais elle le fait quand même.

Un rire d’enfant, ou de bébé, un rire doux et innocent sort de ses lèvres. Elle rit. Elle ne sait pas pourquoi mais elle rit. Et cette fois ce n’est pas un rire dément mais un rire innocent.

Dans les cheveux doux et sombre au toucher, elle sens quelque chose.


" ¿ Pookie ? "


Elle l’entoure de ses doigts sans réfléchir, tire et défait le bandeau qui cachait la Brune, qui la protégeait, qui protégeait son regard. Le fin morceau de tissu se retrouve dans les mains salies de Pookie qui le fixe d’un regard qui aurait été curieux si une lumière pouvait encore y briller.

" ¿ Pookie ? "


Elle fixe le bandeau et le fait jouer entre ses doigts. Alors elle continue d’imiter l’Ombre, la Grande Dame, la Mère pour quelques secondes. Elle lève le tissu dans les airs, le pose, sec et rêche, sur ses paupières closes. Elle noue le bandeau sur ses yeux fermés.

Les couleurs et la lumière disparaissent. Il ne reste plus que le noir. Un noir vide. Le noir des plus profonds abîmes.


" ¡ Pookie ! "
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Mirahil
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MessageSujet: Re: La promenade du petit chaperon rouge. /!\   Dim 7 Oct - 22:06

La caresse d’un enfant comme la mer qui berce, et ses vagues qui enlacent. Des doigts qui voyagent, caressent vagabond le visage de la femme et celle-ci retient un tremblement, elle ne s’y était pas attendue. Et les doigts qui dansent sur sa peau font naître d’étranges sensations. Elle avait senti son ouie se décupler mais son toucher était lui aussi devenu ses yeux. Elle sentit la bonté de l’enfant son innocence et laissa ses mains la toucher n’osant plus respirer. Que faisait-elle ? Que fait l’enfant sur son visage ? Rêvait-il à celle qui avait été sa mère ? Aimait-il sentir le gel entre ses doigts ? Sentait-il son appréhension ? Son défi ?

Mais ce n’était qu’une enfant joueuse qui riait innocemment … Une petite renarde, une gentille Pookie … Comment l’ombre avait-elle pu haïr les chimères ? Car devant cette petite chimère elle souriait, elle souriait vraiment …



« Tu as un don immense petite Pookie …
Tu sais faire naître de tes doigts le bonheur …
C’est rare …
Ici… »



Puis l’enfant caresse le haut de son corps gelé, la robe haillon, la robe reine tout doucement, l’ombre sent son ascension, puis elle sens remonter les doigts voyageurs, ils se hissent à ses cheveux, et … au nœud de son bandeau. Mirahil se crispe légèrement son sourire disparaît. Que va faire l’enfant ? Il va faire ce que personne sûrement n’osera faire … À part Chahîd bien sur. C’est un enfant, et bien qu’elle est emplie de haine son innocence est clamé sur son visage, dans son rire et dans ses gestes … Alors la renarde dénoue le secret, brise la protection du bandeau, la barrière de l’ignorance … curieuse … La grise ne peux lui en vouloir …

Que voit l’enfant ? ses paupières closes, souvenirs de ses yeux morts, un peu de sang gelé peut-être, des brisures, une cicatrice liant ses cils entre eux … Est-ce beau ? Cela ne sembla pas laid du moins car l’enfant ne crie pas, ne gémis pas devant sa souffrance, devant le torturer de son visage. Pale elle entend Pookie renoué le bandeau, mais cette fois-ci ce n’est pas sur ses yeux morts mais sur ceux pleins de vie de la renarde. Ses doigts effleurent doucement le bandeau pour s’en assurer.


« Pauvre folle, petit monstre …
Petite voleuse, petite renarde …
Petite enfant, petite peste …
Gentille Pookie, sage renarde …
Dis moi ce que tu vois à travers le bandeau ?
Rien n’est-ce pas ….
Moi je vois le monde …
Avec mes yeux morts pour souffrance et ce qui me reste pour joyau … »




Avec affection, Mirahil caresse les cheveux de Pookie tout en parlant. La grondant doucement, gentiment, la félicitant peut-être de son audace. Puis la grise se relève doucement, prenant soin de ne pas abîmer sa robe, des flocons de neige, offrande de la vallée qui demeure sur ses haillons mais il n’y a plus personne pour s’en rendre compte.
Elles sont deux …
Deux aveugles …
Emprisonnée dans un noir …
L’une par jeu …
L’autre par défi …
Mais le jeu n’est-ce un défi ?
Et le défi un jeu ?




« Jouons pauvre folle …
Marchons toutes deux aveugles …
Laisse moi guider ton pas …
Laisse les sons venir à toi, les odeurs t’affranchir de ta peur …
Laisse la neige te porter, laisse la vallée te montrer le chemin …
Aveugle nous arpenterons ce monde …
Folles nous rirons de nos éclats …
Glorieuse nous porterons le bonheur …
Prétentieuses nous marcherons sans peur ….

Avant de nous séparer …
Quand tu m’auras rendu le fruit de ton larcin, ma petite voleuse …
Et que de nouveau nous n’aurons plus rien de semblable …
L’une chimère, l’autre ombre …
L’une vieille, l’autre trop jeune …
L’une aveugle, l’autre pas …
Et quand tu verras le monde …
Alors je devrais partir …
Pookie …
Et tu devras suivre ton chemin … »




Mirahil prend la main de la petite chimère et commence à marcher, allant doucement pour que Pookie ne tombe pas …



« Allez Pookie, avance sans peur …
Le monde t’appartient …
Que l’illusion soit belle et qu’elle éclaire ton chemin … »

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MessageSujet: Re: La promenade du petit chaperon rouge. /!\   Lun 8 Oct - 2:50

[Hj: attention je ne sais pas trop ce qui m'est arrivé]

Et l’on prend la main de Pookie.

Les yeux bandés. Elle se lève et suit. On la guide, on la mène.

Une Ombre a rencontré une chimère. Aveugle et folle, folle et aveugle. Pour un temps, pour un jeu. Le tissu gratte, le tissu gêne. Mais on s’habitue. Cela est étrange, déroutant, presque enivrant, de ne plus utiliser ses deux astres morts qui voient sans vivre, qui observent sans savoir ce qu’ils voient. Elle a ses yeux Pookie, mais elle ne voit rien, elle ne sait pas ce qu’elle regarde. Elle a ses yeux Pookie et elle joue à les fermer, à les masquer, à les cacher.

Elle marche Pookie. Sa main est guidée à travers la forêt. La neige glisse entre ses petits orteils. La souillure de la mort salie ses pieds, ses chevilles. Ses mains sont tachées de neige, tachées de terre, taché de mort.

La mort…

Death is everywhere
Always here


La Vallée la respire
La Vallée s’en parfume

Death



La Vallée est morte il y a longtemps et pour se venger elle veut nous tuer.


Nous tuer après nous avoir souillés et rendu fous.


La Folie est ici
Tapie

Elle se cache
Elle est partout

Là !
Regarde !

Attention !

Non, retourne-toi !
Tu la vois ?

Là, elle est là.
Là.

Mais Regarde ! REGARDE !
Elle est là elle nous nargue

Elle se moque
Elle se rit
Elle se cache

Non, elle nous cherche
Elle guette

Elle est
Regarde !


Attention !




Là Là

Là Là
Là Là Là Là


Tu l’as vue ?
Elle est là, en toi

En moi

En nous.

Il suffit d’ouvrir les yeux
Ou de les fermer
Et elle nous rit au nez
Elle nous embrasse et nous enlace
Si on court elle nous pourchasse


MAIS


Regarde !


Tu ne la voies pas ?
La Folie qui nous gagne
La Folie qui nous bat
A son jeu
A nos jeu
Peu importe
Elle gagne toujours
Elle est la Vallée
Elle est la Folie
On ne peut pas fuir
On peut juste…



ATTENTION !

Tu l’as vue n’est-ce pas ? Elle est en toi, c’est ça ?

Je le sais qu’elle est là.

Elle m’a tuée…
il y a longtemps.


" HihihihihahahahahahahahahahahahahahahahahahahahAH "


Un rire. Un rire retentit dans la forêt.

Un rire dément. Un rire d’enfant maudit.

Elle marchait dans la forêt la petite Pookie. La Sombre la guidait la petite Pookie. Elle a failli trébucher une fois la petite Pookie. Mais elle s’en fichait la petite Pookie.
Elle s’amusait la petite Pookie. Elle était à nouveau silencieuse la petite Pookie. Elle se laissé guidée par la dame la petite Pookie.


... et …
... tout à coup…
... elle…


Rit. Démente. Folle. Perdue. Esprit ailleurs. Esprit perdu

Pourquoi rit-elle ?

Cette enfant est folle.
Cette enfant est maudite.
Cette enfant est possédée.
Cette enfant est folle.



Elle rit et lâche la main qui la guide. Et elle court. A travers les bois. Sans voir où elle va. Elle court. Elle a peur.

Elle a peur de son rire. Elle le fuit. Elle fuit le rire qui l’envahit.

Elle court, trébuche, tombe, se relève, court à nouveau. Un arbre arrive sur son passage. Elle ne le voit pas et se cogne. Son épaule et griffée, éraflée. Mais elle ne s’en soucie pas. Elle court. Quelqu’un la poursuit. Elle doit fuir. Courir le plus vite possible. Elle doit lui échapper. Monstre affreux au rire démoniaque. Il est là, elle le sent, elle le sait. Elle sent son corps qui tremble. Elle court, elle court, elle fuit. Mais elle n’arrive pas à lui échapper. Il est toujours là. Elle ne peut pas s’arrêter de courir. Il faut courir.


COURS ! COURS POOKIE ! COURS !


Un arbre se jette en travers de son chemin. Il se plante sur sa course. Elle se cogne Pookie, elle se cogne et elle tombe. Elle n’a pas mal. Elle a trop peur pour avoir mal.

Elle se retourne, s’adosse à l’arbre et essaie de reculer, de percer l’écorce, d’entrer dans l’arbre pour se protéger, pour se cacher. Elle s’agrippe aux racines, aux feuilles, à la neige.


IL EST LA !


Elle le sent. Elle l’entend. Il murmure à son oreille. Il rit dans sa gorge.

" ¡ ARRETE ! VAS-T’EN ! LAISSE-MOI ! "


Elle crie de tous ses poumons la petite Pookie, la petite Sarah. Elle crie, mais il ne part pas. Elle crie, mais le rire reprend et fait trembler son corps.

Des cris de peine, de douleur, de peur, des cris atroces qui déchirent l’air et les cœurs. Des cris coupent le rire. Le rire coupe des cris.



HAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH

HAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHA

NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOON

HIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHI

AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA

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MessageSujet: Re: La promenade du petit chaperon rouge. /!\   Lun 8 Oct - 19:38

Le rire reprend terrible rire, monstrueux, trop dure, trop grave, trop violent, trop méchant. Il brise le silence comme quand l’on brise un verre en le jetant par terre, si fort jusqu’à l’en briser ou comme lorsque l’on brise la fleur de cristal entre ses doigts, avec une certaine cruauté ….

La grise s’est trompé encore, elle n’aurait pas du laisser l’enfant jouer, elle n’aurait pas du laisser la renarde se perdre dans son abîme. La sombre court, violente, légère, entendant les déchirures de Pookie. Qu’a-t-elle fait ? L’enfant avait besoin de voir, pour ne pas avoir peur, il avait besoin de voir pour ne pas entendre, ne pas sentir, ne pas toucher … si fort … la vallée.
Mirahil sait le poids de l’aveugle qui imagine, la violence des illusions, la douleur. La vallée si présente, la vallée en elle, la vallée sur elle, la vallée l’étranglant de sa colère. La grise arrive près de Pookie, et enlève le bandeau devant ses yeux.



« JE suis désolé Pookie, tu as vu l’abîme de l’aveugle …
Tu LA entendue …
Tu LA senti …
Tu La toucher …
Même à toi je t’ai apporté milles malheurs …
Ce sont les ténèbres, petite enfant …
L’illusion qui vient et pille les rêves …
La malédiction qui se réveille. »




La grise enlace l’enfant agenouiller, elle la sert contre elle doucement, la berce de ses bras morts. Laisse le voile de ses cheveux envahir la beauté de l’innocence et la peur brûlante de la petite bête. Elle la sens cette terreur comme du miel dans sa gorge, elle s’en nourrie doucement, inconsciemment, sans prendre, sans voler, juste en acceptant la peur de l’enfant.



« Garde tes yeux, petite voleuse…
Garde ton âme …
Tu n’as pas le droit d’avoir peur …
Tes yeux te protégent, tes yeux te mentent …
Voit la profondeur de mon chaos …
Et oublie le !
Oublie ! »




La morte gémit doucement quelques instants avant de se reprendre, elle renoue le bandeau autour de ses yeux morts, approche son visage de celui de l’enfant qu’elle embrasse gentiment avant de se réfugier prêt de ses cheveux …

Son chant reprend, doucement, comme une plainte maintenant, comme une berceuse, enlaçant fermement la violente enfant, comme la mère l’enfant, comme l’aînée à la sœur …



« Je suis désolé, je suis désolé, je suis désolé …
Je ne voulais pas te faire mal …
Je ne voulais pas te faire peur …
Je ne voulais pas faire naître le rire qui fait mal …
J’aurais offert le monde pour que tu ne souffres pas, pas près de moi …
J’aurais offert une fleur à l’arbre si pure qu’il en aurait pleuré …
J’aurais offert la beauté à la vallée pour qu’elle s’y endorme avec délice …
Et nous laisse tranquille …
J’aurais donné, Pookie pour que tu ne souffres pas …
Mais c’est moi le diable de ses bois, c’est moi qui t’inflige le mal,
Qui berce les illusions, et les envenimes …
La reine damnée, la folle couronnée de sa puissante violente pour se repaître du monde …
Mais la ma belle …
J’empêcherai mon cœur de faire mal … »





Choquée par la peur de l’enfant, blessée par sa course, sa fuite, la grise ne sait que faire, alors son chant se répercute comme pour obliger la vallée à reculer. Pour qu’elle laisse Pookie tranquille … La trêve ne doit pas être trahie …



« Pookie, petite voleuse ….
Ne vole pas le malheur des autres …
Il fait peur … »




Elle caresse la nuque, doucement, tendrement, elle est la mère se soir …
Un jour de bal masqué où chacun devient mensonge et calomnie.
Elle est la mère qui rassure après avoir vu la souffrance …
Même si ce n’est que pour cette nuit, cette seconde …
La grise est la louve, la louve qui protégerais l’enfant contre les monstres qui viendraient la traquer …
La louve qui montrerait ses crocs et grognerait s’il le fallait …
Et qui jamais, jamais ne laisserait mourir sa petite fille …



« Je vais m’en aller Pookie, ne t’inquiète pas …
Le malheur cessera de s’abattre sur toi …
Ne joue pas à être moi …
C’est pas facile tu sais, d’être moi …
Reste toi …
Je voulais juste reprendre mon bandeau avant de m’en aller …
Juste reprendre mon bandeau … »

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MessageSujet: Re: La promenade du petit chaperon rouge. /!\   Mer 10 Oct - 1:53

Une étreinte calme toujours les peines et les peurs. Même si ce n’est pas la mère. Même si la peau est froide. Un câlin emporte toujours les larmes vers le pays du sourire.
C’est ainsi que l’enfant s’arrête de crier, s’arrête d’avoir peur. Elle aussi elle serre l’Ombre contre elle. Ses petits bras autour de son cou. Tendrement, se raccrochant à la tendresse qu’elle lui donne, se raccrochant au réconfort qui la protège du rire. Ses petites mains d’enfants jouent dans les cheveux. Elle la serre le plus fort possible. Elle ne veut pas lui faire mal, ça lui fait du bien à la petite. Elle aime cette étreinte, ce contact si doux et si tendre.

Et dans ses yeux il y a comme une lumière, des petites paillettes qui brillent.


" Ne t’inquiètes pas Jolie Madame. Ce n’est pas de ta faute.
Tu n’as rien fait. Tu n’as pas à t’en vouloir.
Tu sais, tu es jolie. Et tu es gentille aussi.
Et tu sens bon. Tu sens la nature, hein ? C’est ça, c’est la nature. C’est ça, hein ?
Ça sent comme la Vallée. J’aime bien l’odeur de la nature.
En plus ma maman me disait que les gens qui sentaient bon la nature était des gens simples, naturels et bons.
Elle a toujours raison ma maman.
Mais quand elle me disait je ne pouvais pas vraiment savoir. Moi je sentais juste l’odeur des médicaments et du produit pour tuer tous les méchants microbes pour pas que je tombe malade.
Tu sais, je tombais souvent malade là-bas. Là, où j’étais vivante.
Mais ici, au moins je peux jouer avec les arbres tout le temps. Et puis ça sent bon, l’odeur de la nature, non ? Ma maman m’a toujours dit que ça sentait bon la nature. Ici, c’est la nature donc ça sent bon, non ? "


La petite se blottie encore plus contre l’adulte.

" Tu es jolie. "


Elle joue dans les cheveux sombres, mais qui lui semblent si doux. Elle a les yeux si pétillants, si plein de vie.

Elle est apaisée maintenant même si elle a la voix percutée de sanglots. Même si on sent sa gorge si tremblante, si chargée, presque enrouée, presque sans voix. Elle parle d’une toute petite voix, voix de tendresse, voix d’innocence. Sa peur semble partie, comme lorsque, effrayée par la lumière ou l’amour de la mère, elle se réfugie sous le lit où dans le placard. Ou encore lorsqu’elle se retrouve nez à nez avec une couette protectrice et une peluche gardienne et qu’elle ne parvient pas à ébranler le lit. Le rire semble ne jamais avoir été là. La peur semble ne pas avoir dilaté les petits yeux rouges si brillants maintenant.

Il ne reste plus que la tendresse d’une femme, devenue comme une mère provisoire, une mère pour un temps, le temps d’un câlin, d’une caresse, d’une tendresse.


" Tu sais, il ne faut vraiment pas t’en vouloir. Tu n’as rien fait. Ce n’est pas ta faute. C’est la forêt. C’est la Vallée. Elle n’est pas si gentille en fait, tu sais.
En plus Pookie elle, elle n’a pas peur.
Non, non.
Pookie n’a jamais peur.
C’est moi qui ai peur. "


Les petits bras se resserrent, les petites mains tremblent. La petite se blottit encore un peu plus. Et les petites lèvres se rapprochent de l’oreille. Elle s’ouvrent moins grand. Elle est silencieuse, elle attend, elle prépare. Elle prépare son murmure, son chuchotement. Elle regarde si la forêt est silencieuse, si la forêt entend, si la forêt écoute. Alors elle glisse au creux d’une oreille, en un murmure léger dans le vent, le secret d’une petite fille. Le secret qui fait qu’elle se cache et a peur du noir.

" C’est Pookie qui me fait peur. "


[Hj:ce post a été édité]


Dernière édition par le Dim 14 Oct - 20:02, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La promenade du petit chaperon rouge. /!\   Mer 10 Oct - 15:40

Quelque chose c’est brisé …. Ce n’est plus qu’un souvenir, lointain … Où est l’enfant qui jouait entre ses doigts ? Où est l’animal qui errait silencieux ? Où est Pookie ? Il y a une autre enfant maintenant entre ses bras, une voix qui s’élève …



« C’est la nature qui est belle, moi je sens la mort et le gel …
La nature est la plus belle des menteuses, la plus cruelle des joueuses, la plus gentille des violentes ..
Mais ta maman ne pouvait as savoir, elle devait être gentille. Dis tu avais quoi comme maladie ? Dis quel est ton nom ?
Ici sa sens bon, ici c’est la nature et une dame aussi … odeur de sang et de brume … »




La petite pleur alors l’ombre resserre encore ses bras quelques instants. Mirahil est choqué de voir l’enfant tout seul, ici, à moitié chimère, a moitié humaine …. Elle ne sait que faire désormais, avant elle voulait s’en aller et laisser la petite renarde, maintenant elle n’en a plus le droit … Mais que faire alors ? Elle est ombre, et que l’enfant soit chimère ou humaine, rien ni changeait, elle ne pouvait l’emmener. Ce serait trop dangereux por Pookie ou pour la petite fille, l’envers de la chimère …
Car il y avait deux visages devant elle …
Et déjà son imagination l’emporte …
L’enfant Chimère
Rouge, Haine, Cheveux enflammés et regard noir …
Et à côté, juste à côté, l’enfant humaine …
Bleu, larme, peur, sourire, yeux bleus et cheveux clairs …

Deux mondes qui s’oppose, deux enfants qui s’opposent se battent, se mutilent, s’enflamment … Et la grise est là au milieu de leur combat, dans leur guerre sans merci où les deux peut-être demanderont de l’aide, une aide qu’elle ne sait fournir …
Car la grise n’a pas de camp…
Ni la mort, ni la vie …
Ni la haine, ni l’espoir …
Ni rien … Mirahil est comme anéantie, elle ne sait que faire, elle ne peut rien faire, elle n’a pas le droit ….
Et puis si Pookie revenait, et puis si l’enfant restait … cela ne changerait rien …
Rien …
Pour elle …
Mais qu’une chimère vienne, mais qu’une humaine vienne et ce serait peut-être la fin …
Ou peut-être pas … Sûrement pas …
Pourtant l’humaine ne pouvait rester avec les chimères, et Pookie anéantirais les hommes …
Paradoxe …
L’enfant murmure contre son oreille et le cœur de Mirahil tremble déjà, elle ne veut pas entendre, trop tard …



« Pookie, tu ne devrais pas …
Elle est gentille innocente, elle est ta sœur d’âme. »


Myst, ce devrais être Myst à sa palce pour expliquer à l'enfant. Mais Myst est-elle vraiment un modèle ? La grise ne sait, la grise se perd dans la douleur, la terreur de l'enfant ....

Elle ne sait que faire ...


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MessageSujet: Re: La promenade du petit chaperon rouge. /!\   Lun 15 Oct - 1:10

°

Une Ombre Sombre
Perdue ?
Probablement.
Qui ne l’est pas
Dans cette Vallée ?
Cette Vallée qu’on voudrait oublier
Cette Vallée que l’on voudrait piétiner,
mutiler,
comme elle, elle nous détruit.

Une Ombre Sombre
Qui a pris la petite dans ses bras
Et lui parle si bas.
Une Ombre Sombre
Substitution
De ce qui nous manque le plus
Dans les moments tristes
Et douloureux
Dans ces moments
Que la Vallée
Sait si bien
créer.

Une Ombre Sombre pour parler à Pookie
Une Ombre Sombre pour apaiser Sarah

Une Ombre Sombre qui serre
Et serre si fort
Que la petite Sarah se sent plus forte
Comme prête
Oui, prête
A défier la vie et le sang
A défier la Vallée et ses enfants
Ses enfants maudits
Dont elle, elle n’aurait jamais dû faire partie.





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°


" Sarah, je m’appelle Sarah. "


Petite enfant oubliée, petite enfant perdue dans cette Vallée. Petite enfant dans un corps de monstre.

" Ma maladie ? Ma maman m’a dit que c’était un vilain méchant monstre qui s’attaquait à mon… mon machin mimunitaire. Elle a dit que c’était pour ça que je ne pouvais pas sortir comme les autres enfants, que c’était dangereux. Mais en fait il n’y avait pas qu’un méchant dans mon corps. Ma maman elle a dit que mon sang était tellement gentil qu’il n’osait pas dire non aux gens quand ils voulaient rester chez lui, même s’ils sont méchants.
Ma maman, elle était triste quand elle me parlait de ça. Alors moi je la serrait dans mes bras et je lui faisais un câlin. Elle aimait mes câlins ma maman. "


Petite innocence qui a besoin de se dire et de se vivre. Petite innocence qui a peur d’étouffer à nouveau, qui happe l’air et les mots comme si c’était les derniers, comme si on allait à nouveau l’emprisonner et l’empêcher de dire, l’empêcher de rire, l’empêcher de sentir cette étrange odeur de la nature.

" J’aimerais bien voir des fleurs. C’est joli les fleurs. J’aime les fleurs. "


La petite enfant s’écarte un peu, desserre son étreinte et penche la tête vers son petit cœur.

" Tu entends Pookie ? Tu entends ce qu’elle dit la Jolie Madame ? Il faut que tu sois gentille avec moi. "


Et elle se jette à nouveau dans les bras et serre de toutes ses petites forces, apeurées, affolées, le cœur battant à nouveau.

Et des larmes apparaissent dans les yeux. Et des larmes apparaissent dans la voix.


" Elle me fait peur.
Tu sais, elle n’est pas pareil à l’intérieur. Parce que Pookie, la vraie, elle ne sort jamais, elle reste dans le noir, dedans, pour me faire peur, moi je me cache, mais elle me trouve toujours. Elle dit qu’elle a faim. "


Sarah se serre encore contre la jeune femme. Elle aimerait être loin, être loin de cet endroit, de cette Vallée, de ce monde affreux où tout est gris et où les monstre ce cachent dans votre âme.




°°°°°°°°°°°°Une rouge aux yeux néants
°°°°°°°°°°°°Une rose aux yeux enfants
°°°°°°°°°°°°Deux petites sont une
°°°°°°°°°°°°Sous la lueur de la lune
°°°°°°°°°°°°Une âme s’est recroquevillée
°°°°°°°°°°°°Une âme s’est déchirée




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Une automate et une petite plume





Et a l'intérieur ?
A l'intérieur ? Il y a...


autre chose...
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MessageSujet: Re: La promenade du petit chaperon rouge. /!\   Dim 21 Oct - 14:28

« Petite Sarah tu es déjà une fleur, une fleur violette dans un écrin de rouge."


Ce serais trop terrible d elui dire que l'hiver il n'y a plus de felur, ou très rare, elles se cachent pour qu'on ne puisse plus les voir. Elles ne sont pas folels, les fleurs d'Hollow Dream. Elles ne sont pas perdues comme tout les humains, tout les morts qui hantent cette vallée. Foutu vallée, pourquoi donc les enfants s'échouent-ils chez elle ? Pourquoi donc accepte-t-elle cela ? Pourquoi ?
Pour faire mal ...
Pour faire très mal ...
Pour ronger les ames et détruire le peu qui reste.
Maudie vallée ...



*Ta vie n’a pas du être drôle, petite enfant dans le corps d’une morte.
Ta vie a du être enfer.
Créer par la cage même de ton corps.
Comme maintenant.
Peut-être que la vallée ne retranscrit que ce qu’on a été avant.
J’ai été aveuglé par la haine.
Je suis aveugle.
Je n’ai pas aimé.
J’aime ce que je ne devrais pas aimer.
J’ai été sans pitié.
Je ne veux plus tuer.
J’ai été belle … *




La petite saute dans ses bras. Doucement violemment, avec l’innocence d’un enfant et la force d’une chimère. La grise pourrait rejeté cette étreinte qui la broie mais elle ne le désire pas. La douleur semble bien futile, l’enfant a besoin de cela.


« Elle ne te fera jamais de mal Pookie, pas si tu le lui dis. Elle a faim d’humanité, petite Sarah, elle a faim d’espoir.
Faut juste que tu l’apprivoises, comme on apprivoise un petit chat, un petit renard. C’est une petite bête sauvage, il ne faut pas avoir peur des bêtes sauvages si on détourne le regard, sauf si on recule devant alors ils deviennent méchants sans même le vouloir ….
Il va falloir être forte jolie Sarah, mais je te fais confiance.
Tu as la plus belle des qualités sur Hollow Dream, tu as l’espoir ….
Tant que tu garderas espoir …»



Elle ne finit pas sa phrase il n’y a rien a dire. En vérité si Mirahil parait sur d’elle c’est pour caché sa méconnaissance et soulagé la petite fille de son inquiétude. Elle regrette en cet instant, la grise, de ne pas être la Myst qui sait bien mieux qu’elle les affres de la double personnalité, l’ombre d’un espoir perdu dans un cœur de haine ou de désespoir. Mais d’un autre côté Myst tuerait l’enfant, sûrement, pour lui soulager ses souffrances et pour tuer l’espoir et la haine.

Cachant son desespoir qu'elle ne souhaitait montrer à l'enfant, la grise était indécise. Que faire maintenant ?



"Dis moi petite Sarah que veux-tu que je fasse pour toi ?
Que veux-tu de moi ?
Que veux-tu faire de ton existence ?
Connais tu la vallée, petite enfnat ?
Surement.
Demande à Pookie elle sait.
Demande lui ce que tu veux faire, ce que vous voulez faire et je voua aiderais ..
Si je peux ...
Si c'est possible ...
Si c'est de mon pouvoir ...
Pauvre petite sarah, la vallée fut bien méchante."







[Desolé je suis un peu fatiguée en ce moment ... J'ai du mal a écrire
...]

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MessageSujet: Re: La promenade du petit chaperon rouge. /!\   Lun 22 Oct - 19:36

Elle dit des jolies choses la femme. Elle dit que Sarah est une fleur. Sarah sourit en entendant. Sarah sourit et oublie ses peurs d’avant.

Mais ensuite la jeune femme dit des choses étranges, qui résonnent sombrement dans ce paysage de neige.

Sarah ne comprend pas très bien ce que lui dit la jolie femme. Elle ne sait pas trop de quoi elle parle.
Mais elle l’écoute. Elle l’écoute attentivement. Elle aime bien sa voix Sarah. Elle a une voix calme, lente, une voix de femme. Sarah aime bien sa voix.
L’enfant s’est mise debout sur ses petits pieds toujours nus dans la neige, elle joue de ses petites mains encore potelées dans les cheveux sombres de la jeune femme, encore plus noirs sur la blancheur de sa peau.

Elle l’écoute parce qu’on lui a appris à écouter en silence, attentivement, respectueusement, même quand elle ne sait pas ce que disent les adultes, même quand elle ne comprend pas. Elle écoute et n’interrompt pas, elle attend, elle ne répondra que si on lui demande, que si on lui pose une question, que si on veut qu’elle parle. Et oui elle sait être une petite fille sage, polie, et bien élevée, elle sait le faire Sarah, quand elle n’oublie pas.

Près d’elle la petite Sarah n’a plus peur, elle ne pleure plus. Près d’elle, elle se sent en sécurité, elle ne sent pas en danger, elle n’entend pas le danger. Après tout, les âmes enfermées dans ce petit corps oublient tout et deviennent très légères une fois qu’elles sont dehors. Elle sent un petit vent frais glisser dans la forêt, soulever les cheveux de la Sombre et caresser son visage. Elle sourit à cette morsure fraîche, elle n’est pas violente, elle n’est pas mordante, juste mordillante. Elle sourit et rit, légèrement déconcentrée, elle n’entend plus vraiment ce que dit la jeune femme, ce que lui dit la jolie femme.

Alors elle secoue la tête et écoute à nouveau, laissant glisser la mèche de cheveux de ses doigts. Elle passe ses bras autour du cou et regarde le visage sans regard de la jeune femme.


Pourquoi se met-elle un bandeau devant les yeux ?

Sarah n’ose pas poser la question. Elle sait que c’est mal poli, elle sait qu’il ne faut pas. Mais le bandeau est tout sec, tout sale, ça doit faire mal. Pauvre jolie dame, elle doit avoir mal, peut-être que ses yeux ont froid, ou peut-être qu’ils n’aiment pas la lumière. La pauvre, elle doit avoir mal.
Alors Sarah se penche et dépose sur la joue fraîche de la jeune femme un baiser. Un petit baiser, un peu humide, un peu rosé, plein de gentillesse et de tendresse. Le petit baiser d’une adorable petite fille.

Elle veut lui offrir du réconfort, pour la remercier, parce qu’elle a été gentille, parce qu’elle a parlé à Pookie, que soudainement Sarah n’entend plus, ou prétend ne plus entendre.


" Dis ! Tu veux jouer à cache-cache ? "



[Hj: ce n'est rien. Et désolé aussi, c'est pas super comme post]
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MessageSujet: Re: La promenade du petit chaperon rouge. /!\   Mar 23 Oct - 19:54

Elle était folle, l’ombre aveugle de croire que l’enfant pourrait entendre ses paroles. La grise pensait juste que Pookie répondrait, car avec Pookie elle se sentait presque mieux, tout était plus simple avec l’enfant rouge. Entre mortes, on s’entend …

Pourtant la petite Sarah lui plait malgré tout, son innocence, sa gentillesse, l’enfance inscrite jusque dans ses yeux que l’ombre imagine. Deux pierres violettes, deux améthystes pleines d’espoir … Elle ne peux accepter de les sentir pleurer, d’imaginer sur ses joues des larmes bleus, ses joues si pale où la mort c’est inscrite, où la vallée a posé sa marque tous doucement.



« Cache- Cache, je sais pas …
J’ai passé l’age. »




Sa voix est fatiguée,, trop peut-être, mais sa voix ment comme les paroles entre ses lèvres. Car la grise se rend intangible, elle pose ses lèvres sans matières sur la joue de l’enfant, caresse de vent et s’en va. Ses pas sont silence et rien ne la trahis si ce n’est peut-être que son souffle de morte. Elle marche, elle hésite, elle se retourne. Mirahil sait que Pookie veille dans la petite Sarah, et que Pookie peut la retrouver facilement, le bandage sur ses eyux à encore l’odeur de l’enfant rouge, sa marque invisible. Et puis la grise ne veut pas perdre de vue Sarah, si une chimère arrivait, si un humain arrivait … Ou encore pire : une ombre qui ne verrait qu’en elle une engeance du mal, une folie, une anomalie à effacer.


Mirahil s’arrête quelques secondes puis doucement lève son bras, effleurant une branche elle calcule déjà. Puis silencieusement elle saute, majestueuse elle reprend matière, pour arriver sur la branche debout, sa longue traîne touchant encore le sol, les haillons se perdant dans le vent, que brusquement elle ramène de son bras sur l’arbre. Le bruit du tissu étant comme ‘ un prêt’ crié, Mirahil est prête, et son ouie remplace ses yeux morts, elle entend le souffle de l’enfant tout près d’elle, juste un peu plus loin en fait … peut-être …


Silencieuse elle attend. Reine sur sa branche, elle se confond dans le sombre des arbres, doucement elle se rend en partie intangible, pour ne pas être trop visible, tout en l’étant. Une subtilité pour que l’enfant la voit en fronçant les yeux …
Alors elle devient, plus u’une ombre, plus qu’une femme …
Un de ses êtres que l’on croise en rêve …
Etrange ils portent sur leur visage leur longue misère …
Ils semblent être et ne pas être …
Femme de Brume, violente douceur …
Désespoir rêveur et sombre vallée …
Trop pale pour être réelle, effaçable d’un clignement d’œil …
Juste une illusion …
Juste un mirage …

Une femme damnée, maudite mille fois, sereine dans sa robe de mariée, dans l’arbre son trône, qui se tiens, fière ! Prête à l’adversité, prête à la mort, à la joie…

Un instant d’éternité gelé …
Une fée de Brume et de branche …
Impalpable, intouchable, incassable, inoubliable …


Juste une statue de rêve sans regard …

Une ombre aveugle qui se masque ….

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MessageSujet: Re: La promenade du petit chaperon rouge. /!\   Dim 11 Nov - 17:50

La Sombre ne veut pas. Elle refuse de jouer à cache-cache, elle ne veut pas jouer avec Sarah. Quand elle entend ce refus, l’enfant sent perler tristesse et déception, mais.

Elle disparaît. La jolie femme semble se fondre, ses couleur se perdent, elle perd sa densité comme si elle se fondait au vent. Etrange vision qui surprend la petite Sarah mais que, rapidement, elle interprète comme la vraie réponse, comme un oui, et elle sourit. Troublée par la caresse de ce vent Sombre, elle ne bouge pas. Il ne faut pas regarder quand l’autre se cache. Elle ferme les yeux, y place ses petites mains et se met à compter. Vous me direz ne pas regarder quelqu’un d’invisible est peut-être étrange, mais Sarah respecte toujours les règles à la lettre.


" J’arrive ! "


Elle a finit de compter, c’est le moment de chercher. Elle observe autour d’elle et commence à scruter les alentours, puis, dans un éclat de rire elle se met à courir un peu partout à la recherche de la jolie madame.
Pookie lui propose son aide, lui murmurant des indications, mais elle refuse de l’écouter, elle préfère chercher par elle-même, savoir où chercher n’est pas drôle et enlève le plaisir au jeu. Elle écoute Pookie uniquement pour ne pas se perdre, et pour garder à l’esprit l’endroit d’où elle est partie.


Hide and seek


Cache-toi ! On te cherche, on te cherche.
Si on te trouve tu perds et tu cherche
Pendant qu’on se cache.

Hide and seek

One is hiding. Other is seeking.

Jouons jouons jouons à cache-cache !

Se tromper dans l’ombre
Chercher à la lumière
Cache, tâche !
De ne pas te montrer
Peur de l’autre
Se taire, mourir
Prétendre
Tendu par l’excitation
Risque d’être vu
Démasqué
Trouvé

Bien sûr quand cela n’est qu’un jeu, cela est plaisant. Bien sûr la peur est excitante quand le chercheur est un ami, un allié, un partenaire de jeu.

Mais,

Quand le jeu se transforme en réalité.


Ce qui n’est qu’un jeu, qu’une facétie
Pour les enfants, pour ceux qui rit
Devient règle de survie
Pour ces habitants qui crient

Et pleurent parce que la Vallée ne veut pas les cacher.

Mais ici, cela ne nous concerne pas, ne nous inquiète pas. Car pour le moment ce n’est qu’un jeu et Sarah rit et s’amuse.

Elle court de ci et de là, à la recherche de la jolie madame.

Là, non

Par là


Ici, là

A côté de cet arbre

Sous ces feuilles

Non

Ici

Mais où mais où

Rire


Là, là-bas
Là !


Hi hi non

Et non mais où mais où


Hi hi

Rire et joie


Là là là
Elle se cache elle se cache

¡ là !


Et non et non et non


Alors là là là là

Hi hi non


Mais où mais où

Sarah court, rit et cherche. Essoufflée, elle s’appuie contre un arbre et observe ; un murmure, une petite lueur attire son regard. Elle le fixe et avance. Elle fronce les yeux. Par moments elle croit voir quelque chose, à d’autre moments il n’y a rien.

Elle s’approche, les sourcils froncés, les yeux concentré, et elle devient clair.

Maintenant, ça y est. Elle la voit.


" Trouvée. "


Elle se met a sautiller gaiement autour de l’arbre d’où pousse la branche sur laquelle se tient majestueusement l’Ombre.


[enfin... lol, désolé du retard.]


Dernière édition par le Mar 13 Nov - 20:15, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: La promenade du petit chaperon rouge. /!\   Dim 11 Nov - 18:42

Les rires, l’enfant torturée est heureux, l’enfant maudit est empli d’une joie…
Une joie qui n’attend pas la grise, haut perché sur son arbre, statue vivante. Son souffle fait vibré les feuilles inexistantes, rêves envolés qu’une folie à emporter.

Un froid la prend, un froid non naturel, un de ces froid qui gèle l’âme et qui provienne de l’intérieur. Gelée elle ne voit aucun espoir, aucune vie pour l’enfant blessée, ni pour elle, ni pour les autres …

L’enfant la trouvée, la grise laisse le vent l’emporter, prédatrice elle est déjà au sol là où l’enfant se tient, la où l’enfant existe.
Elle ne va pas le tuer, non, elle ne va pas le tuer. Pourtant elle hésite grandement, terrassé par une brusque humeur sombre, par un froid intérieur elle réfléchi.
La grise n’a plus envie de jouer, la grise a envie de mourir …
Cruellement la pensée la taraude, elle jongle avec ses sentiments ses rancoeurs.
Et Mirahil revoit …
Chahîd son amour, si fort, si fou. Si perdu lui aussi …
Son oiseau, presque mort déjà, qui la veut, qui la désire et qu’elle ne veut blesser…. Il est si beau son oiseau, elle est si belle la femme en rouge qui refuse la vie facile …
Vincent, son frère de meute … Elle ne voit plus le château la grise, elle le sens juste, se demandant si elle lui manque autant qu’il lui manque …
Un jour elle blesse, un jour elle panse ….
Sa fait mal …..
Pire encore …
Et puis Maxime, et puis Sélène qu’elle n’a pas revu depuis qu’ils lui ont sauvé la vie …. Ils n’auraient pas du … Elle est le fléau de ce monde, avec son désir de faire entrer l’espoir alors que c’est impossible. Et ces pires encore, cela ronge de l’intérieur, cela divise, cela romps.
Chléa a qui elle avait promis d’aller chercher, il y a si longtemps déjà …



*Pookie, Sarah, braves filles,
Soyez heureuse, soyez heureuse …*



La grise revient à elle, silencieuse elle écoute la respiration de l’enfant heureux et Mirahil se sens faible, fragile, inutile … jouet.
Cela est intolérable, impensable ….



« Je vais m’en aller, jolie Sarah …
Je dois retourner, on m’attend … »



Elle ne lui propose rien, pourtant la grise attend. Dans son habit de mariée elle se sens mal, dans ses haillons de prostituées elle rêve de revenir. Il est trop tard, la danse est finie, la trêve se meurt et déjà la dame sombre reprend son machiavélique sourire, déjà la dame conscience essaie de faire revenir l’ombre à la raison, terrible raison qui déjà incendie son âme …


*On aurait du mourir tous !
Dans l’incendie !
Dans l’incendie du moulin rouge !
Vendre nos âmes au diable !
Ensemble !
Même ceux qui étaient pas là et qui aurait du être là !
Tous !
AU DIABLE !*

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MessageSujet: Re: La promenade du petit chaperon rouge. /!\   Mar 13 Nov - 20:21

La joie. Elle a trouvé Sarah. Elle a trouvé la Sombre. Maintenant, c’est elle qui va se cacher.
Elle commence à inspecter les alentours à la recherche d’une cachette. L’Ombre va compter et Sarah va aller se cacher et elles vont bien s’amuser.

Mais,


Le petit sourire de joie de la jeune enfant disparaît. L’adulte ne veut pas jouer. L’Ombre en a assez.

La déception grime le visage rondelet de l’enfant. La déception fait poindre des larmes au bord de ses yeux immenses.

La Sombre ne veut plus jouer, et la Sombre veut s’en aller. Elle veut partir et laisser Sarah. Et laisser Sarah seule avec Pookie et l’
Autre.

Les lèvres tremblent. Déception et tristesse. Sourire envolé et larmes prêtes à couler.


Et quelques pas dans le noir d’un couloir.

Knock Knock Knock


On frappe à une porte. Derrière la lumière. Mais cette lumière n’est pas pour nous. On nous gronde et alors, on court, on pleure, on se réfugie dans les bras de notre peluche.


Wolf – Moi, à ta place, je commencerais à me poser des questions.
Sarah – Pourquoi ?
Wolf – Ben on dirait que tout le monde autour de toi finit par partir, par fuir.
Sarah – C’est même pas vrai.
Wolf – Ben ton papa, il n’était jamais là. Même ta maman elle le suppliait de rester pour pouvoir partir et être loin de la maison, loin de toi.
Sarah – Ils devaient travailler pour qu’on ait un toit et à manger.
Wolf – Il y a eu aussi le gentil Monsieur.
Sarah – C’est PAS ma faute.
Wolf – Tu crois ? Tu es sûre que ce n’est pas toi ? Toi qui les fais fuir.
Personne ne t’aime Sarah. Tu es trop faible. Trop fragile. Ils restent souvent parce qu’ils n’ont pas le choix. Mais dès qu’ils le peuvent, ils s’en vont, le plus loin possible, le plus loin possible de toi.
Sarah – Arrêtes ! C’est même pas vrai.
Wolf – Mais si Sarah. C’est vrai. Et tu le sais. Tu le sais bien, depuis le début. Même ta maman, qui t’aimais, ne supportais pas d’être trop longtemps avec toi. Tu la faisais pleurer Sarah. Elle était malheureuse à cause de toi.
Sarah – NON. Elle m’aimait.
Wolf – Peut-être. Mais à cause de toi ton papa ne l’aimait plus. A cause de toi ton papa ne voulait plus être avec elle. A cause de toi elle souffrait. A cause de toi, de ta faiblesse, de ta maladie.
Sarah – Arrête ! Arrête !
Wolf – Tu n’aurais jamais dû venir au monde.

" Arrête ! "


Et la petite s’élance contre un arbre et le frappe, frappe et frappe encore. Le cognant de ses petits points rougissant de sang. Elle frappe, elle crie et elle pleure.


¡ Arrête !
¡ Arrête !
¡ Arrête !
¡ Arrête !
¡ Arrête !
¡ Arrête !


Wolf – Mais l’arbre ne t’a rien fait.

Les yeux se ferment. La folie submerge. La tête se tourne.

Et la petite aux mains de sang s’élance contre l’Ombre qui veut la quitter, qui a été sa mère pendant un moment mais maintenant ne veut plus jouer.

Elle s’élance sur elle et emplie de colère, d’une colère chimérique, elle lance ses petits poings contre le corps de l’Ombre.


" Pourquoi ? Pourquoi vous m’abandonnez tout le temps ? Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ? "
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MessageSujet: Re: La promenade du petit chaperon rouge. /!\   Mer 14 Nov - 17:14

L’enfant frappa, fort, si fort contre l’arbre et le sang déjà colorait la blanche vallée, si blanche alors qu’elle était si sombre pourtant. Mais Mirahil ne fit rien, attendre, attendre, attendre …
Attendre quoi ?
Penser puisqu’on est raison …
Penser puisque l’on vis et que l’on ne peut s’arrêter …
Penser a quoi ?
A rien
Etre folle, se laisser dominer par la douleur violente de la blessure putréfiée cachée derrière de pales paupières …
Papillon, papillons …
Flocon, ivresse joie …
Colère, haine, souvenir …
Amour, désespoir désir …
Et tout sa …
Et tout, tout se ronge se mutile s’entasse dans l’âme de la sombre.
Un entassement de trop de pas assez …
Elle sombre …



*J’ai peur, j’aie peur petite fille qui rie
J’ai peur petite fille qui pleure
J’ai peur petite fille qui haie

Je n’ai peur de rien
Sauf de sa
De quatre murs qui m’enferment, il y a tant de murs
Ne les vois tu pas ces murs qui me brisent ?
Si je tue, je me détruis …
Si je ne tue pas je me détruis …
Si je cherche l’alliance un jour je mourrai c’est inévitable
Mais si je ne la cherche pas, autant ne pas vivre du tt
Je suis un paradoxe que tu ne vois pas
La destruction à l’état pur, neutre.
Ma pensée ma raison contre mes sentiments mes choix …

Il y a tellement de choix, tellement
Tu les vois petite sarah ?
Il y en a tu sais ?
Tu les connais ses choix qui font mal ?
Non pas encore petite pookie, petit Sarah et cette douleur en toi


Tu les entends tout ses pas, tout ses pas qui errent en moi, toute cette douleur, ce cœur près a exploser, ses sentiments …
Il y a tellement de sentiments …
Il y a la haine, je ne sais plus haïr
Ou sinon je haie si bien
Il y a le désespoir sanglant profond, il fait mal, il fait tellement mal ce désespoir. Il donne envie de tuer, brûler des âmes pour qu’elle partage ta rancœur, peut-être est-ce la haine qui s’infiltre dans mon désespoir, je n’en sais pas petite Pookie toi qui connaît mieux que moi ce sentiment …
L’amour
Je déteste ce sentiment, je le prône pourtant
Je ne le comprends pas
Aimer une chimère, c’est ce que l’on me reproche des fois.
Pourquoi ?
Pourquoi ne voit-il pas la perfection de son cœur ?
Sont-ils plus aveugles que moi ?
La clarté de son âme, si belle si pure, si ravagée, pourtant, pourtant où est la bête qui tuait, c’est moi petite fille c’est moi qui lui ai volé son cœur, lui ai perverti son âme …
Il ne sens rend même pas compte …
Xarha si, elle est lucide tu vois et quand elle te verra peut-être que sa l’amusera je ne sais pas …
Je l’aime mais je ne me comprends pas…
Je les ai toujours détesté les chimères, cette violence en eux, ce désir de s’acharner, mais c’est cette violence que j’aime en lui, le pouvoir sur la vie sur la mort…

C’est terrible, c’est terrible de sentir que sa main peux briser la nuque.
Tendre la main et brise une nuque
Cela blesse profondément, cela choque, cela protége et rassure.
Juste se sentiment que notre bras peut encore faire mal …
Peut-être est-ce parce que trop longtemps j’ai tué …
Trop longtemps

J’ai peur petite, j’ai si peur …

Tu ne vois pas dans es yeux, il n’y a plus de regard.
Mort !
Ils sont morts les yeux de la louve !
Pourquoi ?
Pourquoi est-ce moi qui est perdu mes yeux !
Mes yeux !
Parce que j’ai choisi petite fille, jolie enfant que je ne vois plus …
La vallée c’est vengé de ma colère…
La bête aboie et mords, mais jamais son maître n’est loin.
Elle est là elle regarde
Je me demande petite fille si je ne devrais pas te laisser ici m’en aller c’est si facile de partir et de te laisser la, pleurer, hurler quelques secondes et puis repartir …
Comme cela
Si simplement
Te laissant à l’abri petite file
Mais j’ai peur que tu meurs, que tu restes et te laisse mourir …
Pookie, Pookie est plus simple, plus sure d’elle, si elle avait les rênes je partirais, laissant le cheval galoper …
Mais ce n’est pas possible …*


Perdue les pensées de la sauvage devinrent inaccessible pour tous ceux guidée par leur raison, un ensemble de douleurs, de désirs, de paradoxes.
Puis la folle reprit ses esprits quelques secondes plus tard peut-être, quelques siècles …



*c’est facile, si facile !
Hein ?
Partir s’en aller dans ses pensées …
Si loin, si près ….
Sa va mal, sa va mal …
Tu n’aurais pas du mettre la robe, tu n’est pas assez belle …
La trêve ce n’est pas pour toi …
Assume, assume folle qui se croit ange et se rêve de mon …
Assume chimère dans l’âme et le cœur
Assume violente en habits de satin et de soie …
Assume ombre dans le corps et l’esprit …
Assume reflet d’humanité …
Assume qui tu es …*



Lâche !
Lâche est la femme qui se détourne est l’enfant !
Lâche est l’ombre qui se détourne de la joie !
Soit !
Soit !
Puisque c’est ainsi !
Puisqu’elle est ainsi !
Puisque sa colère, sa rage, sa haine, ne sont que des illusions !
Puisse q’elle rêve …
Elle ne sera pas ache !
Plus lache …
Jamais …
Pas avec l’enfant du moins ….



« Tu les entends ses pas petite fille ?
Non !
Si !
Si un jour tu les entends va-t-en, va-t-en loin de moi …
Où Pookie te mène …
Bien loin de moi … »




Et la grise enlace celle qui encore labourait son corps de ses poings minuscules, colorant de rouge son être de gris. Puis elle se relève et prend une main de la petite enfant maudit, une main bien rouge et bien dure pourtant, la main d’une chimère forte, si forte …
Déjà celle de la grise se teinte de sang, mais elle ne le voit pas, ne s’en soucie pas, prend juste la main et puis s’en va ….

_________________
Que ce soit dans la nuit et dans la solitude,
Que ce soit dans la rue et dans la multitude,
Son fantôme dans l'air danse comme un flambeau


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Pookie
Little Red Riding Hood - monsieur, j'ai trouvé ce doigt, c'est à toi?
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MessageSujet: Re: La promenade du petit chaperon rouge. /!\   Dim 18 Nov - 12:41

Wolf – Te souviens-tu de cette nuit, de ces nuits, où elle pleurait ? A la fenêtre, ou priant près de ton lit. Te souviens-tu ce qu’elle souhaitait, ce qu’elle voulait ? Elle voulait arrêter de souffrir, que tu arrêtes de t’accrocher à la vie, de t’acharner sur sa vie, elle voulait qu’enfin tu fermes les yeux pour qu’elle puisse se reposer et connaître à nouveau le bonheur.
Sarah – Arrête ! Ce n’est pas vrai.
Wolf – Si, je ne dis que la vérité, je ne dis que ce que tu sais déjà. Tu faisais souffrir ta mère, elle t’aimait mais elle était fatiguée, elle voulait se reposer, et elle ne le pouvait pas tant que tu continuer de vivre. Elle a dû être soulagée quand tu es enfin morte.
Sarah – Arrête ! Je suis une fille gentille. J’étais un petit ange, gentille et mignonne, c’est ma mère qui me l’a dit.
Wolf – Si tu es si gentille, si angélique, pourquoi es-tu en enfer et non au paradis ?

Arrête ! Arrête ! Arrête ! Arrête !


Et


Tout s’arrête. Sarah, sent que l’Ombre lui prend la main. Dans un geste simple, réconfortant, rassurant, par un simple geste qui en dit tant. Et comme par magie, comme savent le faire les larmes des enfants, les pleurs de Sarah disparaissent. Elle renifle encore mais son sourire illumine à nouveau son visage, elle se frotte le visage, le barbouillant encore un peu. Sale, humide, tâché de sang. Mais elle s’en fiche, la Sombre lui a prit la main. Cela veut dire quelque chose. Sarah est contente. Elle avait raison, le loup, lui, il s’est trompé.
La Grise lui a pris la main et elle l’emmène. Elle s’en va. Elles s’en vont.
Sarah la suit, sourire aux lèvres, et pas légers dans la neige. Presque aussi joyeuse et insouciante qu’elle était furieuse.


Où iront-elles ? Que vivront-elles ?


Sarah ne s’en préoccupe pas. Tout ce qui compte c’est que l’Ombre l’emmène avec elle.



Un rire méchant, un rire effrayant, retentit au fond d'elle-même. Un rire qui glace son sang et griffe son âme. Un rire monstrueux, un rire qui percute l'abîme de son coeur.


Wolf - J'ai raison et tu le sais.
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